Mardi 30 janvier 2007
30 janvier 2007 - 10:34
Anita et son mari Ghassan à Ramallah.

Anita et son mari Ghassan à Ramallah. (swissinfo)

 

Privée de visa par Israël depuis le 1er décembre, Anita Abdullah, mariée à un Palestinien, a décidé de rester pour se défendre devant la justice de l'Etat hébreu.

Le ministère des Affaires étrangères (DFAE) suit de près le dossier. D'autant que cette sanction frappe une autre Suisse ainsi que des Américaines et des Européennes vivant dans les Territoires occupés.

 

Anita Abdullah, née Grossmann, est originaire de la ville de Bâle. Elle a rencontré son mari, Ghassan, au Liban il y a 28 ans

Après les accords d'Oslo en 1994, ils ont crû à la paix. Ils se sont établis à Ramallah, en Cisjordanie. Anita, qui parle arabe, est chercheur à l'institut de santé publique de l'université de Birzeit. Ghassan est expert en informatique.

Depuis douze ans, la situation n'était guère facile pour les étrangères mariées à des Palestiniens. Elles n'obtenaient qu'un visa de trois ou six mois. Elles devaient donc quitter régulièrement les Territoires occupés pour pouvoir y revenir.

 

L'argument sécuritaire

 

Le climat s'est brutalement détérioré depuis la victoire du Hamas. Evoquant «la sécurité», le ministère de l'Intérieur israélien a inscrit sur le passeport suisse d'Anita Abdullah «Dernier visa». Elle devait absolument quitter Ramallah le 1er décembre 2006.

«J'ai décidé de rester après l'expiration de mon visa et de me défendre devant la justice israélienne. Je reçois chaque jour près d'une dizaine d'appels d'étrangers qui se retrouvent dans la même situation que moi, alors que la plupart d'entre eux sont palestiniens de naissance», raconte Anita Abdullah, jointe par téléphone à Ramallah.

 

Experts et chercheurs dans le collimateur

 

Il ne s'agit pas seulement de femmes mariées à des Palestiniens. Cette mesure frappe aussi des enseignants, des chercheurs, des salariés d'ONG et même des experts travaillant sur des projets financés par des pays européens. Sans parler des Palestiniens, possédant d'autres passeports, notamment jordaniens, et qui se retrouvent expulsés de leur territoire.

En décidant de rester, Anita ne peut plus rendre visite au reste de sa famille, trois de ses enfants et quatre petits-enfants sont domiciliés à Genève, un autre fils est installé à Londres. Il y a surtout sa mère, âgée de 92 ans.

«J'ai 64 ans, Anita, 60 ans. Nous ne menons pas d'activités politiques. Nous ne représentons pas un danger pour la sécurité d'Israël», proteste Ghassan Abdullah.

Il raconte qu'il y a quelques mois leur fille, munie d'un passeport suisse, qui venait leur rendre visite, «a été retardée pendant six heures à l'aéroport de Tel-Aviv et a eu droit à un interrogatoire serré lorsqu'elle a atterri».

Action commune entre Berne et Bruxelles 

La campagne «Pour le droit d'entrée dans les territoires occupés» estime à 35'000 le nombre de Palestiniens américains vivant en Cisjordanie et à Gaza, auxquels s'ajoutent 10'000 Palestiniens possédant d'autres passeports (suisse, allemand, français, espagnol...).

«Cette situation nous préoccupe tout particulièrement, d'autant qu'une autre Suisse rencontre les mêmes difficultés. Le secrétaire d'Etat Michael Ambühl a abordé ce problème avec les autorités israéliennes lors de son récent voyage dans cette région», souligne Lars Knuchel, porte-parole du DFAE.

La Suisse, qui possède en plus de son ambassade à Tel-Aviv un bureau de liaison auprès de l'Autorité palestinienne, a décidé, dans ce dossier sensible, de faire front commun avec l'Union européenne, dont la présidence est actuellement assurée par l'Allemagne.

swissinfo, Ian Hamel

par Ian Hamel (swissinfo) publié dans : Palestine
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Mardi 30 janvier 2007
Les médias français ont peu fait  d'écchos à la violente repression de la manifestation de l'opposition, samedi à Dakar. Il est vrai que Wade est un grand ami de la françafrique !
Nous publions cette analyse de César Ebrokié publié sur le site allAfriqua.com

Quand Wade malmène la démocratie

30 Janvier 2007
Publié sur le web le 29 Janvier 2007

Hier chantre de la démocratie, Me Abdoulaye Wade s'est illustré au pouvoir comme un anti-démocrate. Samedi dernier, il a porté un nouveau coup à la démocratie en faisant réprimer, violemment, la marche de protestation de l'opposition.

L'image d'Ousmane Tanor Dieng, chef du Parti socialiste sénégalais, en train d'être brutalisé comme un vulgaire bandit par la police, au cours de cette marche est choquante. L'ex-Premier ministre Moustapha Niasse saisi aux collets, traîné sur plusieurs mètres et jeté dans une fourgonnette de la police, constitue une atteinte grave à la dignité humaine. Certains responsables politiques sont sortis de la marche les vêtements déchirés. De telles scènes dans la politique africaine remontent aux années 90, après le retour du multipartisme. Les manifestations de l'opposition se déroulaient dans la violence, parce que les anciens dignitaires africains étaient opposés à la démocratie. Avec le temps, ils ont fini par comprendre qu'il était vain de freiner ainsi la démocratie.
 
Au-delà du traitement humiliant qui a été infligé aux leaders de l'opposition sénégalaise, à la faveur de cette marche, ce qui choque le plus, c'est le fait que de pareilles choses se produisent avec Me Abdoulaye Wade. L'homme a été d'abord dans l'opposition, avant d'accéder à la magistrature suprême du pays. Pendant des années, il a vécu les dures réalités de la politique en Afrique. Ayant accédé à la présidence, l'ancien leader de l'opposition sénégalaise était censé apporté le "Sopie" : changement en wolof. Abdoulaye Wade avait ainsi baptisé son programme de gouvernement. Les Sénégalais ont opté pour ce programme. C'est pourquoi ils l'ont élu. Abdoulaye Wade, pour tout dire, s'est présenté comme un ardent défenseur de la démocratie. Il a prôné et exigé la liberté dans le débat politique. C'est cet homme avec ce parcours qui s'illustre aujourd'hui en véritable ennemi de la démocratie dans son pays.

Le régime d'Abdoulaye Wade a commencé d'abord par intimider la presse. Pour avoir écrit sur le président de la République, certains journalistes ont été menacés de mort. On se souvient qu'un journaliste de Sud quotidien, a été physiquement agressé par des inconnus. L'affaire a provoqué une levée de boucliers avec la protestation des organisations sénégalaises de défense des Droits de l'Homme. En fait, Abdoulaye Wade tente de museler la presse pour l'empêcher de révéler au grand jour ses malversations. Abdoulaye Wade n'a pas une gestion saine du pouvoir d'Etat. Il gouverne un peu comme dans un royaume. Sa femme et ses enfants sontau coeur du pouvoir. De source bien introduite, certaines décisions du chef de l'Etat sont influencées par la Première dame.

A la fin de son septennat, Me Abdoulaye a été incapable d'apporter le changement au Sénégal. La situation économique s'est aggravée pour se muer en une crise politique. Le chef de l'Etat sénégalais est aujourd'hui en difficulté face à l'opposition. Avec son mauvais bilan, il a peur de se faire battre aux prochaines élections. Comme parade, il a fait reporté les élections législatives. C'est un Abdoulaye Wade très paniqué qui tente de freiner la démocratie au Sénégal. Et pourtant, le numéro un Sénégalais s'est érigé en donneur de leçons en Afrique. Dans la crise ivoirienne, le président sénégalais fait partie de ceux qui ont prôné le partage du pouvoir pour sortir la Côte d'Ivoire des difficultés. Il n'hésitait pas à critiquer le président Laurent Gbagbo pour lui reprocher de ne pas avoir une attitude démocratique.

Me Abdoulaye ressemble à un bon démagogue.
par Résister publié dans : Afrique
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Lundi 29 janvier 2007
Dimanche 28 janvier,
Manifestation au centre de Ramallah pour exiger la fin des violences entre le Fatah et le Hamas
 Photo : AP/Muhammed Muheisen




par Agence AP sur yahoo publié dans : Palestine
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Dimanche 28 janvier 2007
Parti communiste libanais :

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3650
 
Une fois de plus, le Liban vit, une fois de plus, le cauchemar d‚une éventuelle guerre civile qui menace les citoyens, les jeunes et les pauvres, surtout, qui vont en payer le prix de leur sang, de leur avenir et de l‚entité de leur pays.
Une fois de plus, le régime politique reproduit les circonstances de la guerre civile qui transforme le Liban en pays ouvert aux projets extérieurs, tant internationaux que locaux, dont, en particulier le projet étasunien qui vise, aujourd‚hui, l‚émiettement de la région arabe en entités confessionnelles et ethniques, dans le but de liquider tous les effets du conflit arabo-israélien et de mettre les peuples arabes face à des conflits intestines qui mettraient les richesses dont leur terre recèlent sous la domination complète des Etats-Unis.
Dans cette conjoncture, les appels à la sagesse et à la pondération lancés par la classe politique ne sont plus suffisants. Parce que ceux qui doivent agir raisonnablement, ce ne sont pas les jeunes qui ont investi les rues de Beyrouth et d‚autres localités libanaises, mais ceux des leaders politiques et confessionnels qui ont transformés ces jeunes en instruments de leurs ambitions et qui, pour ce faire, ont mobilisé les instincts confessionnels à tel point qu‚il fut presque impossible de les freiner.
Notre appel à la sagesse vise, surtout, le gouvernement qui doit démissionner à l‚instant afin d‚ouvrir la voie devant une solution réelle à la crise que vit le pays.
Notre appel vise le Premier ministre et ce qui reste de son gouvernement qui croient pouvoir profiter de l‚aide extérieure contre leur peuple ; et, ceci n‚est pas une vaine accusation, parce que le discours de Madame Condoleeza Rice, hier, jeudi, durant la troisième conférence de Paris, en est une preuve tangible et confirme le fait que ce gouvernement est le principal responsable de l‚impasse dans laquelle se trouve le pays et sur tous les plans.
Dans le même contexte, les différentes parties de l‚opposition ne sont pas exemptes de leur part de responsabilité, parce qu‚elles n‚ont pas su, jusqu‚à ce jour, rédiger un véritable programme de réforme démocratique qui aurait pu, à lui seul, trouver la solution adéquate à la crise originelle du Liban. Et il ne suffit pas de pallier à une telle absence par une escalade dans les formes d‚action utilisées, parce que cela n‚a fait que donner des alibis au gouvernement dans ses tentatives partisanes et confessionnelles.
Le Parti Communiste libanais lance un appel urgent à tous les Libanais de toutes les régions et de toutes les confessions, les jeunes, les ouvriers, les paysans, les fonctionnaires et les intellectuels.
Il les appelle à s‚unifier autour de leurs intérêts patriotiques et socio-économiques, contre les tentatives de partition sur des bases confessionnelles.
Il les appelle à faire face aux objectifs du régime confessionnel de classe qui menace l‚unité de notre pays et qui tente de nous sacrifier, une fois de plus, sur l‚autel des tutelles étrangères.
Il les appelle à faire face aux projets concrets visant à leur appauvrissement, à l‚augmentation de la dette publique et de la corruption, à un nouveau mouvement d‚émigration des jeunes, mais aussi à les délester de tous les acquis sociaux que leur mouvement revendicatif avait réalisés.
Il les appelle, chacun de la position qu‚il occupe, à faire pression afin que le gouvernement actuel démissionne et cède la place à un gouvernement provisoire qui aurait les prérogatives les plus larges lui permettant de superviser à de nouvelles élections législatives, sur la base d‚une nouvelle loi électorale adoptant la proportionnelle en dehors des quotas confessionnels. Ce qui mettrait les assises d‚un Etat exprimant les intérêts du peuple libanais tout entier et ferait du Liban le point de départ d‚un projet arabe progressiste et démocratique.
Notre parti appelle les jeunes du Liban, les ouvriers et les cadres, les intellectuels et les artistes à participer à toutes sortes d‚activités qui feront pression sur le gouvernement de Fouad Sanioura, ou ce qui en reste, afin de le pousser à partir, mais aussi sur certaines parties de l‚opposition afin de les pousser à corriger leur trajectoire, tant dans le sens de la résistance aux effets du projet américain au Liban et dans la région que dans celui de l‚élaboration d‚un programme de réforme démocratique, seul capable de sauvegarder le peuple libanais de la crise qui le bloque et des dangers qui le menacent.
 
Le Bureau Politique
Du parti Communiste libanais
Beyrouth, le 26/ 1/ 2007
 
Transmis pas Marie Nassif-Debs
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3650
 
par Parti communiste libanais publié dans : Liban
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Dimanche 28 janvier 2007



Cliquer pour agrandir La marche de la communauté guinéenne à Paris pour protester contre les tueries du régime de dictature de Lansana a été un franc succès. De la Place Victor Hugo à la Porte Dauphine, la marche des guinéens soutenus par la plupart des syndicats français et amis de la Guinée s'est déroulée dans de très bonnes conditions avec un encadrement correct des forces de sécurité.

Le célèbre chanteur Tiken Dja Fakoli a rehaussé cette manifestation de sa présence et, il a encouragé les guinéens à poursuivre leur action de désobéissance civile jusqu'au départ de Lansana Conté. Il a assuré la communauté de son soutien surtout qu'il a , dit-il, des racines guinéennes, et donc concerné par cette situation du peuple guinéen.
Plusieurs autres amis de la Guinée ont tour à tour intervenu pour apporter leur soutien.

Au cours de la marche, les manifestants ont scandé le départ de Lansana Conté et son équipe en les traitant d'assassins et de voleurs des biens du peuple. Il a été également demandé qu'une enquête soit effectuée pour situer les responsabilités et les traduire la justice internationale.

Une minute de silence a été demandée en l'honneur des victimes tombées sous les balles des forces de sécurité de Lansana Conté encadrées par son fils, Ousmane Conté.

LA LUTTE CONTINUE JUSQU'AU DEPART DE LANSANA a été le mot d'ordre de la fin.

Paris: Mohamed BAYO  waati.com


2007-01-28 01:13:51

par Mohamed BAYO (waati.com publié dans : Afrique
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