Jeudi 31 janvier 2008
Dans un mouvement spontané, les postiers de la wilaya d’Alger ont observé, hier, un mouvement de grève pour protester contre les ponctions de salaires dont ils
ont fait l’objet pour le mois de janvier en cours.
Ce mouvement de protestation s’est déclenché après avoir constaté des réductions dans les salaires qui ont été virés hier.
Les agents des principaux bureaux de poste d’Alger comme, la place du 1er-mai et celle des martyrs ont paralysé l’activité postale durant près de deux heures.
«Notre salaire est défalqué de plus de dix mille dinars sans aucune information au préalable de la part de nos responsables», déclarera un postier exerçant au bureau de poste de la place du 1er-mai. Sa collègue nous dira : «on perçoit des fiches de paie en dents de scie, j’ai perçu 7 000 DA de plus que d’habitude au mois de décembre. Au mois de janvier, j’ai eu 10 000 DA de moins, aucun responsable n’a pu me donner de justifications sur ce yoyo de mon revenu mensuel.»
A la place des martyrs, la même tension et le même climat de fébrilité. Les postiers interrogés déclarent : «Nous voulons un salaire mensuel fixe sur lequel on pourra faire des prévisions de dépenses.» Et d’ajouter : «cette situation de mépris qu’affiche la direction générale vis-à-vis des travailleurs ne peut plus durer.»
Au niveau de la direction générale, les quelques personnes qui ont bien voulu nous répondre dont la plupart sont des chauffeurs diront : «cette mesure financière n’a aucune base légale. Toutes nos questions sont restées sans réponses de la part des responsables concernés. Par ailleurs, notre directrice générale ne manque aucune occasion pour confirmer la bonne santé financière de l’entreprise. Alors…»
De source proche de la direction générale, on apprend que ce mouvement de protestation n’a fait l’objet d’aucune revendication syndicale ni aucun préavis.
Ce qui sous-entend que le partenaire social n’a pas été impliqué dans ce débrayage.
Ce mouvement de contestation sporadique a touché plusieurs wilayas du pays, les postiers sont dans l’expectative devant les variations de leurs salaires. Il semble que ce mouvement de protestation va se durcir et s’inscrire dans la durée.
Fortas N.
source :
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=60062&idc=4&date_insert=20080128
Ce mouvement de protestation s’est déclenché après avoir constaté des réductions dans les salaires qui ont été virés hier.
Les agents des principaux bureaux de poste d’Alger comme, la place du 1er-mai et celle des martyrs ont paralysé l’activité postale durant près de deux heures.
«Notre salaire est défalqué de plus de dix mille dinars sans aucune information au préalable de la part de nos responsables», déclarera un postier exerçant au bureau de poste de la place du 1er-mai. Sa collègue nous dira : «on perçoit des fiches de paie en dents de scie, j’ai perçu 7 000 DA de plus que d’habitude au mois de décembre. Au mois de janvier, j’ai eu 10 000 DA de moins, aucun responsable n’a pu me donner de justifications sur ce yoyo de mon revenu mensuel.»
A la place des martyrs, la même tension et le même climat de fébrilité. Les postiers interrogés déclarent : «Nous voulons un salaire mensuel fixe sur lequel on pourra faire des prévisions de dépenses.» Et d’ajouter : «cette situation de mépris qu’affiche la direction générale vis-à-vis des travailleurs ne peut plus durer.»
Au niveau de la direction générale, les quelques personnes qui ont bien voulu nous répondre dont la plupart sont des chauffeurs diront : «cette mesure financière n’a aucune base légale. Toutes nos questions sont restées sans réponses de la part des responsables concernés. Par ailleurs, notre directrice générale ne manque aucune occasion pour confirmer la bonne santé financière de l’entreprise. Alors…»
De source proche de la direction générale, on apprend que ce mouvement de protestation n’a fait l’objet d’aucune revendication syndicale ni aucun préavis.
Ce qui sous-entend que le partenaire social n’a pas été impliqué dans ce débrayage.
Ce mouvement de contestation sporadique a touché plusieurs wilayas du pays, les postiers sont dans l’expectative devant les variations de leurs salaires. Il semble que ce mouvement de protestation va se durcir et s’inscrire dans la durée.
Fortas N.
source :
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=60062&idc=4&date_insert=20080128
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