Vendredi 29 février 2008
publié le vendredi 29 février 2008

Haaretz
 
Il y a trois ans, la chaîne de télévision CBS a diffusé les photos de soldats américains maltraitant des prisonniers dans la prison d’Abu Ghraib en Iraq. Ces horribles photos ont conduit à ce que 8 soldats aient été traduits en justice, à des congédiements et à une vague d’indignation en Amérique.
Lors du procès d’un gardien de la prison, qui a été condamné à 8 années d’emprisonnement, un psychologue a émis son opinion : à savoir que cet homme était parfaitement normal, sans tendances particulières à la violence, et qui avait été gardien pendant de nombreuses années dans sa vie civile mais sans jamais avoir eu un comportement sadique avec les prisonniers américains. La mise en situation d’occupant et d’occupé, au contraire de celle d’un citoyen à l’égard d’un autre citoyen, amène des gens normaux à devenir violents et à ne plus savoir se maîtriser. Le déroulé du procès a établi qu’il y avait à Abu Ghraib une forme institutionnalisée de dédain, à tous les niveaux. Les gardiens de la prison ont donc compris le message : "Ici, c’est comme ça qu’il faut se conduire".

Hier soir, le programme télévisé "Les Faits", basé sur des enquêtes, a diffusé les images de notre Abu Ghraib à nous. On peut douter qu’un pays, qui s’est habitué à 40 ans d’occupation et à toutes les histoires qui parsèment celle-ci, en sorte scandalisé. Nous sommes habitués à traiter les Palestiniens comme un peuple d’inférieurs. Les générations se suivent, et de nouveaux soldats maltraitent les habitants de Hébron à peu près de la même façon. Des histoires semblables à celles diffusées hier soir ont été dénoncées il y a trois ans par le groupe "Briser le silence" (ndt : composé d’ex-soldats israéliens qui ont organisé des expositions, des diffusions de films et de témoignages, etc.). Le dicton "L’occupation corrompt" est devenu un slogan de la gauche, au lieu d’un signal d’alarme pour nous tous.

Cette fois-là, c’était au sujet de soldats du rang de la brigade Kfir. Ils ont montré leurs derrières et leurs organes génitaux à des Palestiniens, ont appliqué un chauffage électrique sur le visage d’un jeune garçon, ont battu plusieurs jeunes garçons d’une façon insensée, ont enregistré le tout sur leurs téléphones mobiles et l’ont envoyé à leurs copains. L’un de leurs "actes pleins d’espièglerie" consistait à voir pendant combien de temps un Palestinien étranglé pouvait survivre sans respirer. Lorsqu’il s’évanouissait, l’expérimentation était interrompue. Les soldats ont fait état d’actions "destinées à combattre la routine", constitutives de véritables maltraitances. Il suffisait qu’un garçon "nous regarde d’une certaine façon" pour qu’il soit battu.

Avant cet épisode, lors du procès du lieutenant Yaacov Gigi, les officiers ont parlé d’épuisement, de "quelque chose de mauvais arrivant à cette brigade", du Grand Ouest sauvage, d’une crise morale. Le commandant de cette brigade, le colonel Itai Virov, a dit : "Nous avons échoué à plusieurs niveaux". Ces mots traduisent un refus de voir l’étendue de cet échec. Toute cette routine répétitive, qui se déroule loin du regard de la hiérarchie militaire, doit conduire à une série d’enquêtes et éventuellement à des congédiements. Il est impensable que le responsable de la brigade d’Hébron, le commandant de division, l’officier général au commandement central et même le Chef d’État major ne soient pas au courant du comportement des soldats de la brigade en charge de la sécurité au quotidien en Cisjordanie. Le colonel Virov a admis qu’il y avait une conspiration du silence au sein de la brigade — en d’autres termes, une norme relative aux mauvais traitements et au fait de les passer sous silence. Pour changer la norme, il faut faire scandale et être scandalisé, et non pas se satisfaire de quelques emprisonnements ni de mots creux au sujet de la perte des valeurs.

Des gens tout à fait normaux, comme le psychologue américain a qualifié les brutes d’Abu Ghraib, sont capables de se conduire comme des monstres lorsqu’ils reçoivent un message venant d’en haut selon lequel il est permis de maltraiter, de frapper, d’étrangler, de brûler, de rendre les gens misérables, et plus généralement de faire tout ce que le génie du mal dans l’homme est capable d’inventer à l’égard de ceux qui sont à sa merci. Quelque chose de mauvais nous arrive, disent-ils à la brigade Kfir. Ce "quelque chose", c’est l’occupation.

RY

Traduction de l’anglais (par Claire Paque)

Editorial du Haaretz 25/02/2008
source :
http://www.france-palestine.org/

Publié sur le site israélien http://www.kibush.co.il/show_file.asp?num=25399 



publié dans : Israël
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Mercredi 27 février 2008
Derrière le prix de la tolérance, l'intolérance


Par cette lettre je souhaite me retirer officiellement du jury du Prix annuel 2008 de la Fondation Alex et Ruth Dworkin pour la promotion de la tolérance à travers le cinéma, décerné par les Rendez-vous du cinéma québécois.
 
Ce prix est accompagné d'une bourse de 5000$ «remise au producteur pour le travail de l'équipe ayant démontré l'intention de transmettre, à travers l'oeuvre gagnante, un message de compréhension et de tolérance.»
 
J'ai accepté de bonne foi l'invitation des Rendez-vous du cinéma québécois de me joindre au jury cette année. Mais après avoir examiné de plus près les origines financières et politiques du prix, je dois refuser d'y associer mon nom. Derrière ce qui semble une noble cause se cache une histoire d'intolérance, de division et de discrimination.
 
Premièrement, je quitte ce jury parce que le Prix annuel de la Fondation Alex et Ruth Dworkin est une initiative du Congrès juif canadien, région du Québec, une organisation que je considère être un véhicule de la propagande israélienne et fondamentalement intolérante de la différence et de la dissidence, particulièrement quand il est question des politiques du gouvernement israélien. En témoigne le refus du comité national du Congrès juif canadien (CJC) d'accepter en son sein l'Alliance  des  Canadien/nes  juif/ves  concerné/es (Alliance of Concerned Jewish Canadians - ACJC).
 
Les membres de l'ACJC ont formé «une alliance pan-canadienne de groupes juifs contre l'occupation [.] dont le point de vue n'est pas représenté par le gouvernement israélien ni par les positions rangées de la majorité des organisations juives au Canada.»
 
Dans une lettre ouverte aux communautés juives du Canada endossée par plus de 100 membres et partisans, l'ACJC déclare: «Israël continue de mener une stratégie essentiellement militaire tout en prétendant parler au nom des Juifs à travers le monde. [.] Les Canadiens, et particulièrement les Juifs canadiens qui cherchent une résolution pacifique au conflit en apparence sans fin entre Israël et la Palestine, ne doivent plus rester silencieux devant les actions d'Israël dans les territoires occupés.»
 
Deuxièmement, je me retire de ce jury parce que j'ai découvert qu'Alex et Ruth Dworkin sont au nombre des «grands donateurs» du Fonds national juif (FNJ). Sur le site du FNJ, leurs noms apparaissent avec d'autres ayant comme eux «démontré un engagement soutenu envers Israël et le FNJ» en donnant un million de dollars ou plus à cette organisation sioniste.
 
On a beaucoup écrit sur le rôle du FNJ, mais je me contenterai ici de rappeler que cette organisation, sous couvert de reforestation et d'achat de terres, a été utilisée par le gouvernement israélien pour masquer et légitimer le déplacement massif du peuple palestinien et l'occupation de leurs terres, dont certaines ont servi à l'érection du Canada Park, près de Jérusalem. Dans un documentaire largement diffusé à la télévision canadienne, Park with no Peace, on révélait que ce parc, financé par le FNJ grâce à des fonds déductibles d'impôts amassés au Canada, a été construit sur les ruines des villages palestiniens de Imwas, Yalu et Beit Nuba.
 
L'émission The Fifth Estate, diffusée à CBC, révélait que 10 000 Palestiniens ont été arrachés de leurs terres par l'armée israélienne, terres qui deviendraient éventuellement le Canada Park. Un ex-député du parlement israélien déclarait en entrevue que «les Canadiens ont été utilisés pour camoufler un crime de guerre.»
 
Je ne peux pas être associé à des gens qui financent de telles formes d'intolérance et d'oppression alors même que les troupes israéliennes assiègent Gaza, causant d'intolérables pénuries d'électricité, d'essence, de nourriture et d'autres nécessités de base - une situation contre laquelle j'ai manifesté avec des centaines d'autres Montréalais samedi dernier.
 
Je crois que les Rendez-vous du cinéma québécois doivent se désaffilier de la Fondation Alex et Ruth Dworkin et du Congrès juif canadien. Ce prix et cet argent entachent le festival.
 
Mon désir de me retirer de ce jury n'est pas une prise de position sur les films qui sont en nomination pour le Prix pour la promotion de la tolérance de cette année. Je suis convaincu que les films sélectionnés reflètent ce que le cinéma québécois a de mieux à offrir et que leurs réalisateurs et  producteurs étaient animés d'un réel sentiment de justice et de tolérance. Mais j'ose espérer qu'ils prendront en considération les arguments que je défends dans cette lettre et sauront écouter leur conscience.
 
 
Malcolm Guy
Cinéaste / Producteur
Montréal, le mardi 12 février 2008
 
 
* MALCOLM GUY cumule les fonctions de réalisateur et de producteur de films documentaires et de fiction, ainsi que de président et de co-fondateur de Productions Multi-Monde. Malcolm milite dans les mouvements en faveur des droits des immigrants. Il est également actif dans le milieu du cinéma indépendant, où il a siègé sur plusieurs conseils d'administration. Malcolm a contribué à la mise sur pied des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, de l'Observatoire du Documentaire, de la nouvelle maison de distribution Les Films du 3 mars et participe à DOC (l'organisation documentaire du Canada). Enfin, Malcolm réalise des documentaires qui explorent différentes facettes des rélations Nord-Sud et interculturelles, plus particulièrement aux Philippines, et il est un membre fondateur, avec Marie Boti, du Centre d'appui aux Philippines. Voir http://www.pmm.qc.ca <http://www.pmm.qc.ca/>

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Open letter from Montreal filmmaker Malcolm Guy
to the Rendez-Vous du Cinéma Québecois


Behind the prize "for tolerance" hides intolerance


With this letter I would like to officially withdraw as a member of the jury for the 2008 Prize of the Alex and Ruth Dworkin Foundation for the Promotion of Tolerance through Cinema (2008 Prix annuel de la Fondation Alex et Ruth Dworkin pour la promotion de la tolérance à travers le cinéma) at the Rendez-Vous du Cinéma Québecois.
 
For those who may not be aware, this prize, which includes a grant of $5000, "goes to a producer representing the production team which has best demonstrated, in the winning work, a message of comprehension and tolerance".
 
I accepted the invitation from the Rendez-Vous du Cinéma Québecois to join this year's jury in good faith. But after examining in more detail the political and financial basis of the prize I must refuse to have my name associated with it. Behind this noble sounding "award for tolerance" hides a story of intolerance, division and discrimination.
 
Firstly, I quit the jury because the Prix annuel de la Fondation Alex and Ruth Dworkin is an initiative of the Congrès juif canadien, Région du Québec, an organization which I consider to be a vehicle for the Israeli propaganda machine and fundamentally intolerant of dissent and difference, particularly when it comes to Israeli government policies.
 
One case in point is the refusal of the national leadership of the Congrès juif canadian (CJC) to accept a recent membership application from the Alliance of Concerned Jewish Canadians (ACJC).
 
ACJC members "joined together to create a cross-Canada alliance of Jewish anti-occupation forces. whose views are not represented by the government of Israel or by the uncritical positions taken by the leadership of the major Jewish organizations in Canada."
 
In an open letter to the Jewish communities of Canada signed by over 100 members and supporters the ACJC states: "Israel continues to pursue a primarily military strategy while claiming to speak in the name of Jewish people around the world. . Canadians, especially Jewish Canadians, seeking a peaceful resolution to the seemingly endless Israel-Palestinian conflict should no longer remain silent in the face of Israel's actions in the Occupied Territories."
 
Secondly, I quit the jury because I have discovered that Alex and Ruth Dworkin are major backers of the Jewish National Fund (JNF). On the JNF web site they are listed among a select group of people "who have demonstrated an enduring commitment to Israel and JNF" by contributing $1 million and above to this Zionist institution.
 
Much has been written about the role of the JNF, but suffice it to say that this organization, under the guise of reforestation and land purchase, has been used by the Israeli state to cover up and legitimize the massive displacement of the Palestinian people and the occupation of their land. One example is Canada Park, located a short distance from Jerusalem. In a documentary widely shown on Canadian television entitled "Park with no peace," it was revealed that this JNF-sponsored park, using tax-deductible money raised in Canada, was built on the remains of the Palestinian villages of Imwas, Yalu and Beit Nuba.
 
CBC TV's the fifth estate stated that some 10,000 Palestinians were forcibly removed by the Israeli armed forces from the land that was eventually turned into Canada Park. As a former member of the Israeli parliament who was interviewed put it, "Canadians were used to cover-up a war crime."
 
I cannot be associated with people who finance such forms of intolerance and oppression. This is particularly so as Israeli troops lay siege on the people of Gaza causing intolerable shortages of electricity, fuel, food and other basic necessities -- a situation which I protested along with hundreds of other Montrealers last Saturday.
 
I believe that the Rendez-Vous du Cinéma Québécois should drop its affiliation with the Alex and Ruth Dworkin Foundation and the CJC. This award and award money is tainted, thus casting a negative light on the Festival.
 
My desire to withdraw from the jury is not a comment on the films that have been nominated for the "prix de la tolérance". I am sure the nominated films are a fine example of what the best of Quebec cinema has to offer and the filmmakers and producers were guided by a true sense of justice and tolerance. But I do hope that they will take into account the points I have raised in this letter and will be guided by their conscience.
 
Malcolm Guy
Filmmaker / Producer
Montréal, Tuesday, February 12, 2008



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Malcolm Guy
Productions Multi-Monde
4067 boul. St-Laurent, suite 201
Montréal, Qc   Canada  H2W 1Y7
mailto:mguy@pmm.qc.ca
Montréal mobile: +1 514 574-9906 (text & voice)
web site: http://www.pmm.qc.ca
Skype: malcolm.guy_pmm

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Mardi 26 février 2008
Vous êtes invités à participer du 30 avril au 2 mai 2008 à la Troisième conférence annuelle de Bil'in en Palestine

Le comité populaire de Bil’in et le collectif « Bil’in Friends of Justice and Freedom Society » vous invitent à participer à la Troisième conférence annuelle de Bil’in en Palestine du 30 avril au 2 mai 2008.
Février 2008 marque le troisième anniversaire des manifestations hebdomadaires non violentes en opposition au « chantier de la honte » pour la construction du Mur de l’apartheid qui a permis d’annexer près de 60% des terres du village de Bil’in en Cisjordanie. Bil’in est devenu le symbole à la fois du vol de terres en Palestine et du pouvoir des actions de résistance populaires non violentes contre l’occupation pour instaurer une résistance locale et internationale à l’Occupation.
Le 4 septembre 2007, après presque trois années de manifestations non violentes dans notre village, la Cour Suprême israélienne a jugé que le mur devait être déplacé à l’ouest devant ainsi nous restituer 100 hectares de nos terres.
La période de juin 2007 à mai 2008 constituent une année marquante pour souligner la catastrophe permanente que vit la Palestine : 90 ans depuis la Déclaration de Belfour, 60 ans depuis la Nakba, 41 ans d’occupation, 26 ans depuis les massacres de Sabra et Shatila, 21 ans depuis la Première Intifada, 5 ans de construction du Mur de l’apartheid.

Venez participer avec nous à l'établissement de stratégies d'actions non violentes concertées en Palestine et de partout dans le monde !

QUAND : du 30 avril au 2 mai 2008, avec une manifestation non violente très importante prévue le dernier jour
OÙ : à Bil’in, près de Ramallah en Palestine
Contacts
Comité Populaire de Bil’in
bel3en@yahoo.com
Bil’in Friends of Freedom and Justice
ffj.bilin@yahoo.com
Tél. : 972-547-847-942 or 972-248-9129

Pour plus d'information sur Bil'in http://www.bilin-village.org/
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Lundi 25 février 2008
Jeudi 21 février 2008
Agence France-Presse
Lima

Une grève lancée par des syndicats péruviens pour protéger les sites archéologiques a abouti au blocage de l'accès à la cité inca de Machu Picchu, haut lieu du tourisme international au Pérou.

La fédération régionale des travailleurs de Cuzco, la localité d'où part le train qui mène au site touristique, situé à 120 km, a ordonné le blocage des axes de circulation durant 48 heures.

La compagnie privée à capitaux britanniques Peru Rail, qui assure la liaison ferroviaire, a annoncé la suspension du trafic durant le mouvement, afin d'éviter des incidents.

Les manifestants protestent contre une loi permettant à des entreprises privées de s'implanter dans des zones proches de sites archéologiques, dénonçant un «affront au patrimoine».

La cité du Machu Picchu, découverte au début du XXe siècle, est perchée sur un pic montagneux à 2500 m d'altitude, et n'est accessible qu'en train ou par hélicoptère. Quelque 800 000 personnes visitent annuellement ce site, soit près de 2500 par jour. 
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Vendredi 22 février 2008

 LYON : rassemblement 23 février à 14h30, place Bellecour (collectif 69). Autres actions février/mars dans l’article
 POITIERS : rassemblement 23 février à 11h, place du marché
 AUBENAS : rassemblement le 23 février à 10h15, Rond-point du Champ de Mars
 MONTPELLIER, rassemblement manifestation le 16 fevrier à 15h30 Place de la Comédie : compte-rendu.

Plus de 200 personnes se sont rassemblées et ont manifesté jusque devant la préfecture pour déposer une lettre demandant la levée immédiate du blocus de Gaza. (lire l’intervention CCIPPP34 et voir les nombreuses photos en fin d’article)
 PARIS : cortège Palestine au sein de la manifestation anticoloniale le 23 février à 15h, départ Denfert-Rochereau
MARSEILLE  : rassemblement  samedi 8 mars à 15h aux Mobiles (en haut de la Canebière)


 

 

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