Mercredi 28 mars 2007
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-03-27-Un-Diplo-Palestine

mardi 27 mars 2007


Le Monde diplomatique compte de plus en plus d’éditions dans le monde arabe (Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar) ainsi qu’en Iran (voir la liste de nos éditions internationales). Mais il n’en a pas encore en Palestine. Pourtant un partenaire, Al-Ayyam, est prêt à publier chaque mois un supplément Monde diplomatique en arabe. Mais les moyens lui font défaut. On imagine sans peine l’écho qu’une telle publication pourrait avoir à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza. Pour que l’édition palestinienne voie le jour et pour contribuer aux frais de réalisation, d’impression et de diffusion de la première année, il manque 20 000 euros.

Si vous voulez nous aider à rassembler cette somme, envoyez un chèque à l’ordre de Le Monde diplomatique Editions arabes à :

« Un Monde diplomatique pour la Palestine »
 1, avenue Stephen-Pichon
 75013 Paris
par Le Monde diplomatique publié dans : Palestine
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Dimanche 25 mars 2007

Voici le texte du communiqué de la Société des Journalistes de France 3:

 

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?

 

Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?

 

Sans doute grisé parles sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.

 

M.Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis

rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18

mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée

par Christine Ockrent.

 

A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !

 

Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour êtremaquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy »,  voici notre direction sur la sellette. «Toute cette direction, il faut la virer », a lâché  le candidat UMP, comme le

rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire

maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».

 

Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas

Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes

à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les

courbettes.

 

Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à

ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.

Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais c'est à la direction qu'il veut

s'en prendre ?

 

La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne

peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat

à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que

M.Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour

l'indépendance des chaînes de service public.

 

Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de

France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à

toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes,

ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de

téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.

Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais

aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la

part d'aucun autre candidat.

 

A bon entendeur.

 

                    La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007

par Société des journalistes de publié dans : Vie politique
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Samedi 24 mars 2007
par Résister publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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Vendredi 23 mars 2007
LE MONDE | 22.03.07 | 15h50  •  Mis à jour le 22.03.07 | 15h50

Beit Lid est un gros village sans histoire, bâti au sommet d'une colline, en surplomb de la route qui relie Naplouse à Tulkarem. Dimanche 11 février, le sommeil de ses habitants a été interrompu par des cris en hébreu sous leurs fenêtres. "Esh, esh, esh" (Feu, feu, feu) ! En écartant prudemment ses rideaux, Naël Dreidi, l'ingénieur de la municipalité, a pu voir que les abords de sa maison étaient envahis de soldats israéliens. "Ils couraient dans tous les sens en gueulant des ordres incompréhensibles, raconte-t-il. Ça faisait un boucan d'enfer. Quand ils m'ont vu, ils m'ont fait signe de ne pas m'inquiéter. Mais c'était trop tard. Mes enfants étaient terrifiés. Les soldats sont restés dans les rues jusqu'au petit matin. Peu de gens ont osé sortir pour aller prier à la mosquée."

Ce n'est que quelques heures plus tard, en confrontant leur expérience, que les habitants de Beit Lid ont compris. Aucune arrestation, aucune perquisition, pas même de coups de feu : l'armée israélienne était "juste" venue s'entraîner dans leur village. L'exercice a visiblement donné satisfaction à ses concepteurs, car il a été répété à deux reprises depuis cette date. A chaque fois, plusieurs centaines de soldats débarquent au milieu de la nuit, simulent un assaut avant de se replier en bon ordre en emportant de faux blessés sur de vraies civières.

Beit Lid est ainsi devenu bien malgré lui le nouveau terrain d'entraînement in vivo de l'armée israélienne. "Ils pourraient faire cela dans l'un de leurs camps en Cisjordanie ou bien même en Israël, fulmine Naël Draidi. Mais non, il faut qu'ils viennent chez nous. C'est incroyable, mais personne ne peut les arrêter."

Le bureau du porte-parole de Tsahal affirme que ces exercices ont été conduits en conformité avec le règlement militaire. "La population n'a pas été maltraitée. Aucune route n'a été fermée. Les habitants dans leurs maisons n'ont pas été affectés", dit le communiqué officiel.

"INVASION"

Pour sa part, l'association israélienne de défense des droits de l'homme Yesh Din dénonce ce qu'elle considère comme une violation du code de conduite de Tsahal et de la "dignité" des Palestiniens. "Aucun commandant n'a jamais songé à organiser ces exercices dans la colonie d'Avnei Chefetz, qui est située juste quelques kilomètres au nord du village de Beit Lid, écrit l'avocat Michaël Sfard, dans la plainte qu'il a envoyée au procureur militaire. Aucun commandant n'a jamais osé imaginer une invasion en plein milieu de la nuit de Kochav Yaïr ou Rosh Ha'Ayin (deux villes en Israël)."

L'association Yesh Din a recueilli le témoignage d'un réserviste impliqué dans l'un de ces exercices nocturnes. "C'est un miracle que rien de grave ne soit arrivé, a-t-il confié aux enquêteurs. Tu marches au milieu d'un village en hurlant "feu, feu". C'est complètement fou. Je pense que les habitants ont dû faire une attaque cardiaque."

Ses supérieurs, affirme-t-il, avaient présenté Beit Lid comme un site "froid", c'est-à-dire ne posant aucun risque d'ordre sécuritaire. "Le village froid que nous avons harcelé pourrait bien se transformer en village chaud, dit-il. C'était immoral et inacceptable. Et croyez-vous que je suis davantage prêt à faire la guerre maintenant ? Pas du tout. Pas comme ça."

Benjamin Barthe (Beit Lid, envoyé spécial)
Article paru dans l'édition du 23.03.07.
Source :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-886449,0.html




par Benjamin Barthe (Le Monde) publié dans : Palestine
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Mardi 20 mars 2007

Condamnation implicite des méthodes de la Préfecture des Bouches du Rhône et du Ministre de l’Intérieur

 

Communiqué RESF 13

Lundi 19 mars 20h00

 Le cauchemar de Sedat TASTAN, jeune kurde de 19 ans, commencé le 28 février prend fin aujourd’hui.

Après 20 jours au centre de rétention de Marseille, 10 jours de grève de la faim, 3 tentatives d’expulsion par avion avec violences policières avérées et une nuit en prison à Meaux (78), Sedat ressort libre ce                              lundi19 mars du Tribunal de Bobigny.

 

L’acharnement et les violences que lui ont fait subir la préfecture des Bouches du Rhône et ses policiers zélés n’auront pas réussi à venir à bout de la résistance physique et mentale de Sedat ni de la solidarité active de tous les soutiens que le RESF, aussi bien à Marseille qu’en Ile de France, a su mobiliser.

 

Le tribunal correctionnel de Bobigny, où comparaissait Sedat TASTAN ce lundi 19 mars a logiquement ajourné le procès de Sedat au 10 septembre 2007. La procureur, censée poursuivre Sedat pour « refus d’embarquement » a elle-même laisser entendre qu’il n’avait rien à faire ici en ne s’opposant pas à l’ajournement du procès. C’est un désaveu des méthodes et de l’entêtement de la préfecture des Bouches du Rhône.

L’avocate de Sedat, Maître Terrel a elle axé sa plaidoirie sur les risques avérés qu’encourait Sedat si il était expulsé vers la Turquie (prison), sur l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (droit à la vie privée et familiale), les garanties de représentation devant la justice qu’apportait Sedat…

Au regard de la législation fluctuante (réformes du Ceseda, circulaires de régularisation…), Maître Terrel a demandé d’ajourner le procès d’un an pour permettre à Sedat de régulariser sa situation administrative et de mieux préparer ce procès difficile et douloureux.

 

Cette demande a été entendu par le juge qui a ajourné la procédure d’environ 6 mois.

 

Derrière cette décision juste, c’est évidemment le courage de Sedat et la mobilisation citoyenne qui sont récompensés.

Les nouveaux éléments de ce dossier doivent maintenant permettre la régularisation de Sedat le plus rapidement.

 

Le retour de Sedat sera fêté comme il se doit à Marseille, c’est prévu. Pour les autres la lutte continue.

 

M. Sarkozy, la Résistance n’est pas morte.

En hommage à Lucie Aubrac.

RESF13

l

par Resf 13 publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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