Mercredi 19 mars 2008
OUAGADOUGOU (AFP) — Plusieurs syndicats burkinabè ont appelé samedi à une grève générale les 8 et 9 avril pour protester notamment contre la vie chère à l'issue de manifestations qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs villes de ce pays pauvre enclavé au coeur du Sahel.
"Nous appelons les travailleurs à une grève de 48 heures du mardi 8 avril au mercredi 9 avril à minuit sur toute l'étendue du territoire national", a déclaré Tolé Sagnon, secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), le principal syndicat du pays.
Cette déclaration, lue par M. Sagnon à la Bourse du travail de Ouagadougou, a été signée par les dirigeants de six centrales syndicales et d'une quinzaine de syndicats autonomes, à l'issue d'une marche contre la vie chère qui a attiré plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans les rues de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des marches suivies de meetings se sont également tenues samedi matin à Bobo Dioulasso, Koudougou, Banfora (ouest), Ouahigouya (nord), Tenkodogo, Fada N'Gourma, Koupela (est), Kaya, Ouahiouya, Yako et Dori (nord), ont rapporté des habitants à l'AFP.
Ces manifestations, autorisées par les autorités, se sont déroulées dans le calme et sous l'étroite surveillance de policiers déployés dans toutes ces villes, apaisant des craintes de troubles après les actes de vandalisme intervenus lors d'une précédente marche le 28 février à Ouagadougou.
Interrogé par l'AFP, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale Jérôme Bougouma s'est félicité que ces manifestations "se soient déroulées dans le respect des règles républicaines".
"Nous allons rencontrer très rapidement les syndicats autour de leurs préoccupations", a-t-il poursuivi, précisant que le gouvernement entend "privilégier le dialogue".
Le Burkina Faso, qui figure à la 176e et avant-dernière place de classement de l'indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), subit les effets combinés de l'augmentation des prix des céréales et des cours du pétrole et d'une production céréalière en recul.
Dans la capitale, les manifestants ont défilé en scandant des slogans tels que: "Non à la vie chère!", "Vie chère, tu veux notre chair!", "Justice corrompue!", ou "Vive l'intégrité!".
Plusieurs partis politiques de l'opposition avaient appelé vendredi leurs partisans à participer au mouvement organisé par la "Coalition nationale contre la vie chère" qui regroupe syndicats et associations de la société civile.
Parmi les principales revendications des syndicats, figure le relèvement de 25% des salaires et pensions des agents des secteurs public, parapublic et privé "sans distinction", a rappelé M. Sagnon.
Les leaders syndicaux réclament aussi la réduction "significative et effective" des prix, ainsi que le contrôle des prix et de la qualité des produits de première nécessité, notamment le riz, le mil, le maïs, les haricots, l'huile, le sel, le sucre, et le lait.
Enfin, ils revendiquent la réduction des taxes sur les produits pétroliers et de celles qui frappent les "petits commerçants", les artisans, les prestataires de services, ainsi que la suppression de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur les prêts bancaires, a annoncé le leader syndical.
Les manifestants ont par ailleurs exigé la libération de Thibault Nana, leader d'un petit parti d'opposition, condamné le 12 mars à trois ans de prison pour avoir initié les "manifestations illicites" émaillées de violences du 28 février.
Quarante-quatre autres manifestants avaient également été condamnées à un an de prison le même jour.
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Mardi 18 mars 2008
Journées organisées par l'Association Malienne des Expulsés les 15 et 16 mars 2008.

Appel de l'AME et de son collectif de soutien

Des journées ouvertes ont été organisées les 15 et 16 mars 2008 par l'Association Malienne des Expulsés et son Collectif de soutien (journal Sanfin, Cargo cult, le réseau Kayra, Aide Mali, Novox, LJDH, CAD-Mali). Ces journées ont enregistré la participation militante et combative d'environ deux cent travailleurs migrants expulsés erefoulé,de la société civiles et des partenaires européens.

APPEL


Le contexte international évolue au détriment du droit des migrants. 
Les lois sur l'immigration ne cessent de se durcir avec le renforcement de la répression et la mise en place de la coopération dans la gestion des flux migratoires et l'externalisation du contrôle des frontières européennes.

La mise en application du programme de La Haye en 2004 (l'externalisation des contrôles aux frontières) a aussi renforcé la répression  contre les migrants en Europe. Ce programme transforme les pays de transit, en gendarmes de l'Europe : c'est une véritable  guerre aux migrants qui a lieu. Les soldats sont les Etats africains et  l'agence des frontières FRONTEX le bras armé européen. Les victimes premières de cette guerre sont les « voyageurs sans visas » qui vivent les pires souffrances en tentant de joindre les frontières européennes, qui vivent également les pires humiliations par les autorités des pays africains traversés, complices des pays Européens,lorsqu'ils sont refoulés vers le Mali.

La directive « retour »  de l'UE qui sera votée en mai, prévoit la possibilité d'une détention des personnes en situation irrégulière de 18 mois  et une interdiction du territoire européen de 5 ans pour les sans papiers qui auront été expulsés.

L'UE et plus spécifiquement la France pour mieux faire passer leurs politiques d'immigration, se servent des besoins financiers pour les investissements dans les pays africains. Mais ces fonds ne suffisent même pas aux besoins de nos pays comme en témoigne le fait qu'au Mali la part de l'apport des maliens de l'extérieur au développement est supérieure à celle  de la dite aide au développement. Ces financements censés accompagner les projets de développement sont en réalité utilisés pour la gestion des flux migratoires : 10 millions d'euros issus du Fond Européen pour le Développement financent le futur Centre pour l'Information et la Gestion de l'Emigration Malienne qui est chargé de lutter contre l'immigration et d'en contrôler les flux.

Mais dès aujourd'hui, les droits des maliens de l'extérieur risquent d'être totalement spoliés avec les accords de réadmission que l'Etat Français veut faire signer à l'Etat Malien. Certes l'Etat français fait de fortes pressions sur l'Etat malien comme sur tous les Etats africains pour qu'il signe cet accord, mais l'Etat doit résister notamment lors de 8ème réunion du comité franco malien qui se tiendra à Paris du 17 au 19 mars 2008. Nous devons résister. Le Mali ne doit  pas s'agenouiller.

Les sans papiers, les expulsés et les refoulés se sont mis en mouvement à travers différents organisations en Europe et au Mali. 
Ils sortent de la clandestinité, ils cessent d'avoir honte et ont décidé de se battre pour leur droit. Nous devons accroître cette mobilisation, ne plus seulement dénoncer les situations d'expulsion mais également revendiquer nos droits.

Nous exigeons de l'Etat Malien
- de ne pas signer les accords bilatéraux de réadmission avec l'Etat Français et Espagnol ouvrant la voie à des quotas d'immigration choisie et amplifiant les expulsions des travailleurs sans papiers maliens
- d'exiger de ses consulats de cesser de délivrer des laissez-passer qui facilitent l'expulsion des Maliens
- d'exiger la régularisation de tous les travailleurs sans papiers
- d'exiger la réunification des familles
- d'exiger auprès de l'Etat français, la restitution des biens des expulsés et qu'ils puissent bénéficier de leurs droits au regard des cotisations versées
- de dénoncer la directive « retour » de l'Union Européenne qui est une véritable humiliation pour les peuples africains
- de refuser la collaboration avec l'agence FRONTEX créée pour la gestion « externalisée » des frontières européennes
- d'exiger le gel de l'ouverture du Centre International de la Gestion de l'Emigration (CIGEM) et le transfert de leurs fonds pour l'assistance aux expulsés et aux refoulés
- d'apporter une assistance à tous les expulsés et refoulés qui n'ont cherché à aller en Occident que pour aider leurs familles et donc leur pays à se développer
- de créer un comité mixte comprenant des représentants du gouvernement et des expulsés afin d'évaluer les préjudices subis

Nous souhaitons, après ces journées qui ont permis de renforcer nos liens, poursuivre désormais une lutte commune.

Nous demandons à tous les expulsés de venir nous rejoindre et de semobiliser massivement


Bamako, le 16 mars 2008


Avec le soutien des organisations présentes à cette rencontre : 
ARACEM, Cimade, Droit Devant, Confédération Générale du Travail, Réseau Education Sans Frontière,Réseau Noborder/frassanito, Comité des Sans papiers, Confédération National du Travail (Secrétariat international), Collectif 69 de soutien aux demandeurs d'asile et sans papiers, MRAP Rhône, Solidaires Rhône, ANAFE.
 


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Vendredi 14 mars 2008
A.Krivine, porte-parole de la LCR, devait participer le 19 mars, dans le cadre du Salon du Livre, à une émission sur Mai 68, en compagnie d’Alain Geismar, notamment. A.Krivine ne se rendra pas au Salon du Livre. Cette manifestation culturelle est l’objet d’une récupération aussi bien par les autorités françaises, que par l’Etat d’Israël, comme le montre l’inauguration officielle faite par le président israélien, Shimon Pérès, en compagnie de Christine Albanel, ministre de la Culture. Ce mélange des genres a abouti à la non-invitation non seulement des écrivains palestiniens mais aussi des écrivains israéliens s’exprimant dans une autre langue que l’hébreu. Dans ces conditions, où la politique absorbe la culture, il était impossible de cautionner une telle initiative visant à apporter un soutien à un état qui se livre à une guerre intolérable contre le peuple palestinien dont A.Krivine et la LCR sont solidaires.
Le 14 mars 2008.

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Dimanche 9 mars 2008
Economie / International
La Tribune.fr - 07/03/08 à 17:06.

La menace d'une grève dure dans les services publics s'est précisée vendredi, après l'échec des négociations entre l'Etat et le syndicat Verdi. Une grève à la Deutsche Bahn doit démarrer ce lundi.
Les mouvements sociaux s'amplifient, voire se multiplient en Allemagne. Le puissant syndicat des conducteurs de trains GDL veut déclencher un mouvement de grève à partir de lundi, qui pourrait paralyser l'ensemble du pays. La compagnie Deutshe Bahn a présenté vendredi un plan de secours qui doit permettre de faire face à cette perspective de grève illimitée. Le projet du syndicat GDL est qualifié d'"incompréhensible" par Karl-Friedrich Rausch, membre du directoire chargé du transport de passagers.

Deutsche Bahn estime que la moitié environ des trains grandes lignes devraient circuler lundi. "Nous faisons tous les efforts pour éviter cette grève", a affirmé le responsable, tout en reconnaissant ne "pas recevoir de signaux" de la part de GDL. La situation s'annonce particulièrement difficile dans l'ex-Allemagne de l'Est, où GDL est bien implanté, et à Berlin où seulement un train de banlieue par heure est prévu, la société qui gère les transports en commun dans la capitale étant elle-même en grève.

GDL et Deutsche Bahn se sont déjà opposés l'an dernier dans un conflit social portant notamment sur la revalorisation salariale des conducteurs. Fin janvier, les deux parties avaient finalement trouvé un accord portant sur une augmentation de salaires de 11% pour les conducteurs de train. Mais l'accord conclu à l'époque n'a en fait pas été signé. En outre, GDL reproche à Deutsche Bahn de ne pas vouloir accorder aux conducteurs un statut indépendant dans l'entreprise.

Par ailleurs, plusieurs grèves d'avertissement se sont produites ces derniers jours dans les services publics de plusieurs régions d'Allemagne, que ce soit les hôpitaux, les aéroports ou les services de ramassage des ordures notamment. Or, la négociation entre l'Etat et le syndicat Verdi a échoué. Il est donc possible que le mouvement de grève dans les services publics soit amené à se durcir.

Le syndicat Verdi réclame une augmentation des salaires des fonctionnaires de l'Etat et des communes de 8%, avec un minimum de 200 euros d'augmentation par mois. L'Etat propose pour l'heure une augmentation de 4% et conditionne cette hausse de salaires à une augmentation du temps de travail. "C'est inacceptable", estime le président de Verdi, Frank Bsirske.

Une commission de conciliation débutera ses travaux mercredi. Pendant toute la durée de la conciliation - dix jours au plus - la grève est interdite mais en cas d'échec les salariés seront appelés à se prononcer sur le principe d'une grève illimitée.

latribune.fr

Source:
http://www.latribune.fr/info/ID2B66FD8291EA58CEC12574050052FDA9
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Dimanche 2 mars 2008
Cent martyrs palestiniens  dans la Bande de Gaza en trois jours,sans oublier les 250 blessés et les maisons détruites par les attaques et les frappes israéliennes  poursuiviées contre la Bande de Gaza.
Nous sommes au début de l'opération militaire israélienne qui a commencé aujourd'hui à Jabalya et qui touche toutes la Bande de Gaza.

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