Lundi 30 avril 2007
 Par : Djamel Bouatta

Plusieurs associations marocaines et la Ligue française des droits de l’homme ont dénoncé la complaisance inacceptable du Conseil consultatif des droits de l’homme du Maroc (CCDH) sur la répression des migrants lors des événements de Ceuta et de Melilla, en automne 2005.
Dans un communiqué commun, l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH) et la Ligue française des droits de l’homme ont rappelé qu’à l’automne 2005, plusieurs centaines de migrants, principalement subsahariens, avaient été maltraités pour avoir tenté de pénétrer dans les enclaves espagnoles au Maroc de Melilla et de Ceuta. Une quinzaine d’Africains ont même perdu la vie.
Ces Ong ont dénoncé la collusion des polices espagnole et marocaine qui n’avaient pas hésité à tirer sur les migrants à balles réelles, entraînant parfois la mort et de très nombreuses blessures. Le Maroc a raflé, par la suite, tous les Subsahariens pour les lâcher en plein désert, sans vivres et sans eau. Lorsque son action inhumaine a été dénoncée par les survivants, le Maroc a même essayé de faire porter le chapeau à l’Algérie en refoulant vers son voisin les Africains indésirables chez lui. Ces Ong ont également dénoncé la duplicité de l’UE qui n’a pas levé le petit doigt alors que les événements dramatiques s’étaient déroulés à ses portes et dans un pays avec lequel elle est liée par des accords d’association. Les ONG ont complètement déjugé le CCDH dont le rapport relatif à ces événements fait l’impasse sur les actions inhumaines du pouvoir marocain.
Le CCDH se devait au moins de reconstituer les faits et les manquements aux droits de l’homme. Le CCDH, qui n’a relevé que les deux morts du côté marocain, a, dans son rapport, présenté les migrants avec un profil de militaires ! Un peu comme si le Maroc avait été menacé dans sa sécurité interne par des migrants qui n’ont jamais caché que, pour eux, ce pays n’est qu’un transit vers l’Europe. Le CCDH a volontairement mis de côté le fait que sa mission repose, entre autres, sur les Conventions internationales qui concernent la protection des réfugiés et des travailleurs migrants, que le Maroc a signées.

D. B.

Source : http://www.liberte-algerie.com/
par Djamel Bouatta publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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Vendredi 27 avril 2007
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800, Lille Fives - tél  : 06.80.57.50.61

URGENT!!!

Depuis 15H environ 300 sans papiers occupent le siège du Medef à Marcq en
Baroeul.

Cité des entreprise ( tram Croisé Laroche - prendre rue de l'égalité puis à
gauche rue Eugène Jacquet )

Ils appellent les soutiens...

15H50: les forces de l'ordre sont sur les lieux et commencent à évacuer les
soutiens qui sont à l'extérieur.

16H15: les forces aux ordres du MEDEF commence leur besogne: tout le monde
dehors! retournez vous cacher, vous faire exploiter!! Le bureau d'embauche
du MEDEF c'est pas là... et surtout pas public!

Une vingtaine de sans papiers viennent d'être sortis.
Les CRS sont en nombre important ( plus de 8 cars)
la presse interdite de séjour ( proprièté privée... )

ça cogne dur!
déjà plusieurs blessés.
les pompiers ont été appelé.
des CRS maintiennent à l'écart des soutiens et journalistes un sans papiers
blessé ( évanoui?)

16H45: évacuation très violente!!

coups et insultes. plusieurs sans papiers sont placés sous assistance
respiratoire, des chevilles tordues, beaucoup de bleus...

17H10
- 13 sans papiers ont été blessées lors de l'évacuation. Ils sont en cours
d'évacuation vesr les hopitaux.
- Un soutien a été arrêté.
- lors de l'évacuation la police a procédé à la rétention de téléphones
portables de sans papiers.
- Ils sont tous à l'extérieur et vont repartir en manifestation.

17H30
les sans papiers attendent que les deux derniers blessés encore présents sur
les lieux soient évacués, puis ils vont se rendre au commissariat central de
Lille pour demander la libération du soutien arrêté et emmené menotté vis à
vis duquel la police va chercher à l'accuser de.... ???... suspense....

...d'outrage à agent!
bravo! gagné!

Le CSP59 lance un appel à venir le rejoindre devant le commissariat central
de Lille

transmis par Christophe sur la liste Zpajol
voir les photos
par Christophe publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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Vendredi 27 avril 2007
Depuis deux ans, les victimes des très graves atteintes aux droits humains commises dans le cadre de l’élection présidentielle au Togo attendent toujours que justice leur soit rendue. Ces violences ont entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes et le déplacement de milliers d’autres dans les pays voisins. Cette élection, entachée d'irrégularités et de violences, a vu la victoire de Faure Gnassingbé, le fils du président défunt, en avril 2005. À la suite de pressions internationales, les autorités ont créé, en mai 2005, une Commission nationale spéciale d’enquête indépendante (Commission Koffigoh) chargée de déterminer les circonstances des violences, d’évaluer les préjudices subis et de faire entreprendre des poursuites judiciaires.

En même temps que ses conclusions, la Commission Koffigoh a remis au chef de l’État une liste nominative des auteurs et commanditaires présumés cités par les victimes. Par ailleurs, plus d’une centaine de victimes, pour la plupart soutenues par le Collectif d’associations contre l’impunité au Togo (CACIT) se sont décidées à porter plainte en dépit des risques qu’une telle démarche pouvait entraîner. Cette quête de justice a été ouvertement exprimée par toutes les victimes des exactions de 2005, y compris des victimes appartenant au Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir. A la suite de sa visite au Togo du 10 au 17 avril 2007, le Rapporteur spécial sur la torture des Nations unies, M. Manfred Nowak, a constaté qu’aucun des présumés coupable n’a, à ce jour, été traduit devant la justice.

Certaines mesures ont cependant été annoncées. En août 2006, dans le cadre de l’accord politique global visant à sortir le Togo de la crise politique, les principaux partis politiques ont reconnu l’importance de mettre un terme à l’impunité en décidant la création d’une commission d’enquête sur les violences à caractère politique depuis 1958. Une nouvelle loi régissant les forces armées a été adoptée en février 2007 et un programme de réformes judiciaires a été entrepris.

Les autorités togolaises se doivent maintenant de traduire en actes concrets la volonté affichée de rendre justice aux victimes. Alors que des élections législatives sont prévues en juin 2007, il est urgent d’envoyer un message fort à l’ensemble de la population que de telles violences ne pourront plus se produire impunément et que les auteurs des exactions passées auront à répondre de leurs actes devant la justice.

Les associations signataires du présent communiqué appellent les autorités togolaises à :

- Faire de la lutte contre l’impunité une priorité nationale en procédant à l’ouverture d’enquêtes judiciaires indépendantes et impartiales portant sur les violences de 2005.
- Mettre en place un mécanisme d’investigation indépendant et efficace contre les auteurs d’acte de torture, conformément aux recommandations du Rapporteur spécial sur la torture des Nations unies à la suite de sa visite au Togo.
- Rendre justice aux victimes qui attendent réparation depuis deux ans, sans attendre la mise en place de la « Commission chargée de faire la lumière sur les actes de violence à caractère politique, commis durant la période allant de 1958 à ce jour, et d'étudier les modalités d'apaisement des victimes » dont la création a été décidée par l’accord politique global d’août 2006.
- Veiller au strict respect des droits humains et de l’état de droit lors des prochaines élections législatives, prévues pour juin 2007, notamment en ce qui concerne les droits à la vie, à la liberté d’expression, de réunion et de manifestation.
- Prendre les mesures nécessaires et appropriées en vue d’une mise en oeuvre effective des recommandations formulées par la Mission d’établissement des faits des Nations Unies en août 2005 et par le Comité contre la torture dans ses observations conclusives de 2006.
- Mettre tout en oeuvre pour éviter que la violence qui avait entraîné des violations graves des droits de l’homme ne se répète avant, pendant et après les élections législatives projetées.

Les quatre dernières décennies ont amplement démontré que tant qu'il n'aura pas été mis un terme à l’impunité, aucune solution politique et pacifique durable ne pourra être trouvée au Togo.

Associations signataires

Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France)
Amnesty International
Comité Catholique contre la faim et pour le développement (CCFD)
Fédération internationale de l'ACAT (FIACAT)
Franciscans International
Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
Secours catholique–Caritas France
Survie

Source : http://web.amnesty.org/




par Résister publié dans : Afrique
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Jeudi 26 avril 2007
Communiqué de  Resf

Le 6 décembre dernier, Jussuf, Schpresa RABA et leurs trois enfants Qirim (7 ans), Dasnor (4 ans) et Dasha (3 ans) ont été expulsés après 21 jours en rétention et une première tentative avortée d’embarquement au cours de laquelle Schpresa Raba avait été brutalisée sous les yeux de ses enfants. Ils ont finalement été ramenés au Kosovo (après avoir été bloqués par le brouillard 24 heures en Albanie) dans un avion spécial avec une escorte de quinze personnes dont 10 policiers en uniforme (2 par personne, enfants compris !).

Suite du communiqué de Resf

Article de Libération

«Libération» a rencontré à Lyon la famille albanaise expulsée au Kosovo en décembre.
Les Raba : retour clandestin au pays natal de leurs enfants
Par Alice GERAUD
QUOTIDIEN : jeudi 26 avril 2007

voir l'article
par Résister publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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Jeudi 26 avril 2007
Dans leur riposte à des manifestations qui se sont déroulées dans tout le pays, les forces de sécurité guinéennes ont tué, agressé et volé les citoyens qu’elles sont chargées de protéger, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le nouveau gouvernement doit prendre des mesures concrètes pour exiger des comptes aux responsables.

La répression par les forces de sécurité des manifestations de janvier et février s’est soldée par au moins 129 morts et plus de 1700 blessés, dont des centaines par balle. A la mi-janvier, les syndicats guinéens ont appelé à la grève pour protester contre la corruption, la mauvaise gouvernance et la détérioration des conditions économiques. La grève a paralysé tous les principaux secteurs économiques, y compris les exploitations minières qui fournissent une large partie des recettes de l’Etat. C’était la troisième grève générale de ce type en moins d’un an.

Le rapport de 64 pages, intitulé « Mourir pour le changement : Les forces de sécurité guinéennes répondent par la brutalité et la répression à une grève générale », présente en détail la façon dont les forces de sécurité guinéennes ont brutalement réprimé des manifestations à travers tout le pays. Il expose la façon dont les forces de sécurité ont maltraité, intimidé et arrêté arbitrairement des journalistes et des membres de la société civile. Le rapport montre aussi comment les forces de sécurité se sont rendues responsables d’un usage excessif de la force, ainsi que de tirs imprudents et incontrôlés.

« Les forces de sécurité guinéennes ont répondu à la grève générale en attaquant les citoyens au lieu de les protéger », a déclaré Peter Takirambudde, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Traduire en justice les responsables de ces très graves exactions constituera un test décisif pour le nouveau gouvernement. »

Human Rights Watch a appelé le gouvernement guinéen à créer immédiatement un organe indépendant ayant pleine autorité pour enquêter sur les exactions qui ont été commises, et pour inculper, poursuivre et punir les responsables. Cet organe devrait s’appuyer sur l’expertise de la communauté internationale grâce à la participation de membres de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que du Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le nouveau gouvernement guinéen, dirigé par le Premier Ministre Lansana Kouyaté, est entré en fonction à la fin du mois de mars aux termes d’un accord visant à mettre un terme à la grève générale.

Human Rights Watch a interrogé 115 victimes et témoins des violences qui ont eu lieu pendant les manifestations à travers le pays en janvier et février, et a rassemblé des comptes-rendus détaillés des exactions perpétrées par les forces de sécurité. Des témoins oculaires de dizaines de meurtres ont affirmé à Human Rights Watch que les forces de sécurité avaient tiré directement sur des foules de manifestants désarmés, fréquemment avant d’avoir épuisé les techniques non mortelles pour contrôler la foule, et ont aussi tirés sur des manifestants qui cherchaient à fuir vers un lieu sûr.

« J’ai vu les [soldats] tirer directement dans la foule et plusieurs personnes tomber par terre », a raconté un manifestant qui a été témoin de plusieurs morts au cours d’une marche pacifique dans la capitale Conakry le 22 janvier. « Nous avons paniqué et tenté de nous enfuir. Alors que mon ami essayait d’escalader un mur d’un cimetière voisin pour s’échapper, quelqu’un a tiré et l’a touché à l’épaule. Il est tombé et a essayé d’escalader à nouveau, et ils lui ont encore tiré dessus, dans le bas du dos. »

Dans ce qui semble avoir été des opérations bien organisées, les forces de sécurité guinéennes ont battu, volé, menacé et arrêté arbitrairement des dirigeants syndicaux et d’autres leaders de la société civile, ainsi que des journalistes. Les forces de sécurité ont saccagé les bureaux de l’un des syndicats organisateurs de la grève, ainsi que l’une des stations de radio privées de Guinée.

Durant la crise qui duré six semaines, un grand nombre de Guinéens, dont plusieurs n’étaient que de simples spectateurs des manifestations, ont été sévèrement battus et volés sous la menace des armes par les forces de sécurité, souvent dans leurs propres maisons. Un grand nombre d’autres Guinéens, y compris des enfants, ont été tués ou blessés par des tirs incontrôlés et imprudents. Ceci s’est produit lorsque les forces de sécurité ont tiré en l’air et même directement dans les quartiers dans une tentative apparente pour effrayer les manifestants afin qu’ils rentrent ou qu’ils restent chez eux.

Les manifestations au cours des premiers jours ont été en grande partie pacifiques, bien que parfois indisciplinées. Cependant, au fur et à mesure de la poursuite de la grève, l’intensité des confrontations entre manifestants et forces de sécurité s’est accrue et le nombre de morts a augmenté de façon dramatique. Le 22 janvier, pendant une manifestation au cours de laquelle des dizaines de milliers de Guinéens ont tenté de marcher jusqu’à l’Assemblée nationale à Conakry, les forces de sécurité ont tiré sur des vingtaines de manifestants désarmés afin de disperser la foule.

Au début février, la nomination par le Président d’un membre de son cercle d’intimes, Eugène Camara, au poste de Premier Ministre a déclenché la colère populaire et conduit à de nombreuses et violentes émeutes ainsi qu’à l’instauration ultérieure de la loi martiale. Sous la loi martiale, l’armée a commis de nombreuses exactions – dont des meurtres, des viols et des vols – lors de perquisitions effectuées maison par maison, à la recherche d’armes dont un petit groupe de manifestants violents s’étaient emparés auparavant. Les six semaines de crise se sont terminées à la fin février quand le Président Conté a remplacé Camara par Kouyaté, un premier ministre de consensus.

Le gouvernement guinéen a des obligations légales selon les traités internationaux et régionaux des droits humains, comme le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ces traités exigent que le gouvernement respecte le droit à la vie, le droit à l’intégrité physique, le droit à la liberté et la sécurité de la personne, ainsi que la liberté d’expression, d’association et d’assemblée. Mais ces obligations ont été largement violées par les forces de sécurité guinéennes dans leur riposte à la grève de janvier et février.

« L’usage excessif et mortel de la force contre les manifestants est un problème récurrent en Guinée », a affirmé Takirambudde. « Ces exactions continuent pour la simple raison que le gouvernement n’enquête presque jamais, et ne punit presque jamais les responsables. »

Human Rights Watch a exhorté les bailleurs de fonds internationaux comme l’Union européenne et les États-Unis, ainsi que les organismes internationaux comme l’Union africaine et les Nations Unies, à faire fortement pression sur le gouvernement guinéen pour qu’une enquête soit menée rapidement par un organe indépendant.

Source : http://infoblog.samizdat.net
par Résister publié dans : Afrique
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