Samedi 30 juin 2007
Déclaration de Droits devant

Dimanche 1er juillet, des dizaines de collectifs de sans papiers et organisations défileront à partir de sept endroits dans Paris  (convergence place Stalingrad) pour exiger la régularisation de tous les sans  papiers et combattre la démagogie et l’hypocrisie de la « Sarkozy and co ». En ce sens, Droits devant !! ne reconnaît et ne reconnaîtra aucunement  le ministère Hortefeux dit de « l’immigration, l’identité nationale, l’intégration et le co-développement », qui veut faire de l’immigration  un problème et une stigmatisation, de l’identité nationale un gage à l’extrême droite, de l’intégration et du co-développement une  continuité et une banalisation du colonialisme. C’est pourquoi Droits devant !! refusera quelque contact que ce soit avec ce ministère gadget, indigne d’un état de droit. De même, nous amplifierons le combat pour une régularisation globale de tous les sans papiers, contre les rafles, la répression et  l’exploitation qu’ils subissent au quotidien. Les sans papiers ne peuvent être et demeurer le gibier électoral privilégié du politicien et le marché aux esclaves inépuisable du patronat. Les sans papiers ne peuvent servir de mise en concurrence aux salariés  des pays dits d’accueil et à leurs acquis sociaux afin de généraliser une flexibilité et une précarité voulues et orchestrées par les pouvoirs politique et économique. Les sans papiers ne peuvent rester la chasse gardée du ministère de l’intérieur et enfermés dans son cadre répressif, au cas par cas, qui occulte le fond et le droit au bénéfice de l’affichage gestionnaire et sécuritaire. Les derniers rapports, nationaux ou internationaux, du Conseil  Economique et Social (C.E.S.), du Plan, du Bureau International du Travail  (B.I.T.), de l’O.N.U.... soulignent sans exception l’obligation pour les pays  riches, dont la France, de recourir à une augmentation sensible de  l’immigration de travail. C’est là un des problèmes majeurs de Sarkozy que de convaincre  l’opinion publique d’amplifier les rafles et expulsions de sans papiers  travaillant en France et lui faire admettre d’autre part les nécessités économique  et démographique d’un apport d’immigrés « choisis » pour pallier au manque  de main-d’œuvre dans des dizaines de secteurs d’activité.

Pour en finir avec la chasse aux sans papiers, les discriminations, les stigmatisations, pour tarir en profondeur un gisement d’exploitation  sans cesse renouvelé, pourvoyeur de travail dit « dissimulé », de délocalisations sur place, de mise en concurrence et autres aubaines gouvernementale et patronale, une seule solution :

   LA REGULARISATION GLOBALE DE TOUS LES SANS PAPIERS DANS L’EGALITE DES DROITS.

MANIFESTATION DIMANCHE 1er JUILLET A 14 H 30 Avec des collectifs de sans papiers et RESF 18ème Le cortège Droits devant !! partira de la Porte de La Chapelle Jusqu’à la convergence de 17 H 00 à Stalingrad

Contacts : 06.07.80.99.59 - 06.30.12.61.02
par Droiis devant publié dans : Grèves
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Vendredi 29 juin 2007
publié le vendredi 29 juin 2007

Une nouvelle carte de la Cisjordanie, 40 ans après sa conquête par Israel au cours de la Guerre des Six Jours, donne la toute dernière image qui fait autorité d’un territoire dans lequel 2 millions et demi de Palestiniens sont confinés dans des dizaines d’enclaves séparées par des routes, des colonies, des barrières et des zones militaires israéliennes.
Voir la carte et l'article qui l'accompagne
par harmila Devi et Harvey Morris publié dans : Palestine
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Vendredi 29 juin 2007
publié le vendredi 29 juin 2007 sur http://www.france-palestine.org/
 
 
Les semaines dernières furent une période noire dans la vie et l’histoire de notre peuple, un peuple patient et combattant, qui a déjà payé un lourd tribut avec des centaines de milliers de morts, de blessés et de prisonniers durant plus de cent ans de lutte contre l’invasion coloniale sioniste.

Nos premiers devoirs en tant que Palestiniens sont :

-   l’arrêt de cette période noire et le blocus de ses conséquences désastreuses et destructrices sur notre peuple et notre cause nationale,
-   l’issue la plus rapide possible de cette crise afin que nous revenions ensemble dans la bonne voie, la voie de l’unité de notre peuple et de ses forces politiques et sociales.
-  la reconsidération de la réalité et de l’image de notre peuple, image qui a consacré le peuple palestinien dans sa longue lutte, c’est-à-dire, un peuple de détermination, d’héroïsme et de résistance, et non pas l’image misérable et affligeante qu’incarnent les combats meurtriers qui nous marquent au fer rouge.

Le FPLP affirme [1] :

1- Après nos condamnations répétées des combats, nous déclarons et nous affirmons notre refus et notre condamnation du règlement militaire effectué par le Hamas dans la bande de Gaza, ainsi que des pratiques découlant de ce règlement, pratiques réprouvables et étrangères au patrimoine national de notre peuple et à ses valeurs morales. Ce règlement est en tout cas nuisible et déshonorant et n’a pas estimé les conséquences difficiles et compliquées pour notre peuple, notre cause et nos liens politiques et sociaux. Cela ouvre la voie à des ingérences extérieures négatives, dans tout ce qu’elles peuvent représenter comme dangers pour notre projet national, l’unité de notre peuple et le maintien de son tissu social.

2- Nous refusons la confrontation de cette fougue et de cette radicalisation armée, par le recours à des réactions politiques précipitées radicales telles que la déclaration d’un état d’urgence, la dissolution du gouvernement en place et la composition d’un gouvernement d’urgence. Cela conduira à l’approfondissement de la crise actuelle et à son extension, tout comme l’appel à l’envoi de forces étrangères amènera dans ce contexte à l’ingérence extérieure.

3- Nous appelons à former une direction nationale temporaire, dans laquelle participent toutes les forces politiques et les représentants de la société civile dans tous ses différents secteurs. Cette direction devra être une référence unie et unique pour notre peuple, une référence qui gère les affaires politiques et sociales palestiniennes. Cela constituera le début d’un dialogue national total et un remède réel et responsable qui préservera l’unité de notre peuple et protègera notre cause politique après tous ces préjudices infligés.

4- Nous invitons la Ligue arabe et toutes les sections arabes, qui ont vécu avec nous cette crise, à appeler et héberger un dialogue national palestinien total dans lequel participent toutes les forces politiques et les représentants de la société civile. Ce dialogue doit se tenir sous l’égide de la Ligue arabe pour l’exécution du document d’accord national, qui constitue pour tous le dénominateur commun, et garantit les bases nationales et démocratiques unifiées pour notre peuple dans toutes ses forces et secteurs.

5- Malgré la dureté et l’aigreur de cette période, nous affirmons que notre unité, notre choix national et démocratique, notre insistance sur la poursuite de la lutte pour l’indépendance, le droit au retour et l’établissement d’un état indépendant, n’est pas un choix parmi d’autres. C’est une décision unique que nous devons maintenir et protéger ensemble de toutes nos forces. Nous affirmons notre mise en garde et notre refus de toute tentative consistant à tirer parti de ce qui est arrivé ces derniers jours, et nous faisant revenir à des choix misérables que notre peuple a refusé tout au long de sa lutte.

6- Enfin, nous appelons l’ensemble de notre peuple, Palestiniens en Palestine et Palestiniens en diaspora, le Fatah et le Hamas, au retour à la raison et à la conscience et aux intérêts nationaux. Nous appelons notre peuple à l’unité, à la cohésion, au dépassement des blessures et des souffrances, par la condamnation des solutions sanglantes et la réprobation de la logique insurrectionnelle de quel côté qu’elle soit, afin de former un rang uni dans l’affrontement des conséquences négatives et de protéger notre projet national, nos objectifs et notre constance nationale.

[1] traduction Oum Majd

DECLARATION OFFICIELLE DU FPLP, BUREAU POLITIQUE 15/06/07
par FPLP publié dans : Palestine
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Vendredi 29 juin 2007
par Salah Salah (Ajial-Liban)

Le 26  juin 2007

Le Ministre de la défense a annoncé dans une interview la " cessation des hostilités " et non un " cessez-le-feu ". Par conséquent, l’armée continue de bombarder et d’envoyer des obus sur les nouveaux sites du Fatah-Islam, " Le Vieux Camp ".

L’UNRWA avait loué en 1948 un morceau de terre pour y établir un camp pour les réfugiés palestiniens. Plus tard, le nombre de réfugiés avait excédé la capacité du camp à les accueillir. Donc, beaucoup d’entre eux qui avaient gagné de l’argent, avaient acheté de la terre autour du camp et y avaient fait construire une maison, avant que la loi libanaise de 2001 n’interdise aux Palestiniens de posséder des terres.

La zone, appelée New Nahr El Barid, est large et possédait des immeubles modernes, à présent complètement démolis et c’est là que se sont cachés les terroristes du Fatah-Islam.

L’armée libanaise a maintenant le contrôle de la zone de New Nahr El Barid, de tous les bureaux, les maisons, les magasins d’armes, les camps d’entraînement etc…

Le restant des touristes a dû s’enfuir vers le vieux camp où résident encore plus de 3000 personnes.

Personne ne peut donner le chiffre exact concernant le nombre de tués dans les rangs du Fatah-Islam. Des amis à moi qui n’ont pas quitté le camp avancent le nombre approximatif de 70 à 80 morts, de 100 à120 blessés et d’une cinquantaine d’irréductibles.

Des cheikhs religieux musulmans se sont faits les intermédiaires entre l’armée et les combattants du Fatah-Islam en posant les conditions suivantes :

Un cessez-le-feu : le Fatah-Islam donne leurs armes aux factions palestiniennes, entre 150 et 200 membres des factions palestiniennes assurent la responsabilité de la sécurité à l’intérieur du camp, permettent aux déplacés de rentrer dans leurs foyers (détruits). Le Fatah-Islam se dissout, leurs membres redeviennent des civils jusqu’à ce qu’on décide de leur sort.

Le Fatah-Islam, à mesure que leur groupe faiblissait, a été d’accord avec ces conditions, tandis que l’armée était d’accord pour discuter de manière positive sur toutes les conditions mentionnées, à l’exception de la dernière. L’armée veut que le Fatah-Islam se rende ce que ce dernier se refuse à faire, ce qui signifie que la confrontation entre les deux parties continue, avec d’autant plus de dommages et de blessés.

La situation à Nahr El Barid m’apparaît différente de celle de Ein El Helweh ou dans d’autres camps, parce que les factions palestiniennes des camps et les responsables libanais dans les zones alentour se sont mis d’accord pour garder le contrôle et empêcher les conflits à l’intérieur des camps et au-delà à proximité. De plus, le Fatah-Islam n’a pas de supporters à l’intérieur des camps. Quoi qu’il en soit, la situation à Ein El Helweh reste sensible mais est sous contrôle.

Hier, dimanche 24 juin 07, j’ai visité les déplacés de Nahr El Barid à El Baddawi. Ils se préparent à rentrer chez eux mais les hommes politiques et les représentants des ONG pensent que cela prendra du temps avant qu’ils ne puissent rentrer parce que les experts veulent s’assurer qu’il n’y a pas d’objets piégés. Ils doivent enlever les déchets et nettoyer l’environnement puis faire une inspection des lieux, avant de reconstruire. Alors seulement les déplacés pourront rentrer.

Notre association culturelle " Rajiain ", " les Rentrants ", incite les gens à rentrer directement dès le cessez-le-feu entre l’armée et Fatah-Islam, et leur explique comment éviter les objets piégés.

Les secours provenant des ONG ont commencé à diminuer. Peut-être parce que les ONG n’ont plus de dépenses accessoires ou peut-être pensent-elles qu’elles en ont fait assez.

J’ai vu de mes propres yeux les souffrances des déplacés : des familles entières vivent dans une seule pièce, sous la chaleur, sans assez de vêtements, sans lieux culturels ou de divertissement ; l’espace dont ils disposent est très limité. Ils ne savent pas quoi attendre de l’avenir, tandis que les rumeurs courent… Mais le plus important, je pense, c’est que les déplacés ont besoin d’interlocuteurs qui les traiteraient en êtres humains, avec leur esprit et leurs sentiments. C’est ce que tente de faire Ajial avec le programme de Rajiain.

 

ET GAZA ?

On me considère comme l’un des fondateurs du Mouvement National Palestinien formé après la Nakba de 1948 et j’ai pris part à tous les événements qui sont survenus aux Palestiniens depuis le début des années cinquante jusqu’à maintenant. Et je n’ai jamais été aussi stressé et triste qu’en ce moment, à cause de la confrontation entre le Hamas et le Fatah. Je suis politiquement opposé au Fatah que j’accuse d’être responsable de la corruption et du manque de sécurité à Gaza et en Cisjordanie. Mais ce n’est pas la façon de réagir contre les fautes du Fatah. Les forces de l’exécutif du Hamas et Kataaeb El Kassam ont agi de manière sauvage et criminelle contre les gens du Fatah, y compris dans l’immeuble du Président Arafat. De toute façon, ils ont réussi à prendre le contrôle de la bande de Gaza. Et ils se sont jetés dans le piège israélien. A présent la seule force qui puisse décider de l’avenir du Hamas à Gaza, c’est Israël, parce que le Hamas ne sera soutenu ni par les Arabes ni par la communauté internationale.

La direction du Hamas doit choisir : faire davantage de concessions ( ne plus envoyer d’obus sur les colonies, reconnaître Israël, cesser de parler du droit au retour, relâcher le prisonnier israélien, ouvrir des négociations indirectes sur le sort de Gaza uniquement ) ou bien beaucoup de leurs chefs, de leurs militants, de leurs cadres seront tués. Leurs maisons seront détruites jusqu’aux fondations. Le siège continuera, toutes les issues seront fermées. La bande de Gaza deviendra une grande prison.

Les résidents souffriront à l’extrême et leur gouvernement sera incapable de les aider. Les deux options sont difficiles pour le Hamas mais il n’y a pas d’autre choix et ils y perdent dans les deux cas.

Peut-être que certains diront que d’ouvrir des négociations avec Abou Mazen et le Fatah serait une troisième option. Ceci ne peut arriver dans un futur proche, non pas que le Hamas et le Fatah ne le feraient pas, sauf si l’un devait céder le pas à l’autre, mais parce que l’intervention extérieure ( Israël, les USA, les pays européens et arabes) ne le permettrait pas. Pour Israël, l’avantage de cette situation, c'est d’en finir avec le Hamas et d’affaiblir le Fatah et l’Autorité Palestinienne, selon la règle de leur jeu favori : " Diviser pour mieux régner ".

J’ose dire franchement que les Palestiniens devraient se préparer à une nouvelle ère, à de nouveaux plans, de nouvelles stratégies, de nouveaux chefs de file, une nouvelle génération, de nouvelles fondations.

Ajial/ SCC a fait un pas pratique en ce sens : nous préparons une réunion avec 30 participants qui représentent des associations travaillant en faveur de la jeunesse à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, en Syrie, au Liban et dans les villages palestiniens en Israël. Nous espérons pouvoir tenir cette assemblée en Août prochain dans un pays européen.

Enfin, j’aimerais demander à nos amis et partenaires d’accroître leur solidarité et leur soutien vis-à-vis des Palestiniens, pas seulement en ce qui concerne les secours et l’entraide mais également en faisant intervenir les politiques et les médias.

En ce qui concerne l’entraide, je conseille à nos partenaires et nos partisans qui aimeraient faire une contribution de prendre en considération les besoins réels des déplacés, avant et après leur retour dans leurs foyers détruits des camps.

Salah Salah
par Salah Salah publié dans : Palestine
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Jeudi 28 juin 2007
L'émission culturelle et remuante sera remplacée à la rentrée. Les syndicats y voit «un début de reprise en main politique».
Par R.G. et I.R.
LIBERATION.FR : lundi 25 juin 2007
 
A la trappe, la Bande à Bonnaud. Ainsi en a décidé la direction de Franc  Inter. Pour remplacer, à la rentrée, le rendez-vous culturel animé pa  Frédéric Bonnaud, le directeur de la radio publique, Frédéric Schlesinger  choisi le populaire Yves Calvi, présentateur de C dans l'air sur France 5 et de  Mots croisés sur France 2. Pour l'instant, rien n'a été proposé par la direction  d'Inter à Bonnaud et à ses collaborateurs

Du coup, deux syndicats de Radio France, la CGT et Sud, appellent les personnels de France Inter à une grève jeudi 28 juin pour protester contre l'arrêt de la Bande à Bonnaud. Les syndicats dénoncent les «méthodes de direction qui font régner un climat de peur permanente» à France Inter et voit dans l'éviction de Frédéric Bonnaud «un début de reprise en main politique des antennes». Clin d'œil à Arrêt sur images éjectée de France 5, la CGT dénonce «un climat audiovisuel public qui donne tous les signes d'une allergie à l'esprit critique».
par R.G. et I.R. (Libération) publié dans : Social
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