Mercredi 30 août 2006
Palestine - 13-08-2006

Plus de 100 réalisateurs de film, artistes et employés à la culture palestiniens ont invité les réalisateurs de film et les artistes du monde entier à annuler leur participation aux expositions prévues en Israel, à boycotter les festivals de films israéliens, les manifestations culturelles israéliennes, et à rompre toute coopération avec les organisations artistiques, cinématographiques et culturelles et les institutions financées par le gouvernement israélien, afin de mettre fin à l'apathie et au silence qui règne en Israel au sujet des atrocités de guerre qui sont commises.

 L'appel survient au moment où Israel a intensifié ses attaques contre la Palestine et le Liban, avec plus de 1000 civils tués, plus d'un million de personnes obligées de quitter leurs maisons, et l'infrastructure des deux pays détruite, une guerre qui est soutenue par une majorité de la population israélienne.

 La déclaration appelle à la fin de la guerre et à la fin du problème au Moyen-Orient qui est l'occupation militaire continu de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, qui dure depuis près de 40 ans.

 Parmi les personnes appellant au Boycott, on trouve des artistes, des écrivains et des réalisateurs palestiniens célèbres : Mai Masri, Michel Khleifi, Vera Tamari, Suleiman Mansour, Hany Abu Assad, Khaled Jubran, Elia Suleiman, Marwan Abado, Reem Banna, Walid Abu Baker et Emily Jacir pour n'en nommer que quelques uns.

 L'appel est soutenu par près de 300 réalisateurs de film, artistes, auteurs et musiciens du monde entier.



 4 Août 2006

 Chers réalisateurs et artistes,

 Au cours des dernières semaines, nous avons été témoins de l'escalade de l'agression israélienne dans sa guerre ouverte contre la Palestine et le Liban.

 Avec l'invasion israélienne de Gaza le 27 juin 2006, des ministères et des établissements éducatifs ont été détruits, tout comme l'usine qui fournit près de 50% de l'électricité de Gaza. Des ponts, des routes, des dizaines de maisons, et des centaines d'hectares de terres agricoles ont également été détruits.
 Soixante quatre politiciens, ministres du gougernement et responsables palestiniens élus ont été détenus sans motif.


 Le 12 juillet, Israel a exporté sa campagne de punition collective et de violence militaire au Liban, avec "l'opération Juste Récompense". Un attaque complète, par terre, mer et air, contre la population et l'infrastructure libanaises a mené à une destruction totale.

 En seulement 3 semaines, près d'1 million de civils libanais ont été déplacés et le nombre de morts a atteint les 900 Libanais et 160 Palestiniens, avec un rapport de l'ONU indiquant qu'un tiers des morts sont des enfants.

 De plus, en violation du droit international, Israel continue à occuper Gaza, la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est), et les Hauteurs du Golan Syrien. En violation de la Quatrième Convention de Genève, Israel continue à détenir 9.600 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes et centres de détention sans aucune procédure, avec parmi eux 130 femmes et 388 enfants, dont bon nombre d'entre eux ont été raflés au beau milieu de la nuit dans leurs maisons.

 Nous, les réalisateurs et artistes palestiniens sous-signés, appellons tous les artistes et réalisateurs de conscience dans le monde à annuler toutes les expositions et autres événements culturels qui sont programmés en Israel, à se mobiliser immédiatement et à ne pas permettre la poursuite de l'offensive israélienne pour la suprématie de la race.

 Comme le boycott des établissements artistiques Sud-Africains pendant l'Apartheid, les employés des services culturels doivent dénoncer les crimes de guerre et les atrocités actuelles des Israéliens.

 Nous invitons la communauté internationale à nous rejoindre dans le boycott des festivals de films israéliens, des réunions publiques d'Israéliens et des établissements israéliens soutenus par le gouvernement, et à mettre fin à toute coopération avec ces établissements culturels et artistiques qui jusqu'ici ont refusé de se positionner contre l'occupation, la cause de ce conflit colonial.

 Nous vous demandons d'agir afin d'appeler les Israéliens à abandonner leur silence, à abandonner leur apathie et à assumer leur responsabilité dans la destruction et le massacre que leur gouvernement élu inflige.

 Pour les Libanais et les Palestiniens terrorisés par les avions, les bombes et les missiles de cette armée, ce silence, cette apathie et le manque d'action des Israéliens, sont considérés comme une complicité dans les crimes de guerre incessants. Quant à ces artistes, universitaires et intellectuels israéliens qui continuent à servir dans l'armée israélienne, ils sont directement impliqués dans ces crimes.

 Nous vous demande de faire place à l'action ce qui remplacerait les mots trop souvent exprimés et trop rapidement oubliés. Nous vous invitons à faire entendre vos voix en réclamant une fin à ce carnage et une fin à cette oppression qui a duré trop longtemps.

 Pour approuver ou répondre à cet appel pour un boycott culturel d'Israel envoyez s'il vous plait un email avec vos nom, ville et pays à : pal.filmmakers@gmail.com


 Signatures (par ordre alphabétique):

 1.AbdelFattah Abu-Srour, Al-Rowwad Cultural Center
 2.Abdelsalam Shehadeh, Filmmaker
 3.Adila Laidi, Lecturer
 4.Ala' Abu Ghoush, Graphic Designer
 5.Alexandra Handal, Artist
 6.Ali Nassar, Filmmaker
 7.Amer Hlehel, Actor/ director
 8.Amer Shomali, Artist
 9.Anan Brakat, Filmmaker, Arab Cinema School
 10.Annemarie Jacir, Filmmaker
 11.Azza El-Hassan, Filmmaker
 12.Bahia Munem, Filmmaker
 13.Bashar Ibrahem, Film critic
 14.Benaz Batrawi, Filmmaker
 15.Betty Shamieh, Writer
 16.Buthina Canaan Khoury, Filmmaker
 17.Carol Michel, International Center of Bethlehem
 18.Cherien Dabis, Filmmaker
 19.Dahna Abourahme, Filmmaker
 20.Dima Abu Ghoush, Filmmaker
 21.Elia Suleiman, Filmmaker
 22.Emily Jacir, Artist
 23.Enas Muthaffar, Filmmaker
 24.Fadi Zmorrod, Artist
 25.Faten Farhat, Khalil Sakakini Cultural Center
 26.Faten Nastas, Artist
 27.Firas Abdelrahman, Filmmaker
 28.George Azar, Photojournalist / Cinematographer
 29.Ghada Terawi, Filmmaker
 30.Hadeel Karkar, Writer
 31.Hala Al-Yamani, Drama Teacher
 32.Hanna Atallah, Filmmaker
 33.Hanna Elias, Filmmaker
 34.Hanna Musleh, Filmmaker
 35.Hany Abu-Assad, Filmmaker
 36.Haya Al-Jareedy, Filmmaker
 37.Hayan Charara, Writer
 38.Hazim Bitar, Filmmaker
 39.Iman Aoun, Ishtar Theatre
 40.Iman Hammouri, Popular Art Centre
 41.In'am El-Obeidi, Media Department, Birzeit University.
 42.Ismail Habbash, Filmmaker
 43.Jamil Daraghmeh, Photographer
 44.Jibril Awad, Filmmaker
 45.John Halaka, Artist
 46.Juliano Mer Khamis, Actor & Director
 47.Kamal Boullata, Artist
 48.Karma Abu-Sharif, Writer
 49.Khadijeh.H.Abu-Ali, Filmmaker
 50.Khaled Hourani, Artist
 51.Khaled Jubran, Musician
 52.Khaled Katamish, Dancer
 53.Lana Zreik, Movement Director and Actress
 54.Larissa Sansour, Artist
 55.Leila Sansour, Filmmaker
 56.Liana Badr, Filmmaker
 57.Liana Saleh, Filmmaker
 58.Lina Bokhary, Artist
 59.Lois Nakhleh, Artist
 60.Mahmoud Massad, Filmmaker
 61.Mai Masri, Filmmaker
 62.Manal Issa, A.M.Qattan Foundation
 63.Marwan Abado, Musician
 64.Mazen Saade, Filmmaker & Writer
 65.Michel Khleifi, Filmmaker
 66.Miguel Littin, Filmmaker
 67.Nabila Irshaid, Artist
 68.Nada El-Yassir, Filmmaker
 69.Nader Jalal, Palestinian Institute for Cultural Development (nawa)
 70.Nahed Awwad, Filmmaker
 71.Najwa Najjar, Filmmaker
 72.Nida Sinnokrot, Artist
 73.Nizar Hassan, Filmmaker
 74.Noora Baker, Dancer
 75.Omar Barghouti, Dance choreographer
 76.Omar Qattan, Filmmaker
 77.Osama Al-Zain, Filmmaker
 78.Radi Shehadeh, Theatre director
 79.Rana Bishara, Artist
 80.Rania Elias- Khoury, Yabous Productions
 81.Rashid Masharawi, Filmmaker
 82.Rawda Atallah, Arab Cultural Association- Nazareth
 83.Reem Fadda, Palestinian Association of Contemporary Art
 84.Rim Banna, Singer/ Song writer
 85.Riyad Deis, Filmmaker
 86.Rowan Al Faqih, Filmmaker
 87.Rula Halawani, Artist/photographer
 88.Rula Khoury, Curator/ Art coordinator
 89.Saed Andoni, Filmmaker
 90.Saleh Bakri, Actor
 91.Salim Abu Jabal, Writer
 92.Salwa Mikdadi, Curator
 93.Sama Alshaibi, Artist/ Professor, Palestine/USA
 94.Sameh Zoabi, Filmmaker
 95.Sami Bukhari, Artist
 96.Samia A. Halaby, Artist
 97.Samieh Jabbarin, Film/Theatre director
 98.Shadi Zmorrod, The First Palestinian Circus School
 99.Sherine Salama, Filmmaker, Palestine/Australia
 100.Sobhi al-Zobaidi, Filmmaker
 101.Suha Barghouti, Popular Art Centre
 102.Suleiman Mansour, Artist
 103.Suzy Salamy, Filmmaker
 104.Taghreed Mishael, Filmmaker
 105.Tarek Bishara, Actor/Screenwriter
 106.Ula Tabari, Filmmaker
 107.Vera Tamari, Artist
 108.Vladimir Tamari, Artist
 109.Wafa Jamil, Filmmaker
 110.Walid Abu Bakr, Writer
 111.Yahya Barakat, Filmmaker


BOYCOTTONS ISRAEL
 
Source :  http://www.pacbi.org/
 
 
Traduction : MG pour ISM
 
 
 
par PACBI publié dans : Palestine
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Mercredi 30 août 2006
Mardi 29 août, le Collectif des Sans Papiers en est au 23ème jour de grève de la faim. Au local des grévistes une conférence de presse était  organisée ce jour avec les soutiens pour faire le point sur la situation. Au niveau de la préfecture, c’est le statu quo avec un Préfet qui affirme qu’il ne fera aucun geste supplémentaire. Malgré leur état de santé qui se détériore chaque jour davantage, les sans papiers sont décidés à aller jusqu’au bout de leur action.

Elargissement des soutiens

Les soutiens continuent de s’accroître avec notamment l’action menée par les représentants de différentes communautés religieuses (Evêché, Eglise Protestante, communauté musulmane et communauté israélite) qui ont demandé conjointement à rencontrer le préfet pour évoquer la régularisation des sans papiers à titre humanitaire. Le Président socialiste du Conseil Régional du Limousin Jean Paul Denanot vient aussi d’adresser une lettre au Préfet Dominique Bur pour lui transmettre son sentiment de préoccupation en ce début de quatrième semaine de grève de la faim et de suggérer « qu‘il faut apporter des réponses adaptées au regard de la dimension humaine de la situation. »

Les actions se poursuivent

En parallèle diverses actions sont mises en place : cette semaine comme la semaine précédente,chaque jour, de 12h15 à 12h45, les noms des 44 gévistes de la faim continuent d’être déclamés au pied de la préfecture par les soutiens. Jeudi 31 août à partir de 20h, au « Woodstock Boogie Bar » 18 avenue Montjovis à Limoges, une soirée de solidarité avec les Sans Papiers est organisée à laquelle se joindront divers artistes solidaires. Par ailleurs les manifestations sont toujours organisées chaque mardi et vendredi à 17h30 au départ du local du 13 rue du Maupas à Limoges.

Pour contacter le Collectif des Sans Papiers et envoyer des messages de solidarité

Tel/Fax 05 55 32 77 72 –
Site Internet : http://mdh.limoges.free.fr/support/sanspap/index.htm
mdh.limoges@free.fr

par CSP Limoges publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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Dimanche 27 août 2006
Ken Loach se joint à la campagne pour le boycott culturel d’Israël

PACBI
publié le samedi 26 août 2006 sur http://www.protection-palestine.org/

Le cinéaste Ken Loach(*) a déclaré dans un communiqué son appui à « l’appel par les réalisateurs de film, les artistes palestiniens et d’autres pour boycotter les évènements culturels israéliens financés par l’état et pour inviter d’autres artistes à se joindre à cette campagne ».

Il a annoncé qu’il ne participerait pas « au festival de film de Haïfa ni à aucune autre occasion équivalente », une manifestation claire de son intention de boycotter les festivals de films israéliens.

Communiqué de Ken Loach

« Je soutiens l’appel par les réalisateurs de film, les artistes palestiniens et d’autres pour boycotter les évènements culturels israéliens financés par l’état et pour inviter d’autres artistes à se joindre à leur campagne.

Ken Loach
 

Les Palestiniens sont amenés à appeler au boycott après quarante ans d’occupation de leur terre, de destructions de leurs maisons et de kidnappings et de meurtres de leurs civils.

Ils n’ont aucun espoir immédiat que cette oppression finisse.

En tant que citoyens britanniques nous devons reconnaître notre propre responsabilité. Nous devons condamner les gouvernements anglais et américain pour leur soutien et leur fourniture d’armes à Israël. Nous devons également nous opposer aux activités terroristes des gouvernements anglais et américain dans la poursuite de leurs guerres et occupations illégales.

Il nous est impossible d’ignorer les appels de nos camarades palestiniens. En conséquence, je refuserai n’importe quelle invitation au festival de films de Haïfa ou à d’autres occasions identiques. »

(*)Ken Loach - Présentation Allocine.com :

Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel - PACBI : www.pacbi.org

PACBI
25 août 2006 - Vous pouvez consulter cet article sur le site du PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel) :
http://www.pacbi.org/press_releases...
Traduction : CCIPPP
par PACBI publié dans : Palestine
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Jeudi 24 août 2006
Gauche. La rassembler en un grand mouvement et lui donner une nouvelle vigueur. L’idée n’est pas nouvelle mais elle n’a jamais été mise en pratique avec succès. Aujourd’hui, il est question de la ressusciter.

La tendance de l’union

La semaine dernière, ils étaient 200 activistes de gauche (des membres de certains mouvements communistes, ainsi que des membres de l’aile gauche du parti suspendu Al-Chaab et du Centre égyptien démocratique des droits de l’homme) à se réunir afin d’annoncer leur projet de créer la nouvelle Union de la gauche. En fait, l’idée de la création de ce courant avait commencé bien avant cette réunion constitutive qui a eu lieu au Syndicat des journalistes. L’idée appartient à feu Ahmad Nabil Al-Hilali. Ce fervent militant de gauche décédé récemment avait lancé l’initiative à l’intention de tous ceux qui souhaitent participer à la réforme de la gauche égyptienne. « Plusieurs milliers de militants ont participé aux funérailles d’Al-Hilali, ils le connaissaient tous en personne mais très peu savaient qu’il était secrétaire général du Parti socialiste du peuple. Nous avons ressenti à quel point l’encadrement partisan faisait défaut aux militants de la gauche », explique Samer Soliman, l’un des instigateurs de l’initiative pour illustrer l’effritement de la gauche.

C’est donc dans cette perspective qu’un groupe appartenant à la jeune génération a lancé l’idée, souhaitant rassembler les rangs derrière des objectifs et des plans d’action communs, dans l’espoir peut-être de pouvoir un jour créer un parti dans le vrai sens du terme.

Cette initiative intervient à un moment où la gauche égyptienne traverse une véritable crise. Lors des élections législatives d’octobre et de novembre 2005, la gauche officielle, représentée par les partis du Rassemblement unioniste progressiste (UPI) et du Parti nassérien, n’a obtenu que 5 sièges, contre 88 sièges raflés par la confrérie interdite mais tolérée des Frères musulmans. D’où la nécessité pour certaines composantes de la gauche d’opérer un renouveau de ce mouvement. « Cette union mettra l’accent sur l’action, pas sur les idéologies. Parmi les objectifs affichés, nous pouvons souligner en premier lieu la lutte contre le sionisme et l’expansionnisme américain qui vise notre région, la séparation entre la religion et l’Etat dans le but de créer un régime laïque, et la lutte contre certaines politiques économiques défavorables comme la privatisation », explique Emad Attiya, l’un des promoteurs de l’initiative.

Les auteurs de l’initiative reprochent aux responsables des partis officiels leur manque d’enthousiasme à l’égard de l’union escomptée. « Les indifférents au sein des partis de gauche leur ont fait perdre en popularité, c’est pour cela qu’on doit travailler pour rétablir la confiance populaire en la gauche », estime Amr Abdel-Rahmane, un adhérent à la nouvelle union. « Une deuxième réunion sera tenue en décembre pour annoncer officiellement la création de l’union. Actuellement, plusieurs groupes de travail ont été formés pour collecter des signatures et étudier les priorités des adhérents potentiels », ajoute-t-il.

Ibrahim Saadeddine, membre du parti du Rassemblement, reconnaît que les partis de gauche manquent de dirigeants et ne sont pas capables de se présenter en tant qu’alternative politique. « Malheureusement ces partis vivent une rupture avec la population et entre eux-mêmes. Face à des problèmes relatifs à l’enseignement ou à la santé, par exemple, les partis de gauche scandent des slogans qu’ils ne peuvent pas transformer en plans d’action », lance-t-il.

De leur côté, les responsables des partis de gauche ont affirmé n’avoir rien contre ce mouvement naissant. C’est ce qu’a affirmé, par exemple, le secrétaire général du parti du Rassemblement, Hussein Abdel-Razeq. « Depuis sa création, le parti du Rassemblement a toujours défendu le principe de la pluralité. Nous n’avons jamais prétendu représenter le seul et unique courant de la gauche, si un autre mouvement a du nouveau à ajouter, nous allons le seconder », affirme Abdel-Razeq.

Commentant cette dernière initiative en date, le chercheur Wahid Abdel-Méguid, du Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, a estimé que ses chances de réussir sont minimes. « Le problème est complexe et se situe à plusieurs niveaux, affirme-t-il. Certains problèmes, comme le manque de traditions démocratiques, la recherche du leadership et des intérêts personnels, ne concernent pas uniquement la gauche, mais sont des phénomènes sociaux qui pèsent sur tous les partis, qu’ils soient libéraux, de gauche ou islamistes, et les empêchent d’avancer », poursuit Abdel-Méguid.

En ce qui concerne la gauche, il estime que des différends idéologiques séparent la gauche classique, le centre gauche et les nouvelles gauches. Mais outre les idéologies, ces divers courants adoptent des positions politiques parfois opposées. Certains sont très hostiles à l’égard des islamistes par exemple, au moment où d’autres n’excluent pas de coopérer avec eux. Il en est de même avec le régime, qui est diabolisé par certains et courtisé par d’autres. Pour l’instant, cette union annoncée est encore dans l’œuf, d’ici décembre, date de son annonce officielle, elle devra prouver sa viabilité.

Publié dans Al-Ahram Hebdo  (Semaine du 23 à 29 Août 2006, numéro 624)

Sabah Sabet
Chérif Albert

par Sabah Sabet,(Al-Ahram Hebdo) publié dans : Egypte
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Mardi 22 août 2006
PAR NOTRE EGOISME DANS L'ACTION, NOUS AURONS AINSI DECRETE LA DISPARITION DU LIBAN

Une tendance égoïste en nous, libanais de France ayant manifesté dans l'unité pour l'arrêt de l'agression contre notre Pays, tentera de nous soustraire des manifestations qui auront lieu pour la justice et la paix dans notre région. Son argumentation serait de dire que l'arrêt de l'agression étant acquis, il n'y a plus raison de participer à ces manifestations et tout particulièrement à celles se solidarisant avec la Résistance du Peuple Palestinien.

Nous devons nous méfier de cette tendance pour les raisons suivantes :

1 - Israël n'a pas abandonné définitivement ses intentions de détruire notre Pays et d'en finir avec sa Résistance, maillon fort face aux visées israélo-américaines de main mise totale sur la région moyen-orientale.

Nous devons donc rester, plus que jamais, dans notre unité, mobilisés par notre vigilance et notre lucidité d'esprit.

2 - Les visées de l'ennemi, de par leur portée régionale, dépassent très largement nos frontières. L'ennemi, par son intelligence, connaît les trois maillons forts de la chaîne qui l'empêche d'atteindre son objectif : notre Résistance, celle du peuple palestinien et celle naissante et grandissante du peuple irakien.

La réussite de son grand projet connu sous le nom de « Grand Moyen Orient », dont les fondements économique, socio-culturel et idéologique représentent la négation du Liban, donc logiquement devant aboutir à sa disparition, dépend de la liquidation définitive de ces trois maillons.

Mais aussi l'échec de ses visées dépendra du degré de lucidité et de cohésion de ces trois peuples avec leurs résistances respectives, ainsi que de leur forte mobilisation et leur solidarité réciproque.

Choisirons-nous donc le chemin : prélude à la disparition de notre Pays ? Jamais.

DANS TOUTES LES RUES ET RUELLES DE FRANCE ET D'AILLEURS, LES DRAPEAUX LIBANAIS, PALESTINIEN ET IRAKIEN DEVRONT FLOTTER AU-DESSUS DE NOS TETES

NOS COLERES ET NOS PAROLES, DURANT CES RASSEMBLEMENTS ET MANIFESTATIONS DEVRONT ETRE LUCIDES ET UNITAIRES

Rassemblement des Démocrates Libanais et Amis du Liban - section de Lyon

 Source sur liste Assawara : raymond.richa@free.fr
par Rassemblement des Démocrates Libanais et Amis du Liban - section de Lyon publié dans : Liban
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