Vendredi 30 novembre 2007

Un MÉMO de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d'opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce MÉMO, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l'ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l'Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce MEMO s'est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d'en faire la diffusion la plus large possible.
(http://www.aporrea. org/tiburon/ n105390.html )
Un MÉMO de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d'opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce MÉMO, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l'ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l'Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce MEMO s'est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d'en faire la diffusion la plus large possible.
(http://www.aporrea. org/tiburon/ n105390.html )

L'auteur de la note fait le point sur l'OPÉRATION TENAZA et aborde les dernières étapes à franchir pour atteindre les objectifs visés.

D'ABORD IL RELÈVE LES CONSTATS

1. La tendance des intentions de vote se maintient. Selon les derniers sondages réalisés tant à l'interne qu'à l'externe, le OUI a l'avantage de 10 à 13 points (57% OUI, 44% NON).
2. Les analyses confirment que cette tendance est irréversible à court terme, c'est-à-dire qu'elle ne peut être modifiée de façon significative d'ici le référendum du 2 décembre.
3. La campagne publicitaire promue conformément au Plan ainsi que les désertions du camp gouvernemental de certains hauts dirigeants (Podemos-Baduel, par exemple) ont fait perdre à Chavez 6 points par rapport à son pourcentage initial. Ceci dit, de telles tendances ont atteint leur plancher.
4. Il faut s'en tenir au PLAN TENAZA pour lequel divers scénarios peuvent être envisagés.

LES SCÉNARIOS

1. Empêcher le Référendum ou, à défaut d'y parvenir, en méconnaître les résultats.

Selon l'auteur, il faut continuer à renforcer les activités qui visent à empêcher la tenue du référendum tout en préparant en même temps les conditions pour en contester les résultats. Sur ce dernier point, il est important de créer dans l'opinion publique le fait que le NON est en nette avance sur le OUI et qu'il est assuré de la victoire. C'est en ce sens qu'il faut continuer à travailler avec les maisons de sondage contractées par la CIA.

2. Il faut discréditer autant faire se peut le Conseil national électoral (CNE) de manière à créer dans l'opinion publique la sensation de fraude.

En ce sens, il faut semer le doute sur l'inconsistance du registre électoral permanent et la non fiabilité des équipements mis en place pour le vote. Des contacts avec une équipe d'experts universitaires permet de compter sur leur prestige académique, pour donner de la crédibilité à la fraude par la manipulation des données de la part du CNE entre autres au
moyen d'encre spéciale et en intervenant dans le maniement des machines de votation.

3. Il faut engorger le plus possible les bureaux de votation en encourageant les militants du NON à voter puis à rester sur place : VOTE ET RESTE.

Cette action produira une implosion qui permettra l'exécution de la directive prévue dans l'Opération Tenaza.

4. Il faut commencer à donner de l'information sur les résultats du vote dans les premières heures de l'après-midi, utilisant les sondages préliminaires déjà disponibles.

Telle que planifiée, cette opération requière une coordination avec les médias de communication au niveau international.

5. L'implantation sur le territoire national de groupes de protestation préparant au soulèvement d'une partie substantielle de la population

La conduite de ces scénarios n'est pas sans comporter des risques politiques, d'autant plus que les groupes participants ne sont pas tous unanimes sur les actions proposées. Primero justicia et Nuevo tiempo ne partagent pas la stratégie présentée par la CIA alors que Comando national de la résistance et Action démocratique participent à toutes les étapes.

LES TÂCHES IMMÉDIATES DE LA PHASE FINALE

L'empêchement du référendum, la dénonciation d'une fraude électorale et les manifestations de rues devront compter sur des initiatives ponctuelles pour assurer le succès de l'opération. Le MEMO en fait une liste que nous pourrions résumer ainsi :

1. Un effort diplomatique soutenu pour isoler toujours plus Chavez sur la scène internationale.
2. Travailler à l'unité des forces de l'opposition et chercher des alliances entre ceux qui vont s'abstenir de voter et ceux qui vont voter NON.
3. Augmenter la pression par des manifestations de rue dans les jours précédant le référendum.
4. Soutenir avec insistance la propagande contre le régime.
5. Exécuter les actions militaires d'appui aux mobilisations et aux actions d'occupation.
6. Mettre en place les dispositifs opérationnels des forces installées à proximité du territoire
vénézuélien ;
7. Assurer l'appui des équipes externes en provenance du «pays vert et bleu, est coordonné ; 8. L'action maritime de « bleu » est prévue et les frontières avec « vert » aux endroits déterminés sont libres de passage.

LISTES DES TÂCHES DÉJÀ RÉALISÉES

A) Des rencontres avec des étudiants, des professeurs et recteurs d'universités privées ont permis d'en arriver à un accord pour qu'ils s'incorporent organiquement aux initiatives de la CIA avec pour objectif l'expulsion de Chavez. Le groupe Bandera roja a été l'un de ceux qui a
appuyé le plus l'action directe de rue contre les institutions : CNE, LE TRIBUNAL SUPRÊME DE JUSTICE et LE PALAIS MIRAFLORES.

B) Un des objectifs de l'Opération Tenaza est de contrôler, dans un lap de temps de 72 à 120 et avec l'appui massif des citoyens mécontents, une partie du territoire ou des institutions de manière à permettre l'intervention militaire et sa proclamation d'autorité. L'auteur précise que tous les secteurs ne participent pas à cette opération. Il est donc nécessaire de travailler à forger une plus grande unité. La découverte d'un commando et de l'arsenal militaire à leur disposition en a ébranlé plusieurs.

C) Les meilleurs succès ont été obtenus dans le secteur de la propagande et des opérations psychologiques prévues au Plan en cours. Les apports des réseaux privés nationaux, de la Société interaméricaine de presse (SIP) et des agences internationales ont été déterminants. Enfin il importe de préciser, dit l'auteur du MEMO, que des 8 M$ qui ont été transférées, il n'en reste que très peu, la grande partie ayant été utilisée pour la propagande, la publicité et pour quelques unes des organisations de couverture.

Oscar fortin Québec, le 28 novembre 2007 http://humanisme. overblog. com/

Autres infos, ici :
http://www.globalre search.ca/ index.php? context=va& aid=7475
Traduction du début : "La nuit passée, CNN en espagnol a montré cette image, avec affiché au bas "Who killed him ?" par "accident". L'image du président Chavez avec cette inscription au sujet de son meurtre, que certains pourraient dire être une incitation subliminale à son assassinat, était une "erreur de production" de CNN espagnol [...] " Ensuite ils parlent de l'opération "TENAILLES" (PLIERS en anglais, TENEZA en espagnol).

Ca explique malheuresement pourquoi Le Monde, Libération, Le Figaro et toute la clique ne font que détruire Chavez, et que dans de récents articles, ils disent que le non l'emporterait, ce qui est totalement faux.

Source :
gaiapolis@no-log.org

 
publié dans : Amérique latine
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Vendredi 30 novembre 2007
 Par Free Gaza
 
Demain, vendredi, une campagne populaire égytienne tentera de briser le siège de Gaza.
 La participation de toutes les forces politiques de différentes orientations sera coordonnée par les militants des forces politiques égyptiennes participant à la campagne populaire lancée pour demander la Fin du blocus de Gaza


Certaines sources ont déclaré à la presse que la campagne a l'intention d'organiser un convoi jusqu'au poste de la frontière égyptienne sous forme de manifestation pacifique populaire; afin de dénoncer l'emprisonnement d'un million et demi de Palestiniens dans la Bande de Gaza.

Le convoi partira la veille pour arriver vendredi matin à 7h devant la frontière de Gaza

 Pour sa part, Zia, l'un des coordinateurs de la campagne a déclaré que les forces politiques égyptiennes avaient créé un comité pour s'occuper des personnalités politiques égyptiennes et des divers artistes, en soulignant que participeraient à cette action : M. Yahya Qazaz, professeur à la Faculté des Sciences, le cheikh Hafiz, chef de la résistance populaire à Suez, Mohammed Al-Ashqar activiste du Mouvement Kefaya, Abdel Halim Qandil porte-parole du même mouvement et Magdi Hussein, rédacteur en chef du journal suspendu al-Cha’b.

 Il a ajouté que le but du convoi était d'atteindre Salah al-Din Gate (ndt : la frontière entre Gaza et l'Egypte) où se trouve la sécurité égyptienne qui empêche l'entrée de Palestiniens dans leur pays. Il a ajouté que nombreuses personnes avaient répondu positivement à la campagne dans tout le pays, en soulignant qu'il rejoindrait le convoi entre Ismaïlia et Al Qantara

 Il a fait remarquer qu'il y avait une coordination avec les frères palestiniens dans la Bande de Gaza qui organiseront en même temps une autre marche de l'autre côté de la frontière pour soutenir la campagne populaire et devenir une seule et campagne sur le territoire de Rafah, en Egypte et en Palestine.

Source : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=7909&type=communique&lesujet=Actions

information en anglais
 
Source :  Free Gaza
Traduction : Hasan de Gaza
 
 
 
publié dans : Palestine
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Jeudi 29 novembre 2007
Le journaliste tunisien Slim Boukdhir, 39 ans,  est de nouveau arrêté ce lundi 26 novembre 2007 vers quatre h du matin dans la ville de Sfax, alors qu'il rentrait à Tunis à bord d’un louage, lors d'un contrôle d'identité des passagers effectué par une unité de la Sûreté nationale.
 
Cette arrestation n’est pas fortuite car elle survient le jour où il devait se rendre au poste de police chercher son passeport après avoir mis un terme le 14 novembre 2007 à une grève de faim de deux semaines entamée avec Maître Mohamed Ennouri suite aux garanties formulées par les autorités pour la restitution de leur droit.

Après toute une journée de recherches, les avocats ont pu savoir que M. Boukdhir  a été transféré au commissariat de Sakiet Ezzit, dans la banlieue de Sfax. Il devrait être déféré, le 27 novembre, devant le Tribunal de première instance de Sfax pour répondre aux chefs d’inculpation « d'agression verbale à l'encontre d'un agent de l'ordre », « d'atteinte aux bonnes mœurs » et « de non présentation de la carte nationale d'identité ».
 
Slim Boukdhir travaille comme  correspondant du journal panarabe basé à Londres Al Quds Al Arabi et du site Internet de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya. Il mène en compagnie d’un groupe de journalistes tunisiens indépendants un combat exemplaire pour l’indépendance de la presse et la liberté d’expression. Victime d’une politique de persécution qui dure depuis plusieurs années, faite d’agressions physiques répétées, de privation d’emplois, de confiscation de passeport et de pressions financières et administratives de tout genre, sans oublier le harcèlement que subit sa famille et notamment son frère, arrêté et humilié pendant plusieurs jours lors de la grève de son frère Slim.
 
En même temps, le CRLDHT  a été alerté par l’enlèvement du jeune Zoubeir  Kaouach, 22 ans, étudiant en 4ème année informatique à la faculté de sciences de Bizerte et  fils d’un ex prisonnier politique, M.   Daoud Kaouach. Ce jeune a été kidnappé le  23 novembre 2007 vers 10h du matin, alors qu’il se trouve dans la bibliothèque  publique de Ras jbel, deux hommes en civile a bord d’une voiture banalisée entrés dans la bibliothèque et ont emmené Zoubeir  Kaouach vers une destination inconnue et depuis aucune nouvelle le lieu de sa détention ou les raisons de cet enlèvement malgré les longues  recherches effectuées par ses proches.
 
Sa famille vit depuis lors dans l’angoisse surtout que les autorités policières ont nié son enlèvement et sa détention au secret. Elle craint pour son intégrité physique et sa santé.   Contacté par téléphone, les parents de Zoubeïr sont en plein désarroi après l’arrestation de leur enfant, ils ne savent pas quoi faire ni vers qui se tourner.
 
C’est le même désarroi de la famille  Jebali qui ignore le sort de son fils le jeune Anis Jebali  que la brigade de la Sûreté de l’Etat avait arrêté sans motif à son domicile de Ben Arous   le mardi 20 novembre vers deux heures de l’après midi et conduit  vers une destination inconnue.
 
Le CRLDHT exprime son inquiétude face à cette nouvelle campagne d’enlèvements   et de détentions au secret qui s’exerce dans le cadre de la loi antiterroriste de décembre 2003, en toute illégalité et qui  a  pris pour cibles  des centaines  de jeunes citoyens, étudiants, punis   pour la plupart pour l’exercice de leur liberté de culte. Cette campagne   a touché toutes les régions de la Tunisie et toutes les catégories socioprofessionnelles de la société. (Voir le communiqué du CRLDHT du 17 septembre 2007 et le Flash-Infos du 13 novembre 2007).
 
Il exprime sa solidarité avec les victimes et leurs familles et dénonce que cette politique d’enlèvements et de détentions au secret.
 
Il rappelle au pouvoir tunisien son devoir de veiller à l’intégrité physique et à l’honneur des citoyens.
 
Grève de la faim illimitée dans les prisons tunisiennes

 
Nombre de prisonniers tunisiens poursuivis en vertu de la loi antiterroriste de décembre 2003 ont entamé  une grève de la faim illimitée dans les différentes prisons tunisiennes à compter du lundi  19 novembre 2007.
 
Cette grève vient comme une réaction aux conditions inhumaines que vivent   ces prisonniers  et aux violences  qu’ils subissent au quotidien et les graves violations de torture et de sévices sexuels auxquelles ils sont en butte, sans compter les restrictions et les privations de tout genre qui leurs sont faites.
 
Selon le Comité des Mères des Victimes de la loi sur le terrorisme,  cette grève a été observée pour protester contre les conditions désastreuses que leurs proches vivent dans les prisons tunisiennes : un surpeuplement étouffant associé à un manque total d’hygiène, favorisant la prolifération des parasites et d’insectes de tout genre comme dans la prison de Borj Erroumi à Bizerte ; absence total de soins :  Ramzi Ben Saïd  souffre depuis 2005, date de son arrestation d’hémorroïdes très douloureuses qui les prive d’alimentation et de sommeil. Il n’a jamais été soigné et sa famille a été empêchée de lui ramener le moindre traîtement. En outre, et dans plusieurs prisons, il n’y’a pas d’eau chaude et les détenus sont contraints à prendre leurs douches d’eau froide, ce qui a causé des maladies et notamment de ceux qui sont privés de lit et de matelas et dorment à même le sol comme les cas de Hosni Yousri ou Khaled Arfaoui…Les prisonniers se  plaignent également des restrictions qui leurs sont faites  en permanence en visites familiales, souvent interdites sans raison apparente ou écourtées, et les paniers familiaux, interceptés ou remis immangeables après les fouilles…. De toute la population carcérale, ils se trouvent privés de lecture, de prière collective….et sujets  à des provocations et menaces de la part de prisonniers de droits communs, jugés dangereux.
 
Ces jeunes prisonniers  dénoncent essentiellement la pratique quotidienne de la torture accompagnée souvent de sévices sexuels et d’humiliation de tout genre. Rappelons que ces prisons sont dirigées pour la plupart  par des  tortionnaires zélés comme le directeur de la prison civile de Mornaguia  Ibrahim Mansour,  son prédécesseur Fayçal Rommani  ou encore Imed Ajmi, solidement couverts par le pouvoir policier tunisien pour les innombrables   crimes de torture opérés sur des centaines de prisonniers et ont fait objet
de nombreuses plaintes déposés par des prisonniers…Quant aux gardiens, encouragés par leurs supérieurs, ils  multiplient les exactions et les brimades à l’encontre de ces détenus.

Le CRLDHT exprime sa profonde préoccupation quant au sort réservé à ces prisonniers qui croupissent en prison dans des conditions inhumaines et fort pénibles, privés du moindre soin médical et de toute hygiène.
 
Le CRLDHT rappelle aux  autorités tunisiennes leur responsabilité quant à la vie et à l’intégrité de tout prisonnier, conformément à ce que stipule la législation internationale  sur les prisons ainsi que la loi tunisienne qui prévoit que  « les prisonniers sont logés dans les locaux disposant de moyens d’aération et d’éclairage suffisant ainsi que des équipements sanitaires nécessaires. En outre, l’Administration est tenue de mettre à la disposition de chaque prisonnier une literie individuelle. »
 
Il revendique la libération sans délai de tous ceux qui sont punis pour l’exercice de leur liberté de culte, et c’est le cas de la majorité des prisonniers de ces dernières années.
 
 
Solidarité avec les professeurs licenciés en grève de la faim

 
Les professeurs Ali Jallouli,  Mohamed Moumni et Moez Zoghlami ont entamé depuis le mardi 20 novembre 2007 une grève de la faim au siège du syndicat général de l’enseignement secondaire à Tunis pour dénoncer leur licenciement abusif de la part du Ministère de l’Education Nationale qui a mis fin en début de cette année scolaire à leurs contrats professionnels   en raison de leur engagement syndical.
 
La décision de non renouvellement des contrats a été prise en raison de la participation des concernés à une grève nationale du secteur organisée par le syndicat de l’enseignement secondaire en Avril 2007.
 
Cette ultime action de Ms. Ali Jallouli, Mohamed Moumni et Moez Zoghlami a été décidée après multiples interventions du bureau exécutif de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) et du syndicat national de l’enseignement secondaire auprès du Ministère afin de mettre un terme à cette décision arbitraire de licenciement et réintégrer les concernés dans leurs fonctions.
 
Cette grève de la faim a suscité un grand élan de solidarité au sein de la société civile tunisienne et notamment le mouvement syndicaliste et des droits humains qui s’est exprimé par des prises de positions officielles de la part des partis d’opposition, des plusieurs cadres et structures syndicaux ainsi que des ONG nationales  comme la LTDH.
 
Le CRLDHT exprime aux trois grévistes de la faim sa solidarité totale et agissante et dénonce cette politique de répression politique qui vise à imposer la loi du silence et à faire souffrir tout acteur politique ou associatif en le privant de moyens substantiels de vie et en le condamnant au statut du chômeur éternel.
 
Il rend hommage au combat exemplaire des chômeurs diplômés et de leurs structures représentatives qui se battent au quotidien pour leurs droits à l’emploi et à la dignité et affirme que la gestion policière de leurs   revendications  légitimes ne fait qu’aggraver la situation sociale des dizaines de milliers de jeunes diplômés tunisiens, privés de leurs droits et libertés les plus fondamentaux.
 
Il appelle au respect du droit syndical, garanti par la constitution et tous les traités et conventions internationaux, ratifiés par la Tunisie.
 
Paris, le 28 novembre 2007
_________________________________________________
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l'Homme

21ter rue Voltaire - FR-75011 PARIS - Tel/Fax : +33.(0)1.43.72.97.34
publié dans : Maghreb
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Jeudi 29 novembre 2007

Paris, le 28 novembre 2007 - Vous trouverez ci-joint le texte de la pétition lancée par France Terre d’Asile avec ses premiers signataires (organisations et personnalités).

Cette pétition peut être signée sur le site de France Terre d’Asile
www.france-terre-asile.org <http://www.france-terre-asile.org

Pétition :

Non à la pénalisation du travail social !

Le lundi 19 novembre 2007, deux intervenantes sociales travaillant pour France Terre d’Asile, dans le cadre d’un dispositif de protection de l’enfance financé par l’Etat, ont été interpellées au petit matin à leur domicile parisien. Fouille au corps, perquisition, saisie de l’ordinateur personnel, transfert menottées à Coquelles dans le Pas-de-Calais, maintien en garde à vue pendant plus de 12 heures pour l’une et 24 heures pour l’autre ; ce traitement musclé avait pour but de vérifier, selon le Procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, si elles s’étaient rendues complices ou non d’aide au séjour irrégulier. Il conclura à une générosité «
mal placée ». Ces méthodes témoignent pour le moins d’une dérive répressive et inacceptable.
Cet incident n’est pas isolé. Les organismes signataires ne peuvent accepter que ces pratiques détestables se généralisent à l’ensemble du territoire national. Ils sont décidés à s’y opposer par tous moyens de droit.

De plus en plus de travailleurs sociaux se trouvent confrontés, dans leur exercice professionnel, à la situation des « sans » : sans papiers, sans domicile, sans emploi… au final, sans existence.

Parmi ces personnes, que certaines politiques publiques veulent rendre invisibles, les migrants sont particulièrement visés à plusieurs titres :
celui d’être précaires, étrangers et éventuellement en situation irrégulière. 

Dans ce contexte, les intervenants sociaux tentent, conformément aux missions du travail social, de venir en aide à tous, indépendamment de leur origine et nationalité. Ce faisant, ils participent au maintien du pacte social et républicain de notre pays fondé sur la liberté, l’égalité et la fraternité.

En 2003, la loi sur la maîtrise de l’immigration a introduit une immunité humanitaire pour protéger les associations et leur personnel. Dans une décision du 2 mars 2004, le Conseil constitutionnel a rappelé que « le délit d’aide au séjour irrégulier d’un étranger en France commis en bande organisée ne saurait concerner les organismes humanitaires d’aide aux
étrangers ».

Cette décision s’applique à l’ensemble du secteur social dont les missions s’inscrivent, pour l’essentiel, dans un cadre normatif défini par le Code de l’action sociale et des familles.

Les organismes du secteur social sont comptables des actes accomplis par leurs agents dans l’exercice de leur contrat de travail. Dès lors, pour les organisations soussignées, l’interpellation de travailleurs sociaux en raison de leur activité professionnelle constitue une entrave caractérisée à l’exercice de leurs missions. Les travailleurs sociaux, dans l’accomplissement de leurs missions, n’aident pas au séjour irrégulier d’étrangers mais assurent le respect du droit de toute personne à une vie décente et à la dignité.

Source et information
Pierre Henry Directeur général France Terre d’Asile
01 53 04 39 93 
publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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Lundi 26 novembre 2007
Mario Girard
La Presse
Brooks, Alberta

Brooks est une ville laide. Très laide. Elle a poussé gauchement dans les plaines albertaines où s'ébattaient jadis les bisons. Située à 180 kilomètres au sud-est de Calgary, elle compte 14 000 habitants. Juste avant d'y entrer, on y aperçoit l'imposant abattoir Lakeside Packers.
 
Dans cette forteresse sinistre, où les journalistes ne sont pas les bienvenus, 1,5 million de bovins sont dépecés et emballés annuellement par les 2400 employés de l'entreprise, dont près de la moitié sont des immigrants.

Ils sont Africains, Asiatiques et Sud-Américains. Ils sont venus à Brooks à partir des années 80 avec le statut de réfugié pour travailler jour et nuit dans cette usine d'équarrissage. Ce flot de nouveaux arrivants, qui compte pour 15% de la population, a évidemment changé le visage de Brooks, devenue en quelques années la ville la plus multiculturelle de l'Alberta.

«Les gens ici sont très accueillants, dit Dan Quinn, directeur du développement économique de Brooks. On trouve toutes sortes de moyens d'accommoder les immigrants. Par exemple, nous offrons maintenant une période de natation aux musulmanes et à leurs enfants en masquant les vitres de la piscine. À la Fête du Canada, on pense à tout le monde. On ne fait pas juste des rodéos.»

Derrière ce tableau idyllique se cache une autre réalité. En octobre 2005, la moitié des employés de la Lakeside Packers, des immigrants pour la plupart, ont déclenché une grève pour se syndiquer. Pendant quelques semaines, les grévistes ont fait le siège pour revendiquer des droits.

Le Soudanais James Ring, fait partie de ceux qui sont à l'origine du mouvement. «Quand un employé immigrant avait un problème avec un superviseur, c'était courant de le voir perdre son emploi. Il y avait beaucoup de discrimination», raconte-t-il.

Ce conflit a divisé tout le monde. Les patrons et les grévistes, les immigrants et ceux qui ne le sont pas, et même les immigrants entre eux. Sa-Eva Katusevanako n'était pas d'accord avec cette grève. Il faisait partie des briseurs de grève. Malgré cela, il reconnaît qu'il y avait un problème au sein de l'entreprise.

«Il y avait un règlement qui disait que lorsque deux employés se battaient, ils étaient renvoyés. Un jour, un Soudanais s'est battu avec deux Blancs. Le Soudanais a perdu son emploi, pas les deux autres.»

Après 24 jours, dans une proportion de 56%, les employés ont convenu d'une entente avec la direction. Cet épisode, à la fois héroïque et tragique, a été immortalisé par la cinéaste Dana Inkster qui a réalisé le film 24 Days in Brooks. Produit par l'ONF, le documentaire a été projeté en première il y a quelques semaines à Calgary.

«Ça été une expérience inspirante pour la Canadienne que je suis, dit-elle. J'ai réalisé à quel point nous sommes privilégiés de vivre ici. Malgré cela, on se plaint tout le temps. Pendant ces semaines, j'ai vécu à côté de véritables survivants.»

Le bar trait d'union

Ce conflit a également meurtri la population qui, pendant cette période, est devenue une sorte de symbole d'intolérance. "Tous les projecteurs étaient braqués sur nous, se souvient Dan Quinn. Je crois que ça va prendre deux ou trois générations avant de retrouver un certain équilibre."

Dans la foulée, la directrice du centre Global Friendship, organisme qui tente de tracer un trait d'union entre les nouveaux arrivants et la population, a ouvert un bar qui servira, espère-t-elle, à rapprocher les habitants et les immigrants.

"Ça s'appelle Salt and Pepper et l'idée est d'éviter qu'il y ait des affrontements comme c'est le cas dans d'autres bars de la ville", dit Doreen Medway.

Quant à la direction de la Lakeside Packers, elle a décidé d'engager moins d'Africains. Elle mise maintenant sur des immigrants des pays d'Europe de l'Est.

AlbertaLA POPULATION

> Population totale: 2,9 millions

> Immigrés: 438 335

> Minorités visibles: 329 925

> Musulmans: 49 500

> Sikhs: 23 470

> Juifs: 11 085

Le nombre d'immigrés a augmenté depuis 5 ans, mais les données de 2006 ne sont pas encore disponibles

Source : Recensement de 2001, Statistique Canada.

LES PLAINTES

Entre 2001 et 2005, la Commission des droits de la personne de l'Alberta a reçu un total de 498 plaintes pour discrimination fondée sur l'ascendance, le lieu d'origine, la race ou la couleur de peau. Au cours des deux dernières années, ce nombre a fait un bond spectaculaire, passant à 306 pour la seule année 2005-2006 et à 214 pour 2006-2007.


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