Samedi 30 décembre 2006
Membre du bureau politique du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), Kayed Al-Ghoul évoque la crise interne sur la scène politique palestinienne et l’éventuelle tenue d’élections anticipées.
sur http://hebdo.ahram.org/

Al-Ahram Hebdo : Malgré l’accord du cessez-le-feu conclu entre le Fatah et le Hamas, l’impasse politique reste entière. Comment régler les différends politiques qui opposent les deux parties ?

Kayed Al-Ghoul : Nous devons nous attaquer au dossier politique, la clé de la solution de la crise actuelle. Cette solution ne se fera qu’à travers le dialogue politique global et non pas bilatéral afin de trouver une issue à la formation d’un gouvernement d’union nationale, conformément à la charte de l’entente nationale et suivant un calendrier précis sur lequel s’accorderont toutes les parties, dont le FPLP. Si nous ne parvenons pas à un résultat, nous devrons rechercher une alternative à travers la tenue d’élections anticipées, mais aussi en recherchant une entente active entre les parties concernées.

— Y a-t-il effectivement une possibilité que le dialogue s’élargisse pour englober les forces autres que le Hamas et le Fatah ? Les deux mouvements ont-ils accepté que le FPLP et les autres factions rejoignent le dialogue ?

— Nos confrères du Hamas et du Fatah nous ont informés qu’ils étaient d’accord pour élargir le dialogue aux autres factions. Nous estimons que les deux mouvements ont réalisé que le dialogue bilatéral n’a pas abouti à des résultats concrets. Par conséquent, il est devenu important d’élargir le dialogue.

— Vous venez d’évoquer la tenue d’élections anticipées comme une possible issue à la crise. Etes-vous donc d’accord avec le président Mahmoud Abbass sur cette question ?

— Jusqu’à ce moment, nous incitons au dialogue parce que nous avons toujours cru et nous continuons à croire en l’importance de l’entente. La réalité palestinienne nous impose d’unifier nos institutions et nos forces face à l’occupation. N’oublions pas qu’il existe des équilibres des forces qui nous imposent de parvenir à une entente pour faire aboutir tout accord auquel nous parvenons. Nous essaierons d’éviter des élections anticipées. Abou-Mazen aurait dû accorder plus de temps au dialogue, qui aurait dû englober toutes les factions, et pas seulement le Fatah et le Hamas. Surtout que le dialogue bilatéral a conduit à des divergences qui ne se limitent guère aux deux parties concernées mais s’étendent à d’autres, y compris le FPLP. Différents courants sur la scène palestinienne rejettent le gouvernement d’union nationale, et veulent imposer leur choix d’élections anticipées. Nous avons remarqué qu’Abou-Mazen n’a pas fixé de date pour ces élections, ce qui nous donne le temps de poursuivre le dialogue. Nous espérons progresser, là où le dialogue national a échoué. Dans ce cas nous aurons réussi à nous éloigner des élections anticipées et leurs répercussions. Ce qui importe actuellement c’est de recommencer le dialogue qui nous conduira probablement à des résultats tangibles.

— Quelles sont les conditions nécessaires pour que l’accord du cessez-le-feu tienne ?

— D’abord, il faut réactiver le rôle du Conseil de sécurité national présidé par le président et regroupant le premier ministre, le ministre de l’Intérieur et les responsables des appareils sécuritaires dans l’objectif d’unifier le plan sécuritaire afin de mettre un terme au débordement sécuritaire sur la scène palestinienne. Il est de son ressort également d’unifier l’action des appareils de sécurité pour en fin de compte contrecarrer les groupes qui sont hors la loi. De leur côté, les factions doivent se réorganiser de manière à stopper toutes les manifestations armées et éviter tout débordement dans les rues.

Achraf Aboul-Houl

par Achraf Aboul-Houl (FPLP) publié dans : Palestine
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Samedi 30 décembre 2006
Analyse du Front démocratique pour la libération de la Palestine

samedi 18 novembre 2006 sur http://alternatives-international.net/

Comme nulle part ailleurs dans le monde, le quart de la population a connu le goût amer des prisons sionistes

Nulle part en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza on ne trouve de famille ou au moins un membre si ce n’est tous les membres ont connu le goût amer de l’arrestation ou de l’enlèvement par les forces d’occupation sioniste.

Le 28 octobre 2006, un rapport statistique publié par le ministère des Affaires carcérales a révélé que presque 800 000 hommes, soit 25% de la population, ont été arrêtés par les autorités israéliennes depuis l’occupation des terrritoires palestiniens en 1967. Dans son rapport, le ministère indique que les forces sionistes, pour capturer un militant recherché, utilisent souvent, comme moyen de pression, l’arrestation de familles entières de 5 membres ou plus, des dizaines de membres de la famille et des voisins.

Des milliers de prisonniers

Les statistiques signalent que 10 500 prisonniers palestiniens et d’autres nationalités arabes sont distribués dans 30 prisons sionistes, alors que d’autres évaluations établissent ce chiffre à 12 000.

En ce qui concerne les souffrances, le rapport signalent que les prisonniers souffrent de conditions dures et inhumaines, qui violent les droits humains les plus fondamentaux, étant donné que les conditions et les mauvais traitements ne ressemblent à ceux d’aucun pays au monde.

La détérioration des conditions vécue par les prisonniers s’est agravée Durant l’Intifada d’Al-Aqsa, qui a commencé en 2000. Dans les prisons, d’horribles assassinats et des tortures physiques et psychologiques sont commis. Des faits semblales a ceux qui sont survenus dans la prison d’Abou Grahib, dont les photos ont fait le tour du monde, ont lieu chaque jour depuis des années dans les centres de détention sionistes.

50 000 opérations d’arrestation

Les enquêtes du ministère palestinien confirment que l’armée d’occupation a mené plus de 50 000 opérations d’arrestation au cours de l’actuelle Intifada de Al-Aqsa. Avant le commencement du soulèvement palestinien, le nombre de prisonniers était de 1 500. Aujourd’hui il est de 10 500, certains d’entre eux se trouvant dans des prisons secrètes telles que la prison numero 1391.

Femmes derrière les barreaux

Des enfants et des femmes ont également été victimes d’enlèvements au cours de l’Intifada d’Al-Aqsa. Plus de 500 citoyennes ont été arrêtées et emprisonnées. Il en reste encore 120 en prison, dont trois ont accouché derrière les barreaux.

Les femmes palestiniennes emprisonnées souvent de dures conditions : elle sont soumises à des traitements humiliants et inhumains et tous les jours à des fouilles provocatrices. Souvent elles entreprennent des grèves de la faim pour réclamer leur droits et le droit à la dignité, qui sont constemment violés par les autorités carcérales.

Répression contre les enfants

En ce qui concerne les mineurs, au cours de l’Intifada palestinienne, les forces d’occupation en ont arrêté plus de 5 000, et il en reste encore 400 d’entre eux. Plus de 95% de ces enfants sont torturés, particulèrement par l’administration de coups, sévice connu sous le nom de « fantôme » : les tortionnaires étirent les mains et les pieds des prisonniers, étirent leurs membres et couvrent leur tête d’un sac. Des centaines de mineurs ont atteint l’âge de 18 ans derrière les barreaux.

Ces enfants n’ont pas droit à un traitement spécial en raison de leur âge : ils sont privés de les droits les plus fondamentaux institués pour les enfants par les documents universel des droits de la personne. Les mauvais traitements et la torture contre les enfants constituent une violation flagrante des instruments de droit international, qui comprennent, entre autres, le droit de ne pas être séparés des membres de leur famille. Mais les forces d’occupations, sous de faux pretexts invoquant la sécurité, empêchent les visites des parents.

La torture partout

En ce qui concerne les prisons et les centres de détention sionistes, le ministère palestinien affirme dans son rapport qu’Israël est le seul pays au monde qui a introduit la pratique de la torture dans sa législation, alors qu’elle est interdite partout dans le monde sous quelque forme que ce soit. L’État israëlien a légalisé la torture dans ses institutions militaires et judiciaires et permet à ses tortionnaires de l’utiliser.

Les organes de sécurité ont inventé plus de 70 methodes de torture physique et psychologiques, telles que le « fantôme » décrit ci-dessus, la mise du prisonier dans un réfrigérateur, la privation de sommeil, l’isolement, les coups dans l’estomac, sur la tête, sur les blessures et sur les organes génitaux, la fracture des côtes, les crachats sur la figure, le maintien forcé du prisonnier debout pendant des heures, l’arrestation et la torture de parents du prisonnier devant celui-ci.

Plusieurs torturés sont morts sans que l’on puisse savoir comment ils ont été torturés. Un grand nombre de survivants ont décrit les tortures qu’on leur a infligées et certains ne se sont toujours pas remis de leur expérience plusieurs années après.

Il y a quelques mois, le quotidien sioniste Ha’aretz a révélé que les tortionnaires qui interrogent les prisonniers éprouve du plaisir à le faire parce qu’ils voient les Palestiniens comme des ennemis. Le journal expliquait que cette conduite inhumaine contre les prisionniers est due au fait que l’interrogateur et le soldat savent qu’ils ne seront pas questionnés ou punis pour leurs actes, et qu’au contraire ils reçoivent tout l’appui de leur collègues et de leurs supérieurs.

Jusqu’à présent aucun officier sioniste n’a été traduit en justice ou interrogé pour les crimes de guerre commis dans les centre d’interrogatoire et dans les lieux de détention parce que la loi les protège et empêche toute poursuite contre eux.

par FDLP publié dans : Palestine
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Mardi 26 décembre 2006
Toute la journée les médias nous ont rabattu les oreilles avec les "mesures d'apaisement" du gouvernement israélien : "promesse" du versement d'une petite partie des taxes douanières qu'il avait détournées, de la libération de quelques dizaines de prisonniers palestiniens sur les 10 000 détenus, de laevée de 24 barrages sur plus de 400. Mais le masque est tombé ce soir voici ce que le gouvernement appelle des mesures d'apaisement selon dune dépèche de l'agence AP :

  mardi 26 décembre 2006, 16h12
Feu vert israélien à la construction d'une nouvelle implantation en Cisjordanie

JERUSALEM (AP) - Israël a donné son feu vert à la construction d'une nouvelle implantation dans le nord de la Cisjordanie, pour y héberger d'anciens colons de la Bande de Gaza, a-t-on annoncé mardi de sources officielles.

Israël va ainsi à l'encontre de sa promesse de mettre un point final à la construction d'implantations.

Les travaux avaient commencé depuis plusieurs mois à Maskiot, mais n'ont reçu le feu vert final du ministère de la Défense que la semaine dernière, a expliqué Dubi Tal, chef du conseil régional de la Vallée du Jourdain. Cette nouvelle colonie abritera dans un premier temps 23 familles évacuées de Gaza, pour compter à terme une centaine de familles, et d'ici deux à trois semaines, la construction des logements provisoires va débuter, a-t-il ajouté.

Saeb Erekat, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas a condamné cette construction et appelé le gouvernement israélien à revenir sur cette autorisation, jugeant qu'elle violait le nouvel esprit de coopération inauguré par la rencontre de samedi entre Abbas et le Premier ministre israélien Ehoud Olmert. "Quel message cherchent-ils à envoyer?", s'est-il interrogé.

Ce premier sommet le week-end dernier avait pour objectif de progresser dans la foulée de la trêve israélienne en vigueur dans la Bande de Gaza. Malgré cette trêve, six roquettes artisanales ont été tirées par les Palestiniens sur Israël mardi, sans faire de dégâts ni blessés. Dans le même temps, l'armée israélienne a blessé grièvement un Palestinien près de la frontière, Tsahal affirmant que deux hommes étaient en train de saboter la barrière, tandis que les responsables palestiniens disent qu'il s'agissait d'un agriculteur. AP

par Résister publié dans : Palestine
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Lundi 25 décembre 2006
Une journée banale au tribunal de Marseille, où nous étions relativement nombreux pour soutenir nos camarades expulsés, non sans papiers, mais sans autorisation de séjour.

Samedi 23 et dimanche 24 décembre 2006, Centre du Canet, centre administratif de rétention (comme chacun sait, celà n'a rien à voir avec la détention : les "hébergés" ne sont pas en cellules mais en chambres, mais pour tout ce qui se passe en-dehors du centre, ils sont "accompagnés" et menottés et souvent malmenés).

Les juges de la liberté et de la détention (le mot est bien laché) - soit les J.L.D. - avaient à examiner, entre autres, les cas des 12 personnes de nationalité algérienne qui avaient été expulsées et embarquées sur le navire "Danielle Casanova" à destination d'Oran. Là-bas, les autorités n'en avaient pas voulu et les avaient fait réembarquer pour Marseille sur le même bâteau.

De retour à Marseille, ils avaient été appréhendés par la Police et ramenés au Centre du Canet.

Leur avocat avait en vain soulevé une irrégularité le 23 et il est revenu le 24 : la mesure d'expulsion avait bien été exécutée puisqu'ils avaient été reconduits à la "frontière" (en l'occurrence la limite des eaux territoriales et à fortiori le quai d'Oran) et pour les "retenir" il eût fallu une autre décision du Préfet.

Celui-ci demandait leur maintien en soulevant que l'arrêté d'expulsion n'avait pas été exécuté puisque, se retrouvant à Marseille; en quelque sorte, ils n'avaient pas quitté le territoire français !

Le juge a fait droit à la demande du Préfet, arguant qu'il n'y avait pas preuve matérielle du refus des autorités algériennes de demeurer sur leur territoire et que l'avocat ne pouvait présenter que des coupures de journaux relatant cette péripétie. En bref, ils étaient, sont et demeurent, au centre du Canet, territoire bien français  ...

Nos camarades algériens restent donc en "rétention".

L'avocat compte faire appel pour eux et IL A 24 HEURES SEULEMENT POUR LE FAIRE.
Un 24 décembre ...

Ce soir, demain, pensons à nos camarades et agissons. Faisons un barrage à tous les promoteurs de ces mesures inhumaines.

Mais il y a des moments où l'on n'est pas fier que la justice soit rendue en notre nom à chacun de nous.
par Resf 13 publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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Lundi 25 décembre 2006
l'association Pateras de Vida au Nord du maroc a appris avec inquietude les dernieres nouvelles de raffle qui a touché les immigres subsahariens au maroc dans les quartiers populaires hay  takadoum; hay nahda y hay yaakoub mansour de rabat et qui a tenu comme resultat l'arrestation de plus de 300 immigrés subsahariens par les autorites policieres de rabat et tous ont eté conduit dans quatres autoicars de rabat vers oujda.
L'association Pateras de Vida au nord du maroc denonce la violation de l'article 26 de la loi marocain de l'emigration et le sejour des etrangers marocains qui protege les demandeurs d'asile au maroc; comme on confirme les positions suivantes:
-nous denonçons le refoulement collectif des immigrés subsahariens par les autorites marocaines vers les frontieres de l'algerie.
-Nous interpellons le gouvernement marocain de veilller au respect des droits des immigrés au maroc surtout ceux qui ont le statut des refugiés.
- nous condamnons le traiement inhumain des forces de police marocaine qui ont procedé a des raffles brutales contre les immigrés subsahariens aux peripheries de rabat ces deux jours derniers.
- Nous revendiquons aux forces democratiques marocaines et aux organisations de droits humains du maroc de se mobiliser immediatemment pour arreter ces violations graves des droits humains par les autorites du maroc.
- Nous demandons au gouvernement du maroc le rejet de politique de fermeture de frontieres adopteé par notre pays le maroc en contrepartie  des miettes d'euro.


         Secretariat de Pateras de vida 23/12/2006.

          Larache.Maroc.
par association Pateras de Vida publié dans : Sans papiers / travailleurs immigrés
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