Résister !http://www.resister.biz/2005-06-14T17:55:44Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngEspace consacré aux luttes sociales et politiques, à la solidarité internationalehttp://www.resister.biz/article-20929147.htmlL’Union pour la Méditerranée un pacte contre les peuples2008-07-02T16:50:17Z2008-07-02T16:45:00Z<img src="http://idata.over-blog.com/0/08/24/30//SDC10061.jpg" />
La Rencontre nationale des comités pour un Nouveau parti anticapitaliste, réunie les 28-29 juin s’insurge contre le prochain sommet de chefs d’Etat initié par Nicolas Sarkozy, lançant «
L’Union pour la Méditerranée » les 13 et 14 juillet prochain à Paris.
Ce que les gouvernants de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen veulent ici avaliser, c’est un véritable pacte criminel contre les
peuples. Pour les puissances du nord de la Méditerranée, il s’agit d’accéder librement au marchés du sud au prix d’un nouveau démantèlement de ces économies fragiles d’une part; et il s’agit
d’autre part de mener une politique d’exception contre l’immigration - guerre maritime contre les « boat-people », sous-traitance de la gestion des flux migratoires aux pays de premières
frontières extérieures pour empêcher l’arrivée sur le territoire européen des populations africaines. La libre circulation, ce serait bon pour les capitaux et les patrons, pas pour les êtres
humains, notamment les plus pauvres…
Pour les dictateurs du sud de la Méditerranée, il s’agit de garantir l’impunité de leur régimes gangrenés par la corruption et écrasement de
toute opposition politique ou sociale. Ainsi, la répression du soulèvement du bassin minier de Gafsa en Tunisie et de la ville de Sidi Ifni au Maroc viennent de faire plusieurs morts sans
provoquer aucune réaction des gouvernements de l’Union Européenne. Enfin pour Israël, il s’agit d’obtenir la normalisation de ses relations avec les pays arabes tout en continuant à coloniser et
étrangler les territoires palestiniens.
Face à la parade du 14 juillet des oppresseurs unis contre les peuples de Méditerranéen, nous appelons à rejoindre toutes les initiatives
unitaires organisées en France en solidarité avec ces peuples, à populariser les luttes sociales actuelles contre les dictatures du pourtour méditerranéen, pour la liberté de circulation, pour
des conditions de vie dignes, pour la démocratie et les droits sociaux.
Déclaration de la coordination nationale des comités pour un Nouveau Parti Anticapitaliste .29 juin 2008
http://www.resister.biz/article-20915289.htmlRASSEMBLEMENT JEUDI 10 JUILLET À 18H, DEVANT LE MINISTÈRE DE LA JUSTICE, PLACE VENDÔME À PARIS2008-07-02T07:25:08Z2008-07-02T07:19:00Z<img src="http://idata.over-blog.com/0/08/24/30//arton162-c6f9c.jpg" />
mercredi 2 juillet 2008
SOUTIEN AUX SYNDICALISTES KANAK JUGÉS EN
APPEL LE 15 JUILLET À NOUMÉA
APPEL À TOUS LES SYNDICALISTES ET À TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI SOUTIENNENT L’USTKE DANS SON COMBAT POUR LA DIGNITÉ ET LA JUSTICE : La lutte pour les libertés syndicales et politiques
en Kanaky nous concerne tous. On voit partout en France des tentatives de criminalisation du mouvement social, la solidarité avec les travailleurs de Nouvelle-Calédonie ne peut que renforcer
les luttes de tous ceux qui combattent ce système.
PLUS DE 50 MILITANTS DE L’USTKE SERONT JUGÉS EN APPEL AU TRIBUNAL DE NOUMÉA LE 15 JUILLET, CONDAMNÉS POUR AVOIR PARTICIPÉ À UNE MANIFESTATION DE SOLIDARITÉ AVEC LES GRÉVISTES DE CARSUD
(VEOLIA) : 30 À DES PEINES D’AMENDES, 22 À DES PEINES DE PRISON FERME (ALLANT JUSQU’À UN AN FERME) !
NOUS APPELONS À UN RASSEMBLEMENT JEUDI 10 JUILLET À 18H, DEVANT LE MINISTÈRE DE LA JUSTICE, PLACE VENDÔME À PARIS, POUR FAIRE PRESSION SUR LE PARQUET DE NOUMÉA ET RÉCLAMER
LA RELAXE DE TOUS LES SYNDICALISTES.
collectif Solidarité Kanaky http://solidaritekanaky.org/
http://www.resister.biz/article-20788101.htmlInfo Faso Luttes2008-06-27T08:25:12Z2008-06-27T08:14:00ZInfo Faso Luttes c'est le nom du blog créé suite aux manifestations émeutes contre la vie chère qui secouent le pays depuis le mois de
février.
Vous y trouverez également des photos de la répression violente de la lutte des étudiants à Ouagadougou le 17 juin 2008.
Allez sur Info Faso Lutteshttp://www.resister.biz/article-20784321.htmlNON à la Méditerranée du BUSINE$$, OUI à la Méditerranée des PEUPLES2008-06-27T16:29:16Z2008-06-26T23:39:00Z<img src="http://idata.over-blog.com/0/08/24/30//Med-business-1.jpg" />
Les 3 et 4 juillet prochains auront lieu à Marseille les MED BUSINESS DAYS : 3 000 patrons de 39 pays seront rassemblés pour, selon les termes de la
présidente du Medef, " faire entendre la voix du monde des affaires sur la nécessaire intégration de la région euro-méditerranéenne". En plus de Laurence Parisot est annoncée la participation de
Nicolas Sarkozy, François Fillon, Christine Lagarde, Ernest-Antoine Seillière...
Alors que les peuples d'Europe et de la Méditerranée paient toujours plus cher la crise économique, les organisations ci-dessous appellent les
citoyens à se mobiliser de manière la plus large et visible possible face à cette insolente célébration du Business.
Notre responsabilité est importante, car la présidence française de l'Union européenne commence le 1er juillet, et le 13 juillet sera lancée à
Paris une " Union pour la Méditerranée ". Les accords euro-méditerranéens de libre-échange aggravent la situation des peuples de la région, et divisent les pays africains entre le Maghreb et
l'Afrique noire. Nous affirmons donc notre rejet catégorique des politiques anti-sociales, répressives et néo-coloniales dont Sarkozy s'est fait le porte-parole le plus intransigeant.
L'horizon international s'obscurcit. En rejoignant le haut-commandement de l'Otan, la France est maintenant la meilleure alliée de Bush.
Sarkozy s'est récemment déclaré prêt à attaquer l'Iran aux côtés des Etats-Unis, puis il s'est rendu en Israël pour proposer de vendre le nucléaire français. Au même moment, le parlement européen
a osé voter la directive de la honte, permettant d'enfermer les travailleurs étrangers jusqu'à 18 mois.
Mais de l'autre côté, les peuples entrent en résistance. La victoire du NON au réfendum irlandais sur le traité de Lisbonne, après les
référendums en France et Hollande, montre que la majorité des Européen-ne-s ne sont pas dupes. De même, les émeutes et les fortes manifestations qui se développent au Maroc et en Tunisie font
voir une réalité que les dictateurs protégés de la France ont du mal à masquer par la répression.
Ce cocktail de milliardaires et de ministres est une provocation. Montrons-leur qu'ils ne sont pas les bienvenus dans notre ville.
Montrons-leur que les Marseillais et les Marseillaises savent se mobiliser aux côtés des peuples voisins. Le 3 juillet, faisons entendre la voix d'une autre Europe, et d'une autre
Méditerranée.
Pour plus d’infos : http://www.medbusinessdays.com/
A l’heure où Sarkozy prendra la parole au Pharo, nous prendrons la rue :
JEUDI 3 JUILLET - 18 h -Vieux-Port
Chacun-e peut amener de quoi faire le plus de bruit possible, casseroles, instruments, pétards...
Premiers signataires : Aix-Solidarité, Les Alternatifs, Alternative libertaire, CUAL 1er arrondissement, Comités NPA, LCR, LDH, Solidaires 13,
Sud-Etudiant, Survie 13...
affiche-3-juillet.pdf
TRACT-3-juillet-6.pdf
http://www.resister.biz/article-20772631.htmlLettre ouverte à Monsieur le Président de la République Algérienne2008-06-26T16:25:06Z2008-06-26T16:12:00Z
DROITS DEVANT !!
Le 25 juin 2008
Monsieur le Président,
Comme vous le savez, la politique d'immigration menée par la France, et plus
généralement par l'Union Européenne, se concentre aujourd'hui principalement sur la répression et la criminalisation des
sans-papiers et des candidats à l'émigration, au mépris de leurs droits humains les plus élémentaires. Les sans-papiers, présentés comme des profiteurs ou des délinquants, sont
utilisés comme boucs émissaires par une classe politique incapable de résoudre les problèmes économiques et sociaux des
sociétés française et européenne.
C'est une véritable chasse aux sans-papiers qui s'installe au quotidien, où seul
compte le quota d'arrestations et d'expulsions à atteindre, où la dimension humaine s'efface complètement derrière l'obsession
du chiffre et de la froide rentabilité. Les conséquences de cette politique, ce sont la peur au quotidien, des familles déchirées, des vies brisées. Cela va
parfois même jusqu'à la mort, comme dernièrement pour le sans-papiers tunisien placé dans le « centre de rétention administrative » de Vincennes (près de Paris), alors que son état de santé n'était apparemment
pas compatible avec l'emprisonnement. La révolte des détenus puis l'incendie qui ont suivi ce décès montrent bien l'absurdité de cette politique d'industrialisation de l'expulsion.
La militarisation des frontières de l'Europe qui est le corollaire de cette
politique est également directement responsable des drames qui se produisent régulièrement dans l'Atlantique ou la Méditerranée,
puisqu'elle oblige les candidats au départ à prendre toujours plus de risques pour
contourner les nouvelles barrières qui sont érigées.
Cette situation inacceptable concerne directement des milliers de vos compatriotes
qui vivent et travaillent en France, depuis des années, mais qui sont pourtant toujours privés de titre de séjour. Comment
accepter que ces hommes, femmes, familles, subissent la peur quotidienne de
l'expulsion, alors qu’ils ont toutes et tous une place légitime dans la société française, élèvent leurs enfants et contribuent par
leur travail à l’économie des deux pays ?
Le récent mouvement des travailleurs sans-papiers – notamment algériens – qui se
sont mis en grève dans des dizaines d'entreprises françaises pour exiger leur régularisation a en effet permis de démasquer une
hypocrisie entretenue par le patronat et le gouvernement français : tous les
sans-papiers travaillent, qu'ils soient déclarés, en contrat à durée indéterminée, en interim, ou « au noir ». Ils apportent une
contribution fondamentale à l'économie française, dans des secteurs manquant de main d'œuvre comme la restauration, le bâtiment, le nettoyage, le jardinage, les services à la
personne... en même temps qu'ils sont des acteurs majeurs du développement de leurs pays d'origine par l'argent qu'ils y
rapatrient. Ils sont les « délocalisés sur place » des secteurs d'activité non
délocalisables. Ils effectuent les tâches les plus pénibles dans des conditions de travail indignes, pour le plus grand
bénéfice d'un patronat qui connaît parfaitement leur situation et en profite
largement.
Dans ce contexte, nous souhaitons vous interpeller sur deux points qui concernent
particulièrement les travailleurs sans-papiers algériens en France :
- L'administration française, vous le savez, doit disposer d'un document de voyage
(passeport ou laissez-passer consulaire) pour pouvoir procéder à une expulsion. La plupart des sans-papiers étant dépourvus de
passeport valide, l'administration française se tourne donc
quotidiennement vers les consulats algériens pour obtenir lesdits laissez-passer,
et, bien trop souvent, ces consulats accèdent aux demandes françaises. Chaque expulsion est un drame personnel, une vie
brisée. C'est aussi bien souvent une catastrophe pour la famille restée au pays,
qui jusque là bénéficiait de l'argent rapatrié. C'est enfin un véritable racket organisé par l'État français, qui encaisse, après
les avoir expulsés, les cotisations sociales (maladie, chômage, retraite) versées par les travailleurs sans-papiers durant leur séjour en France.
Pour ces raisons, nous vous demandons que soit mis fin à la politique de délivrance des laissez-passer par les consulats algériens en France.
- La loi française du 20 novembre 2007 a introduit la possibilité de régulariser
des travailleurs et travailleuses sans-papiers, sur la base de leurs fiches de paye ou d'une promesse d'embauche. Cette
disposition a déjà été appliquée à environ 500 travailleurs sans-papiers en grève qui, par leur courage et leur détermination, ont obligé le gouvernement
français à les régulariser. Mais le gouvernement français affirme que cette
possibilité de « régularisation par le travail » ne s'applique pas aux ressortissants algériens. Il invoque le fait que l'accord
franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit la délivrance des titres de séjours
aux algériens résidant en France, ne prévoit pas cette possibilité de régularisation par le travail. Il s'agit à l'évidence
d'une décision politique arbitraire, puisque l'administration française dispose
d'un pouvoir discrétionnaire en matière de régularisation. Il y a donc manifestement une discrimination spécifique à l'encontre
des travailleurs sans-papiers algériens. Nous demandons donc à votre gouvernement d'intervenir auprès du gouvernement français pour lui demander de mettre fin à
cette discrimination inacceptable en procédant à la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers algériens en
France.
Nous savons les pressions intenses, politiques et économiques, que le gouvernement
français exerce pour imposer à tout prix sa politique « d'immigration choisie », qui s’inscrit dans la continuité du
colonialisme.
Refuser cette politique est une impérieuse nécessité pour ces milliers de
citoyennes et citoyens algériens qui, au regard de l’histoire, ont la légitimité de vivre et travailler en France.
Recevez, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.
DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS DE L’ASSOCIATION DROITS DEVANT
!!
Les co-présidents :
Monseigneur Jacques GAILLOT
Professeur Albert JACQUARD
Le porte parole :
Jean-Claude AMARA
La secrétaire générale :
Denise CHAUTARD
http://www.resister.biz/article-20771835.htmlOuverture du site palestinecalling2008-06-26T15:50:06Z2008-06-26T15:39:00Z
www.Palestinecalling.org est un site sur lequel des films, des vidéos et des photos
sélectionnés, d’artistes palestiniens et non-palestiniens, peuvent être téléchargés ou achetés sur support DVD.
Il ne s’agit pas d’une base de données de documents anciens ou récents, ni d’une cinémathèque regroupant l’ensemble des films et vidéos
portant sur la réalité palestinienne, mais plutôt d’une galerie d’art moderne en ligne :
toutes les œuvres sont strictement sélectionnées selon deux critères : leur valeur artistique et/ou leur qualité humaine
exceptionnelle.
La vocation première de ce site est de rendre les Palestiniens visibles à travers
des œuvres d'art numériques.
Le site fonctionnera également comme un musée ambulant de la vie des Palestiniens dans les Territoires occupés, en Israël et partout dans le
monde.
À ce titre, il collaborera avec des musées, des galeries d’art, des centres culturels, des universités, des festivals de cinéma et autres pour
exposer ses collections dans des lieux réels.
Des programmes « clé en main » ou « à la carte » sont disponibles sur le site. Pour chaque manifestation, le Comité directeur nommera un
commissaire responsable de la programmation.
http://www.resister.biz/article-20734533.htmlArrestation du porte-parole du mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa, M. Adnène HAJJI2008-06-25T09:35:16Z2008-06-25T09:28:00Z
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
Communiqué
La police Tunisienne a procédé , le dimanche 22 juin 2008 vers deux heures du matin, à l'arrestation de M. Adnène Hajji, secrétaire général du
syndicat de l'enseignement de base de Redaïef et l'un des principaux animateurs du mouvement de protestation au bassin minier de Gafsa. Son épouse. Mme Jomâa Hajji s'est présentée au poste de
police de Redaïef pour demander des nouvelles de son mari et lui procurer ses médicaments.
Les policiers ont nié son arrestation et ont refusé de prendre son médicament.
Par ailleurs, les militants les plus engagés pour « le Combat pour la dignité » sont recherchés par la policière et par l’armée. Il
s’agit notamment de Adnène Hajji, Béchir Labidi, Taïeb Ben Othmane, Hassen Ben Abdallah, Belgacem Ben Abdallah, Adel Jayyar, Tarek Halimi, Boujemaâ Chraïti.... C’est ainsi que la police a
effectué cette nuit du 22 juin 2008, une descente au domicile du syndicaliste de M. Béchir Labidi et a interpellé, à sa place, son fils Ghassen. D’autres descentes similaires ont eu lieu aux
domiciles de Adel Jayyar, Taïeb Ben Othmane, Béchir Labidi et Tarek Halimi et d'autres syndicalistes et militants du mouvement.
Depuis le 6 juin dernier, date de la mort par balles du jeune Hafnaoui Maghzaoui, et la blessure de 27 autres, dont plusieurs gravement,
la ville de Redaïef vit sous le contrôle de la police et de l’armée : ses quartiers et rues sont occupés par les forces de l’ordre qui provoquent et humilient la population dont une partie
préfère se réfugier dans les montagnes limitrophes. Des arrestations et des détentions au secret sont signalées, des dizaines de condamnations à l'emprisonnement ont été prononcées lors de procès
iniques.....
Encore une fois, en réponse aux revendications légitimes de la population, le pouvoir tunisien répond par la répression pour faire taire toute
expression et toute velléité de lutte pour les droits fondamentaux à l’emploi et à la justice sociale.
Le CRLDHT dénonce cette nouvelle escalade de violence exercée à l’encontre de la population de Redaïef, paralysée par un impressionnant
arsenal répressif afin d’interdire la moindre manifestation pacifique et mettre un terme à ce combat de la dignité.
Il appelle à la libération immédiate de M. Adnène Hajji et à l'arrêt de la politique de chasse à l'homme qui vise les animateurs du mouvement
de protestation pacifique.
Il s’élève contre cet état de siège non déclaré que vit le bassin minier de Gafsa et notamment la ville de Redaïef et appelle à
une campagne de solidarité internationale pour la libération de touts les détenus.
Il salue le combat de toutes ces femmes et tous ces hommes, là où ils sont, qui honorent la Tunisie et leur exprime son engagement total
à leurs côtés.
Paris, le 23 juin 2008.
_________________________________________________
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l'Homme
21ter rue Voltaire - FR-75011 PARIS - Tel/Fax : +33.(0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
http://www.resister.biz/article-20726818.htmlPour une Méditerranée des luttes !2008-06-24T22:30:10Z2008-06-24T22:21:00Z
Déclaration commune :
Pour une Méditerranée des luttes !
pour la paix, la justice sociale, le droit des peuples et les libertés !
contre le colonialisme et l’impérialisme !
Manifestons samedi 5 juillet
Loin d’être novatrice, l’Union pour la Méditerranée se place en réalité dans la droite ligne du processus de Barcelone lancé en novembre 1995
par l’Union européenne (UE), et est présentée par Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, comme « un coup de jeune du Processus de Barcelone ». Tous les pays de l’UE y sont
invités ainsi que 11 États du Sud et de l’Est de la Méditerranée (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Syrie, Turquie, Albanie et Mauritanie) et l’Autorité palestinienne, qui
n’a pas de souveraineté.
Inquiétant lorsque l’on connait le contenu de ce processus et ses conséquences. Car si la « coopération » euro méditerranéenne a bien des
finalités, elles sont d’une banalité peu surprenante.
Économiques tout d’abord, avec la construction d’un espace de libre-échange et de libéralisation du marché d’ici 2010. Celle-ci se concrétise
par des privatisations et dans la suite logique par la prise en main des entreprises par des groupes capitalistes du Nord. Une politique qui a bien entendu des conséquences sociales dramatiques :
licenciements, augmentation des inégalités avec le développement de bourgeoisies locales quand les peuples restent dans la misère (difficultés d’accès aux droits fondamentaux – soins,
alimentation, travail, logement, éducation, etc. –, hausse des prix, etc.). Le ministère français des affaires étrangères le dit très clairement sur son site Internet, au sujet des relations
entre la France et le Maghreb : « Les pays du Maghreb (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie) [constituent] un marché et un partenaire économique : nous sommes le premier fournisseur de la
Tunisie, de l’Algérie et du Maroc. L’ensemble du Maghreb ouvre de bonnes perspectives d’avenir : réformes, privatisations, grands chantiers et nouveaux marchés lié à la modernisation
».
Les enjeux sont aussi « sécuritaires », à travers notamment les prétendues luttes contre le terrorisme et la corruption. Inefficiente pour la
seconde, car trop d’intérêts sont en jeu et que la corruption est érigée en véritable mode de gouvernance, elles sont utilisées comme argument pour jeter des militants, notamment des jeunes, en
prison. En effet, les atteintes aux droits humains, la torture, la répression des opposants, le musellement des libertés d’association et de presse, la mise en place de législations liberticides
d’exception sont le lot quotidien des populations du sud de la Méditerranée. Et bien sûr, derrière le mot sécuritaire se profile le sujet de l’immigration. Parce que cet espace méditerranéen est
aussi celui d’une maîtrise accrue, violente et meurtrière des migrations : moyens de contrôle et répression (notamment maritimes) renforcés, sous-traitance de la gestion des flux migratoires aux
pays de premières frontières extérieures (Maroc, Algérie, Libye et Mauritanie notamment) pour empêcher l’arrivée sur le territoire européen des populations africaines. La libre circulation, c’est
bon pour les capitaux et les patrons, pas pour les êtres humains, notamment les plus pauvres… Citons encore une fois le ministère français des Affaires étrangères : « Nous partageons avec ces
pays une proximité culturelle et des enjeux communs : liens avec la France et avec l’UE, défi de la mondialisation, pression islamiste, pression migratoire (comme pays d’émigration et, de plus en
plus, comme pays de transit), terrorisme (notamment comme cibles). »
Et toutes ces formes de répression sont également utilisées contre les mouvements sociaux : droit syndical bafoué, licenciement et même
arrestation des militants (détenus du 1er Mai au Maroc, par exemple), bien loin du prétendu respect et renforcement des droits de l’homme que l’espace euroméditerranéen est censé développer et
que le processus de Barcelone estime mettre en avant.
Enfin, cette nouvelle Union serait censée développer la paix… Mais sur quels fondements ? Sur celui du statu quo, comme cela semble être le
cas jusqu’à présent, ou sur celui de la fin des colonialismes et des dominations de type impérialiste du Nord sur le Sud, d’Israël sur la Palestine, la Syrie et le Liban ; mais aussi entre pays
du Sud ou du Nord, bref sur le respect des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ? D’autant plus que cette Union pour la Méditerranée vise aussi à avaliser le fait colonial israélien et à
fermer la porte de l’Union européenne à la Turquie.
Parce que cette « nouvelle union » est un outil au service des puissants et de leurs intérêts nous appelons à la construction d’une union
méditerranéenne des peuples et des luttes pour :
• le respect des droits humains et le développement des libertés fondamentales, notamment en terme de droit syndical et de libertés de presse,
d’expression et d’organisation ;
• la libération de tous les détenus d’opinion, l’arrêt de la torture, la fin des régimes d’exception et de terreur et le droit de tout un
chacun de pouvoir se défendre juridiquement ;
• l’arrêt des politiques économiques de privatisation des services publics et d’attaque des droits sociaux des travailleurs ;
• la libre circulation des personnes, la fermeture des lieux d’enfermement et l’annulation de tous les accords de lutte contre les migrations
;
• la décolonisation effective, politique, sociale, culturelle et économique ;
• le droit au retour des réfugiés ;
• le respect de toutes les cultures.
Samedi 5 juillet 2008
Manifestation 14 h 30 à Paris, M° Place de clichy
Concert - meeting à partir de 19h
Avec notamment Mohamed Bahr, Fred Alpi, Kalash (sous réserve) et des interventions de militants syndicalistes et associatifs tunisiens,
marocains, palestiniens, etc. 18 heures à la CIP-IDF M° Corentin-Cariou, 14/16 quai de la Charente (Tables de presse, buvette)
Premiers signataires :
Association des Marocains en France (AMF),
Association des Palestiniens en France (APF),
Association des Tunisiens en France (ATF),
Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF),
Attac - France
Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP),
Cedetim,
Confédération nationale du travail (CNT),
FACS,
Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR),
Génération Palestine,
Justice sociale pour les quartiers (JSQ)
Union générale des étudiants palestiniens (GUPS)
Mouvement des Indigènes de la République (MIR),
Rassemblement des associations citoyennes des originaires de Turquie (RACORT),
Sierra Maestra,
Union juive française pour la paix (UJFP),
Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT),
Association Voie démocratique France…
http://www.resister.biz/article-20650079.htmlBURKINA FASO: Les étudiants décrètent deux jours de grève pour exiger la libération de leurs camarades2008-06-22T00:00:10Z2008-06-21T23:56:00ZOUAGADOUGOU, 20/06 - Les étudiants de l`Université de Ouagadougou ont décidé d`observer deux jours de grève à compter de vendredi pour exiger la
libération "immédiate et sans condition" de cinquante de leurs camarades détenus par la gendarmerie.
Ils exigent également le départ "immédiat" des forces de l`ordre stationnées sur le campus depuis mardi où les activités sont paralysées, a constaté un journaliste de l`AFP.
"Nous venons de décréter 48 heures de grève pour exiger la libération immédiate et sans condition de nos camarades qui ont été arrêtés et le départ immédiat des forces de l`ordre du campus", a
déclaré Moumouni Derra, président de l`Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB), puissant syndicat étudiant au Burkina, à l`issue d`une assemblée générale qui a regroupé plus de 1.500
étudiants.
"A partir de maintenant, le Comité exécutif de l`ANEB a pris les opérations en main pour diriger la lutte", a-t-il martelé.
Mardi, des étudiants des Unités de formation et de recherches en sciences de la vie et de la terre et en sciences exactes et appliquées (UFR/SVT et SEA) avaient tenté d`organiser une marche suivie
de sit-in à la présidence de l`université qui a été réprimée par des forces de l`ordre.
Ils souhaitaient demander aux autorités des réponses à leurs revendications liées à la construction d`amphithéâtres, de salles de cours et de travaux pratiques avec des équipe-ments modernes,
l`octroi de bourses à quelques 750 doctorants ou à défaut la réduction des frais d`inscription.
Soixante-deux personnes dont cinquante étudiants ont été interpellées lors des échauffourées qui s`en sont suivies.
source : http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=627623http://www.resister.biz/article-20612956.htmlMilan : initiative antiraciste2008-06-20T14:15:15Z2008-06-20T14:09:00ZTraduction du bilan de l’initiative antiraciste de Milan
Les 13 et 14 juin s’est déroulée l’initiative organisée par le Comité antiraciste milanais avec la communauté des Roms de la Via Barzaghi-Triboniano qui vivent sur les « camps légalisés » gérés par
la Casa della Carita (ndt :l’organisation humanitaire Caritas) et présentés comme les modèles d’intégration les plus avancés possibles pour la population rom. En réalité ces dernières semaines,
comme toutes les installations roms de la ville, ces camps représentent la base d’expérimentation de la nouvelle ligne politique milanaise en matière de « sécurité » signée De Corato-Salvini-Penati
(ndt : élus municipaux milanais) et textuellement de « diminuer par deux le nombre de tziganes de la cité » et « d’éliminer tous les camps et les bidonvilles ».
En d’autres termes : contrôles partout, fichage sur une base ethnique avec comme finalité explicite les évacuations de terrains et les expulsions du pays.
Vendredi 13 juin autour de 300 personnes, brisant l’interdiction imposée par la police et la municipalité, se sont retrouvées pour une fête à l’intérieur des camps. Malgré la présence asphyxiante
de la police, qui a essayé par tous les moyens d’empêcher toute tentative de donner un sens politique à cette initiative des stands ont été installés et une petite assemblée informelle s’est
déroulée sur les camps, commençant à « détruire le mur qui les encage » (ndt : un règlement intérieur à l’initiative de la municipalité et de Caritas interdit toute entrée de visiteurs dans les
camps) et surtout permettant la préparation de la manifestation du lendemain.
La manifestation de samedi 14 juin a vu la présence d’à peu près 800 personnes qui ont défilé dans les rues du quartier avec un cortège d’une cent cinquantaine de Roms, avec beaucoup de femmes et
d’enfants derrière une banderole : « Opprimés mais pas soumis », manifestation dynamique avec des slogans criés : « Stop au racisme », « Maison, travail, justice, liberté »…. La manifestation a
fait émerger la nécessité de lutter pour une unique alternative possible : l’organisation unitaire de base de tous les exploités et de tous les opprimés, contre les patrons et contre leurs
serviteurs, de droite et de gauche.
Le cortège s’est déroulé malgré l’interdiction formelle de la police, sur l’exigence de la droite milanaise avec la complicité explicite de la « gauche » qui, à travers une réelle et propre
campagne jouant sur les peurs, tant au niveau médiatique qu’à l’intérieur des camps, ont tout fait pour casser l’initiative.
Malgré un nombre insuffisant de manifestants (par exemple pour casser le barrage policier, en fin de cortège, qui empêchait les manifestants avec les Roms de clôturer ensemble cette journée à
l’intérieur des camps), il s’est agi d’une importante étape pour le travail de construction du comité antiraciste au niveau de la cité et par les liens qui ont été construits à l’échelle nationale
et pas seulement. En effet, au cours de ces deux jours des délégations provenant de Turin, Gènes, Florence, Parme, Bologne, Rovereto, Varese, Naples, Lugano et Paris.
L’assemblée qui a conclu cette initiative a donc défini les prochaines pistes pour continuer la lutte.
Une lutte toujours plus fondamentale quand on pense à la politique gouvernementale d’une croissante militarisation déclarée et renforcée par la récente visite de Maroni (ndt : ministre actuel de
l’intérieur) à Milan, qui a l’intention à l’aide des appareils d’Etat de travailler pour « garantir l’ordre public ».
/Une réunion nationale est prévue à Rome le 22 juin du Comité des Immigrés en Italie./
/Une autre est prévue le 25 juin à Milan pour continuer et accentuer le travail localement./
Le Comité antiraciste de Milan
Lien photos : http://www.flickr.com/photos/nenenabou/sets/72157605649039161/show/
G L O B E _ L
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