Vendredi 11 janvier 2008

Appel du Collectif Stop Fichage Marseille

 
L’Education Nationale n’est-elle pas en train de construire un système de gestion informatique de la population scolaire (enfants, parents, enseignants) qui, avec le projet de loi sur la prévention de la délinquance, ferait de notre pays une société anti-démocratique du fichage et du contrôle permanent

La loi de la Prévention de la Délinquance initiée pour prévenir les « comportements déviants » préconise une détection précoce dès la crèche et le signalement, notamment au maire, de « difficultés sociales, éducatives ou matérielles » (assiduité scolaire, suppression d’allocations familiales, niveau scolaire...).
 

 

 

Alors que le contrôle des élèves est déjà installé dans les collèges et lycées, que la transmission informatique des résultats des évaluations nationales dans le primaire n’est  plus anonyme, le fichage prend de l’ampleur à travers la mise en place de « Base élèves ».

 

 

 

« Base élèves » est un nouveau système de saisies et de gestion informatiques de données concernant les élèves de l’école maternelle et élémentaire. Ce système centralisé au niveau national sur Internet  n’est plus limité au cadre de l’école. La loi de prévention de la délinquance, adoptée en mars 2007, impose (par une modification du Code de l’Education) le partage d’informations entre les acteurs sociaux, professionnels de la santé, enseignants, policiers ou magistrats, et le maire. Ce dernier, qui a accès aux fichiers de la CAF et de l’Inspection Académique, a le pouvoir de demander la suppression ou la mise sous tutelle des allocations familiales.

 

 

 

Dans le cadre politique actuel, cette nouvelle situation de fichage nécessite une réaction urgente.

 

Le Collectif Stop Fichage dénonce le fichage de la population en particulier celui d’une génération.

 

Le Collectif Stop Fichage appelle à refuser la mise en place de Base élèves et des différents systèmes de fichage.

 

                                                                                               

 

Marseille, le 02 janvier 2008.

 

 

 

Collectif Stop Fichage Marseille

 

Contacts : amandineisaia@no-log.org, erwan.redon@wanadoo.fr

 

 

 

Premiers signataires : Resister !, UDAS, Emancipation, SUD Education

publié dans : Libertés
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 12 décembre 2007
Lors de son assemblée plénière du 27 novembre dernier, le CSA a décidé de ne pas reconduire l’autorisation de Radio Gazelle au profit d’un projet commercial parisien.

 Radio Gazelle, pionnière des radios associatives marseillaises, existe depuis 1981. Plus de 23 communautés accèdent à son antenne, soixante animateurs assurent la continuité des émissions avec le soutien d’une dizaine de salariés. Pluralisme des sensibilités politiques, diversité culturelle, liberté cultuelle sont les grands axes de son ouverture.

 En 27 années d’existence, cette radio n’a jamais démérité. Elle a toujours répondu « présent » chaque fois que la paix sociale, la convivialité entre les communautés ou la création culturelle étaient en question.

 Elle est aujourd’hui la plus écoutée des radios associatives marseillaises, notamment pendant la période du ramadan.

 Les soussignés demandent instamment au CSA de revenir sur cette déplorable décision et de laisser à Marseille ce qui appartient à Marseille, pour que vive Radio Gazelle.

Pour signer la pétition
http://www.radiogazelle.net/petition/petition_final/php/petition.php
publié dans : Libertés
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 19 novembre 2007

motion votée à l'UNANIMITE du conseil municipal
de Pau le 15 novembre 2007

MOTION CONTRE L'UTILISATION DU FICHIER BASE ELEVES DU PREMIER DEGRE

Mesdames, Messieurs,

Depuis 2004, le ministère de l'Éducation nationale a décidé, sans concertation, de mettre en place un fichier informatique centralisé de gestion des inscriptions scolaires dans l'enseignement du premier degré.

Ce fichier nommé « Base élèves premier degré » est relié à une base nationale et accessible via Internet aux communes et écoles concernées, avec un code d'accès.

Si des outils informatiques existent déjà dans les écoles primaires pour leur fonctionnement et pour la gestion des élèves ; ils ne sont toutefois pas centralisés ni partageables. Les données enregistrées ne sortent pas des écoles et des mairies.

En revanche, le fichier Base Elèves est conçu pour partager des données concernant non seulement la scolarité des élèves mais aussi la situation familiale et administrative des familles.

Les élèves se voient ainsi attribuer, dès leur entrée à l'école, un numéro d'identification qui ne les quittera plus. Tout ce qui concerne leur scolarité sera inscrit, ainsi que leurs besoins éducatifs, leurs difficultés éventuelles et une partie de leur vie familiale.

Constatant que le fichage des enfants à l'échelle nationale ne garantit ni le respect de la vie privée des familles, ni le droit à la protection des données individuelles et n'apporte rien à la réussite des élèves, je vous invite à vous prononcer contre l'utilisation du fichier Base Elèves du premier degré et à demander que son application soit arrêtée.

Votée à l'unanimité du conseil municipal de Pau le 15 novembre  2007 _______________________________________
Source TERRA :  http://64.snuipp.fr/spip.php?article586
publié dans : Libertés
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 12 avril 2007

 

Récupérez la version .pdf et faîtes signer la pétition!

« Sois diverse mais tais toi ! » Quand diversité rime avec docilité
L’Ecole Supérieure de Journalisme utilise en justice des pétitions signées par une de ses stagiaires pour justifier son exclusion

Le 11 janvier 2007, au cours d'un procès à Montpellier, l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) utilise une pétition publique, l'Appel des Indigènes de la République, ainsi que la liste intégrale de ses signataires pour justifier sa décision de renvoyer une stagiaire journaliste.
Nadia Mokaddem est en formation en alternance entre l'ESJ et Radio France depuis le 28 Novembre 2005. Son exclusion de l'ESJ a entraîné la suspension de son poste à Radio france.  Depuis le 7 Août 2006, elle reçoit tous les mois une feuille de salaire de zéro euros mentionnant 30 jours d'absence et ne peut donc percevoir aucune indemnité de chômage. Nadia Mokaddem a attaqué l'école pour renvoi abusif avec infraction à la législation du travail

En outre, Nadia Mokaddem a signé cette pétition bien avant sa formation à l'ESJ et son travail à Radio France, donc dans un cadre totalement étranger à ses fonctions de journaliste stagiaire. Si le motif de ce renvoi était valable, l'ESJ n'éprouverait pas le besoin de fouiller dans le passé et la vie privée de son élève pour s'expliquer devant un juge.
Une telle dérive porte à croire que le véritable motif de ce renvoi est le délit d'opinion déguisé en manquement disciplinaire.
Non content d'infliger un grave préjudice à Nadia Mokaddem, l'ESJ recourt à une pratique qui porte atteinte à la liberté d'opinion: l'instrumentalisation d'une pétition portant sur un sujet débattu dans le domaine public, afin de légitimer une sanction professionnelle entraînant la perte d'un emploi, d'une formation et de revenus.
Une telle pratique est inacceptable parce qu'elle met en danger les organisations et les personnes qui prennent position dans les débats publics et s'impliquent dans des activités militantes. Il s’agit d’une véritable chasse aux sorcières. Pour preuve les propos de la directrice de l’ESJ-Montpellier : « des gens comme vous n’ont rien à faire à Radio France… » et du directeur de l’ESJ-Lille qui la renvoie également à ses origines algériennes en comparant son insoumission au coup de tête de Zidane lors de la finale de la coupe du Monde.

On s'interrogera aussi sur la position de Radio France. Nadia Mokaddem a été recrutée dans le cadre du programme “diversité sociale et culturelle” en vue d’« ouvrir la formation au journalisme à des jeunes représentant des origines et des cultures constitutives de la société française ». Radio France est signataire de la « charte de la diversité».
On relèvera le choix de cette pétition qui témoigne de prises de position anti-racistes de la part de Nadia Mokaddem. Il est surprenant que ces positions politiques puissent motiver l’exclusion d’une stagiaire recrutée au nom de la représentation de « la diversité des origines et des cultures » !
Lorsqu'elle a été suspendue de Radio France le 7 Août 2006, Nadia Mokaddem donnait entière satisfaction à sa rédaction de France Bleue Hérault. Radio France a reconnu n'avoir aucun fait à lui reprocher, le seul motif de sa suspension étant l'absence d'école pour poursuivre son contrat de formation en alternance. Or, Nadia Mokaddem a proposé plusieurs écoles que Radio France a toutes refusées, la maintenant dans une situation financièrement intenable. Radio France ne s'est pas inquiété du bien fondé du renvoi d'une de ses stagiaires journalistes de l'ESJ, alors que le motif a été requalifié plusieurs fois dans le cadre d'une procédure discutable. Pourtant, le contrat de formation en alternance est tri-partite et engage Radio France, l'ESJ et Nadia Mokaddem. La rupture du contrat à l'initiative de l'ESJ nécessite en principe l'accord de Radio France.
Enfin Radio France ne s'est pas ému outre mesure du fait que l'ESJ fouille dans le passé et la vie privée d'une de ses journalistes stagiaires et instrumentalise ses prises de position politiques pour légitimer une sanction. L'absence de scrupules dont fait preuve une école qui forme de futurs journalistes ne semble nullement troubler Radio France, partenaire de l'ESJ pour la mise en oeuvre de sa charte « Diversité dans les médias ».
Quid de la diversité d'opinion ? Quid de la déontologie, du respect de la vie privée et de la liberté d'expression ?

 

Nous, soussignés, estimons que le mobile réel de l'exclusion de Nadia Mokaddem est le délit d'opinion.
Nous dénonçons :
-L'atteinte à la liberté d'opinion et à la liberté d'exprimer son opinion sur tous les sujets débattus dans le domaine public. Il est inacceptable d'utiliser des pétitions publiques et les listes de leurs signataires pour justifier des sanctions et discriminations dans le cadre professionnel.

-Le détournement de politiques de luttes contre les discriminations. Nous refusons que l'action pour « la diversité culturelle et ethnique » s'accompagne d'un déni de la diversité d'opinion.
-L'atteinte au pluralisme journalistique au sein des organismes publics d'information, seul garant de la neutralité d'un service public.

Au nom de ces principes intangibles, nous affirmons notre soutien à Nadia Mokaddem et exigeons sa réintégration immédiate au sein du dispositif de formation en alternance avec Radio France.

Premiers signataires: MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) Languedoc Roussillon, MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues), MIR (Mouvement des Indigènes de la République), ATMF (association des travailleurs magrébins de France), Groupe féministe non mixte-Scumalines, Collectif féministe Pour l'Egalité (CFPE), ACRIMED, les mots sont importants (LMSI), le Groupe inform'Elles, Support Transgenre Strasbourg, TaPaGes, Over The Rainbow, ALDA...

Plus de détails sur http://membres.lycos.fr/comcdm/

envoyez-nous un message pour signer la pétition avec vos noms, prénoms, profession et adresse

Vous pouvez aussi envoyer un message de soutien à cette adresse: comcdm@yahoo.fr


par Résister publié dans : Libertés
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Blog : Economie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus