Mercredi 9 avril 2008
Site : http://www.sinistracritica.org

Les 13 et 14 avril en Italie auront lieu à nouveau les élections politiques. Le gouvernement de centre gauche, dirigé par Romano Prodi et soutenu par Rifondazione Comunista, est tombé. Ses politiques libérales de soutien à la Confindustria et sa décision de poursuivre l’occupation militaire de l’Afghanistan l’ont discrédité aux yeux des secteurs populaires qui ne voient plus la différence entre la gauche et la droite. Devant une telle faillite et un tel désarroi, la démagogie de Berlusconi risque de porter ses fruits.

Le mouvement "Sinistra Critica" vient de Rifundazione Comunista ; il s’est constitué suite à l’expulsion du parti du sénateur Franco Turigliatto qui avait refusé de voter le nouveau financement de la mission militaire en Afghanistan et qui s’était opposé à la politique du gouvernement Prodi. Aujourd’hui, en dehors du PRC, se construit une gauche indépendante, anticapitaliste, en contact avec tous ceux qui, en Europe, sont déterminés à construire une gauche qui ne capitule pas, une gauche féministe, écologiste, internationaliste, qui se lie aux mobilisations sociales et qui s’oppose radicalement à l’offensive de la droite et du patronat.

Pour toutes ces raisons, nous soutenons les candidats présentés par Sinistra Critica et particulièrement la candidature à la Présidence du Conseil de Flavia D’Angeli, jeune enseignante précaire, engagée dans les mouvements altermondialiste et féministe.

Signataires : Noam Chomsky (linguista), Ken Loach (regista), Howard Zinn (scrittore), Olivier Besancenot (candidate alle presidenziali per la Lcr, Francia), Gilbert Achcar (SOAS Londra), Köksal Aydın (Presidente del SES- Confederazione del sindacato dei lavoratori della Sanità, Turchia), Daniel Bensaïd (filosofo- Francia), Alex Callinicos (SWP, Gran Bretagna), Jorge Costa (Segreteria nazionale Bloco de Esquerda- Portogallo), Thomas Eisler (Alleanza rosso-verde, Danimarca), Heloisa Helena (Psol, Brasile), İsmail Hakkı Tombul (Presidente del KESK- Confederazione del sindacato dei lavoratori della Funzione Pubblica, Turchia), François Houtart (Università di Lovanio, Belgio- tra i fondatori del Forum Sociale Mondiale), Hamiyet İkizler (Vice-Presidente dell’ÖDP), Boris Kagarlitsky, editor of Levaya politika (Left politics) journal, Russia, Hayri Kozanoğlu (ex Presidente dell’ODP- Partito della Libertà e della Solidarietà, Turchia), Alain Krivine (Lcr Francia), Zbigniew Marcin Kowalewski ("Rewolucja"- Polonia), Michel Onfray (filosofo, Francia), Jaime Pastor, (CPF di Izquierda Unida, Spagna), John Rees (Respect, Gran Bretagna), Fernando Rosas (deputato del Bloco de Esquerda, Portogallo), Chawki Salhi (portavoce del Partito socialista dei lavoratori, Algeria), Ahmed Shawki (International Socialist Review, USA), Alan Thornett (Respect Renewal, Gran Bretagna), François Vercammen (Belgio), Michel Warschawsky (scrittore, Israele), Boguslaw Zietek, (presidente di WZZ "Sierpien 80", Sindacato libero agost’80, Polonia)...
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Mardi 1 avril 2008
        
        La grève se poursuivra dans les ateliers CFF Cargo de Bellinzone pour une quatrième semaine. Au terme d'une assemblée à huis clos, les 430 travailleurs des ateliers CFF de Bellinzone ont décidé, à l'unanimité, de reconduire leur mouvement.

Dans une résolution, ils demandent des "garanties minimales" pour "reprendre le dialogue". Pour la première fois depuis le début de leur grève, les ouvriers n'ont pas admis la présence de la presse à leur assemblée: "Ceci pour ne pas être influencés et décider librement des mesures à prendre", a dit Gianni Frizzo, président du comité de grève.

A l'unanimité, les grévistes ont voté une résolution par laquelle ils "prennent acte de la décision unilatérale des CFF d'interrompre les négociations." Ils se disent "prêts à reprendre le dialogue à condition que leurs demandes soient prises en considération."

Pour eux, les propositions des CFF sont inacceptables. L'assemblée demande le retour à la situation en vigueur jusqu'au 6 mars, soit "la manutention à Bellinzone de toutes les locomotives, 571 engins au total au lieu des 101 offerts par les CFF, le maintien de la manutention des wagons et de l'effectif actuel."

Les propositions des CFF prévoient elles le maintien à Bellinzone de 62 des 126 postes dans le domaine de l'entretien lourd des locomotives, et ce jusqu'à fin 2012.

Enfin, l'assemblée a voté le lancement d'une initiative populaire cantonale. Celle-ci doit déposée lundi à la Chancellerie d'Etat à Bellinzone. Elle demande la création d'un pôle technologique-industriel dans le secteur des transports et du matériel roulant (PTI). La zone en question pourrait être érigée sur le site actuel des ateliers.

Une manifestation de soutien s'est déroulée à la suite de la réunion à Bellinzone. A l'appel des grévistes, 8000 personnes ont défilé dans les rues du chef-lieu tessinois, selon les estimations de la police.

Aux cris de "bas les pattes des ateliers", "résister, résister, résister" et "le Tessin n'est pas un centre de démolition", les grévistes soutenus par une foule nombreuse ont formé un cortège coloré et bruyant mais pacifique.

(ats / 30 mars 2008 19:33)
Romandie News
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Dimanche 9 mars 2008
Economie / International
La Tribune.fr - 07/03/08 à 17:06.

La menace d'une grève dure dans les services publics s'est précisée vendredi, après l'échec des négociations entre l'Etat et le syndicat Verdi. Une grève à la Deutsche Bahn doit démarrer ce lundi.
Les mouvements sociaux s'amplifient, voire se multiplient en Allemagne. Le puissant syndicat des conducteurs de trains GDL veut déclencher un mouvement de grève à partir de lundi, qui pourrait paralyser l'ensemble du pays. La compagnie Deutshe Bahn a présenté vendredi un plan de secours qui doit permettre de faire face à cette perspective de grève illimitée. Le projet du syndicat GDL est qualifié d'"incompréhensible" par Karl-Friedrich Rausch, membre du directoire chargé du transport de passagers.

Deutsche Bahn estime que la moitié environ des trains grandes lignes devraient circuler lundi. "Nous faisons tous les efforts pour éviter cette grève", a affirmé le responsable, tout en reconnaissant ne "pas recevoir de signaux" de la part de GDL. La situation s'annonce particulièrement difficile dans l'ex-Allemagne de l'Est, où GDL est bien implanté, et à Berlin où seulement un train de banlieue par heure est prévu, la société qui gère les transports en commun dans la capitale étant elle-même en grève.

GDL et Deutsche Bahn se sont déjà opposés l'an dernier dans un conflit social portant notamment sur la revalorisation salariale des conducteurs. Fin janvier, les deux parties avaient finalement trouvé un accord portant sur une augmentation de salaires de 11% pour les conducteurs de train. Mais l'accord conclu à l'époque n'a en fait pas été signé. En outre, GDL reproche à Deutsche Bahn de ne pas vouloir accorder aux conducteurs un statut indépendant dans l'entreprise.

Par ailleurs, plusieurs grèves d'avertissement se sont produites ces derniers jours dans les services publics de plusieurs régions d'Allemagne, que ce soit les hôpitaux, les aéroports ou les services de ramassage des ordures notamment. Or, la négociation entre l'Etat et le syndicat Verdi a échoué. Il est donc possible que le mouvement de grève dans les services publics soit amené à se durcir.

Le syndicat Verdi réclame une augmentation des salaires des fonctionnaires de l'Etat et des communes de 8%, avec un minimum de 200 euros d'augmentation par mois. L'Etat propose pour l'heure une augmentation de 4% et conditionne cette hausse de salaires à une augmentation du temps de travail. "C'est inacceptable", estime le président de Verdi, Frank Bsirske.

Une commission de conciliation débutera ses travaux mercredi. Pendant toute la durée de la conciliation - dix jours au plus - la grève est interdite mais en cas d'échec les salariés seront appelés à se prononcer sur le principe d'une grève illimitée.

latribune.fr

Source:
http://www.latribune.fr/info/ID2B66FD8291EA58CEC12574050052FDA9
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Mardi 5 février 2008
BUDAPEST - Le plus important syndicat de cheminots hongrois a annoncé qu'il poursuivrait pour une durée illimitée la grève qui a quasiment paralysé lundi le trafic ferroviaire en Hongrie, en particulier autour de la capitale Budapest.

"Nous allons poursuivre la grève", a déclaré à l'AFP Balazs Peter Barany, vice-président du Syndicat indépendant des cheminots (VDSzSz), après l'échec d'un nouveau cycle de négociations salariales, les parties en présence n'étant pas parvenues à un accord.

Seul un train sur cinq a circulé lundi, selon des chiffres fournis par la compagnie d'Etat des chemins de fer (MAV).

Les principales gares de Budapest, ville de deux millions d'habitants, étaient pratiquement désertes, tandis que la circulation automobile a enflé.

Cette grève a été la deuxième en trois jours, le débrayage de vendredi ayant duré neuf heures.

Les cheminots exigent une augmentation de 10% des salaires ainsi qu'une prime de 250.000 forints (1.000 euros), équivalant à deux mois et demi de salaire, ce que refuse de leur accorder la compagnie nationale des Chemins de fer MAV.

Le syndicat VDSzSZ est à l'origine de plusieurs grèves depuis octobre pour protester notamment contre des fermetures de lignes ou encore la privatisation partielle du système de santé.

(©AFP / 04 février 2008 19h34)
source : http://www.romandie.com/infos/news2/080204183444.bt91rpq1.asp
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Dimanche 3 février 2008

Dans la mine de charbon Budryk, la grève d’occupation entre dans sa quarante-cinquième
journée (lire Rouge n°2235) et les grévistes font toujours preuve d’initiative.

e 15 janvier, face à une nouvelle rupture des négociations, une grève de la faim a commencé à 1 050 mètres de profondeur. Ils sont 30, immédiatement remplacés par des camarades lorsque l’un d’entre eux doit être hospitalisé (six l’ont déjà été). Cinq autres mènent la grève de la faim en surface. Le 16 janvier, 50 femmes de mineurs ont pris le bus pour Varsovie, pour rencontrer le vice-Premier ministre. Quand ce dernier a refusé de les recevoir, elles ont occupé le « centre de dialogue social ». Pour faire preuve de bonne volonté, les grévistes ont réduit leurs revendications. Mais lorsque la direction a une nouvelle fois rompu les négociations, les grévistes ont décidé de revenir à leur revendication initiale : alignement de leurs salaires sur la moyenne des mines de la Société minière de Jastrzebie (JSW).

La direction menace et mobilise les syndicats jaunes, Solidarnosc et le ZZG , contre les grévistes. Le 28 janvier, elle a fait venir une petite centaine de non-grévistes pour tenter une reprise du travail. Peu convaincus, ces derniers ont été reconduits par les grévistes. Le comité de grève a contre-attaqué : dans une lettre au vice-Premier ministre, il rend publique la corruption des syndicats jaunes et les malversations de la direction de la Société minière de Jastrzebie (JSW). Cette dernière, illégalement, subventionne des clubs de sport dont les présidents sont aussi permanents des syndicats, cumulant ainsi les salaires... Pour l’année 2008, la JSW a prévu de dépenser ainsi 1,49 million d’euros ! Menacée, la direction fait semblant de reprendre les négociations.

Budryk donne des idées à d’autres. Le 18 janvier, les enseignants manifestaient par milliers à Varsovie pour l’augmentation des salaires. Le 21 janvier, des actions de protestation ont eu lieu dans la majorité des hôpitaux polonais. Les infirmières et les sages-femmes manifestaient ainsi leur colère : les augmentations promises lors de la grève de juillet dernier n’ont toujours pas été réalisées. Le gouvernement annonçait, le même jour, qu’il avait besoin de plusieurs mois de tranquillité… À l’issue de cette caricature de « dialogue social », dans de nombreux hôpitaux, des grèves d’une heure, puis de plusieurs heures, lors desquelles les infirmières quittent leur lieu de travail (sauf dans les services de réanimation), se multiplient. Et ces actions donnent des résultats : des augmentations de salaire ont été obtenues à Radom, Lodz et Radomsko. De nouvelles grèves démarrent à Przemysl, Krosno et Stalowa Wola. Ailleurs, comme dans plusieurs hôpitaux de Varsovie, les grèves s’arrêtent, puis reprennent. Dans les référendums concernant la grève, l’immense majorité des salariés vote en faveur des grèves. Les douaniers ont également cessé le travail. En grève pour des augmentations de salaire, ils bloquent le transport routier entre l’est et le centre de l’Europe, depuis plusieurs jours. Si on n’en est pas encore à une généralisation du mouvement gréviste, le terme « grève » ne quitte plus la « une » des journaux.

L’enjeu de la grève de Budryk dépasse les frontières de la Pologne, car elle remet en cause la concurrence entre salariés. Dans une lettre aux syndicats et aux travailleurs du monde entier, Boguslaw Zietek, président du syndicat Août 80 écrit : « La combativité et la détermination des grévistes sont fortes, mais cela ne suffit pas. Votre solidarité peut contribuer à modifier le rapport de force et obliger la direction de la société et les autorités publiques qui sont derrière elle à signer un accord avec les grévistes. »1

Jan Malewski

Notes

1. Pour le soutien aux grévistes de « Budryk », envoyez vos chèques à l’ordre de LCR-Pologne avec mention au dos « soutien aux mineurs polonais », à LCR, 2 rue Richard-Lenoir, 93100 Montreuil. La LCR a déjà transmis 1 000 euros.
source :
Rouge n° 2237, 31/01/2008
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