Mercredi 25 juin 2008
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org


Communiqué

La police Tunisienne a procédé , le dimanche 22 juin 2008 vers deux heures du matin, à l'arrestation de M. Adnène Hajji, secrétaire général du syndicat de l'enseignement de base de Redaïef et l'un des principaux animateurs du mouvement de protestation au bassin minier de Gafsa. Son épouse. Mme Jomâa Hajji s'est présentée au poste de police de Redaïef pour demander des nouvelles de son mari et lui procurer ses  médicaments.

Les policiers ont nié son arrestation et ont refusé de prendre son médicament.

Par ailleurs, les militants les plus engagés pour « le  Combat pour la dignité » sont recherchés par la policière et par l’armée. Il s’agit notamment de Adnène Hajji, Béchir Labidi, Taïeb Ben Othmane, Hassen Ben Abdallah, Belgacem Ben Abdallah, Adel Jayyar, Tarek Halimi, Boujemaâ Chraïti.... C’est ainsi que la police a effectué cette nuit du 22 juin 2008, une descente au domicile du syndicaliste de M. Béchir Labidi et a interpellé, à sa place, son fils Ghassen. D’autres descentes similaires ont eu lieu aux domiciles de Adel Jayyar, Taïeb Ben Othmane, Béchir Labidi et Tarek Halimi et d'autres syndicalistes et militants du mouvement.

Depuis le 6 juin dernier, date de la mort par balles du jeune Hafnaoui Maghzaoui, et  la blessure de 27 autres, dont plusieurs gravement, la ville de Redaïef vit sous le contrôle de la police et de l’armée : ses quartiers et rues sont occupés par les forces de l’ordre  qui provoquent et humilient la population dont une partie préfère se réfugier dans les montagnes limitrophes. Des arrestations et des détentions au secret sont signalées, des dizaines de condamnations à l'emprisonnement ont été prononcées lors de procès iniques.....

Encore une fois, en réponse aux revendications légitimes de la population, le pouvoir tunisien répond par la répression pour faire taire toute expression et toute velléité  de lutte pour les droits fondamentaux à l’emploi et à la justice sociale.

Le CRLDHT dénonce cette nouvelle escalade de violence exercée à l’encontre de la population de Redaïef, paralysée par un impressionnant arsenal répressif afin d’interdire la moindre manifestation pacifique et mettre un terme à ce combat de la dignité.

Il appelle à la libération immédiate de M. Adnène Hajji et à l'arrêt de la politique de chasse à l'homme qui vise les animateurs du mouvement de protestation pacifique.

Il s’élève contre cet état de siège non déclaré que vit le bassin minier de Gafsa et notamment la ville de Redaïef  et  appelle à une campagne de solidarité internationale pour la libération de touts les détenus.

Il salue le combat de toutes ces femmes et tous ces hommes, là où ils sont,  qui honorent la Tunisie et leur exprime son engagement total à leurs côtés.


Paris, le 23 juin 2008.
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C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l'Homme

21ter rue Voltaire - FR-75011 PARIS - Tel/Fax : +33.(0)1.43.72.97.34
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Vendredi 13 juin 2008

Communiqué d’Attac Maroc
http://www.france.attac.org/spip.php?article8648

Dès l’aube du samedi 7 juin, une répression féroce s’est abattue sur les citoyens de la ville de Sidi Ifni Aït Baamrane et contre ses jeunes qui, excédés par les fausses promesses d’emploi et de promotion économique de la région, bloquaient le port depuis une semaine. Les forces de police et d’intervention rapide se sont déplacées par milliers depuis plusieurs régions du Maroc. Elles ont encerclé la ville, opéré des descentes dans les maisons, arrêté et pris en otage les familles des militants, les brutalisant et les menaçant même de viol. Des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été utilisées, et des hélicoptères ont été déployés pour rechercher les militants dans les montagnes à proximité de la ville. Les arrestations se comptent par centaines, il y a des dizaines de blessés, et des sources médiatiques et des habitants de la ville parlent de morts.
Cette répression intervient alors que depuis le 30 mai, une semaine auparavant, des jeunes de la ville avaient organisé le blocage de l’accès au port pour réclamer leur droit à l’emploi, ainsi que la satisfaction des revendications légitimes pour lesquelles ils luttent depuis 2005 :
 Création de la préfecture Sidi Ifni Aït Baamrane.
 Création de postes de travail pour les jeunes de la région.
 Achèvement des travaux du port.
 Achèvement de la construction de la route touristique Ifni-Tantan.
 Gratuité des services médicaux, tout en équipant les infrastructures et en recrutant du personnel médical.
L’État marocain démontre une fois de plus son mépris des revendications populaires, préférant réprimer dans l’œuf les luttes des populations plutôt que d’apporter des réponses à leurs revendications. Nous, membres du Secrétariat national d’ATTAC Maroc, soutenons toutes les luttes légitimes des habitants de Sidi ifni Aït Baamrane et :
 Dénonçons l’intervention barbare contre les jeunes de cette ville militante, qui n’a épargné ni les enfants, ni les femmes, ni les personnes âgées.
 Revendiquons le retrait des forces répressives venues des autres régions du Maroc, et la fin du blocus répressif et médiatique imposé à la ville, ainsi que l’accès de l’opinion publique nationale et internationale à toute la vérité sur ce qui s’est passé et continue à se passer.
 Revendiquons la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, et l’arrêt des poursuites contre les membres du secrétariat local d’Ifni Aït Baamrane, ainsi que contre les militants de la section de Sidi Ifni de l’Association Nationale des Diplomés Chômeurs et d’ATTAC Maroc.
 Réclamons l’arrêt immédiat de la traque des jeunes poursuivis dans les montagnes depuis l’aube du samedi 7 juin, ainsi que l‚arrêt de toute poursuite à leur encontre.
 Tenons l’État marocain responsable de toute atteinte physique à l’encontre des militants poursuivis d’ATTAC Maroc, dont le secrétaire général d’ATTAC Ifni, Brahim Bara, ainsi que Khalid Bouchra, Boumrah Brahim, Keddad Fatima et Khalil Rifi.
 Appelons toutes les organisations militantes à organiser une caravane de solidarité à la ville de Sidi Ifni Aït Baamrane.
 Appelons toutes les organisations militantes à créer une commission d’investigation sur les événements, indépendante de toute instance officielle. N’attendons pas vingt ans, comme à Nador, pour révéler la réalité.
Secrétariat national d’Attac Maroc,
9 juin 2008
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Jeudi 14 février 2008
  L’image est mauvaise : des enseignants et des fonctionnaires, sortis pour réclamer pacifiquement leurs droits, se font matraquer par des policiers en plein cœur d’Alger. Tous les discours sur le dialogue social s’effondrent. La qualité d’éducateur ne suffit plus pour arrêter une répression devenue banale au fil du temps. Le pays vit toujours sous état d’urgence qui interdit tout mouvement public de protestation. Cette situation a assez duré même si des impératifs sécuritaires peuvent être évoqués. Si elle est chargée de maintenir l’ordre public, la police n’est pas obligée de recourir à la manière forte pour se faire entendre à chaque fois qu’elle le veut. L’acte commis, mardi 11 février, contre les syndicalistes est gratuit. Il est aussi lourd dans une conjoncture difficile. La police, qui plus que jamais a besoin d’un certain soutien social pour prévenir les attentats à l’explosif, a encore une fois raté une occasion d’éviter les rancœurs contre son action. Ceux qui sont descendus dans la rue sont des syndicalistes de la Fonction publique, un corps dont la police fait partie. Les droits et la dignité défendus par ces braves gens, qui n’ont pas la qualité de casseurs, sont, théoriquement, ceux des policiers. De ce point de vue-là, l’attitude des hommes en bleu est incompréhensible. Les 140 000 agents et officiers de police ne sont pas autorisés à créer un syndicat. Cet interdit viole les règles universelles en la matière. Peu de voix s’élèvent au milieu de ce corps de sécurité pour dénoncer cette situation arbitraire. Au-delà du face-à-face policiers -syndicalistes, c’est l’attitude des responsables politiques qui est curieuse. Il n’y a pas encore de dialogue ouvert avec l’intersyndicale autonome de la Fonction publique. Le gouvernement algérien refuse d’avoir comme interlocuteur des organisations syndicales autonomes. Au lieu de l’argument et de la concertation, on sort le bâton. Trop facile ! Faut-il encore que le sang syndicaliste coule à côté de la Grande Poste pour qu’un responsable cravaté du Palais du gouvernement prenne de son temps précieux et écoute les revendications des salariés ? Cela fait des semaines que les protestations se font entendre et que des grèves se suivent. Pas de réaction officielle. L’un après l’autre, les ministres se sont mis à jongler avec des chiffres dorés et à créer des commissions. Le ministre du Travail et la Sécurité sociale a installé une commission chargée de trouver des financements à la CNAS. La CNAS, que les patrons de l’UGTA ont vidée grâce au scandale Al Khalifa, est-elle en faillite ? Si c’est le cas, à qui incombe la faute ? Ou existe-t-il un plan pour souffler ce qui reste des acquis sociaux en Algérie ? Tayeb Louh n’a rien dit. Djamel Ould Abbas, ministre de la Solidarité nationale, a annoncé la création d’une commission pour établir « une carte sociale ». ça ressemble à quoi « une carte sociale » ? Ould Abbas, qui est le premier à nier l’existence de la pauvreté dans le pays, donne l’impression de ne pas maîtriser le nombre des nécessiteux dans le pays et ceux qui ont besoin de l’assistance de l’Etat. A quoi servent toutes ces statistiques qu’on sort à chaque fois ? Il est connu – et même établi – que la meilleure manière de noyer un problème en Algérie est d’installer des commissions qui travaillent loin de tout contrôle citoyen. Face à un malaise social qui risque de déborder violemment dans la rue, les pouvoirs publics font preuve d’une immense crise d’imagination. Les méthodes utilisées sont hors usage. Il ne suffit pas d’avoir de l’argent dans les caisses pour proclamer la... bonne gouvernance.

Faycal Metaoui
Source : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=87188
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Jeudi 31 janvier 2008
Dans un mouvement spontané, les postiers de la wilaya d’Alger ont observé, hier, un  mouvement de grève pour protester contre les ponctions de salaires dont ils ont fait l’objet pour le mois de janvier en cours.
Ce mouvement de protestation s’est déclenché après avoir constaté des réductions dans les salaires qui ont été virés hier.
 Les agents des principaux bureaux de poste d’Alger comme, la place du 1er-mai et celle des martyrs ont paralysé l’activité postale durant près de deux heures.
«Notre salaire est défalqué de plus de dix mille dinars sans aucune information au préalable de la part de nos responsables», déclarera un postier exerçant au bureau de poste de la place du 1er-mai. Sa collègue nous dira : «on perçoit des fiches de paie en dents de scie, j’ai perçu 7 000 DA de plus que d’habitude au mois de décembre. Au mois de janvier, j’ai eu  10 000 DA de moins, aucun responsable n’a pu me donner de justifications sur ce yoyo de mon revenu mensuel.»
A la place des martyrs, la même tension et le même climat de fébrilité. Les postiers interrogés déclarent : «Nous voulons un salaire mensuel fixe sur lequel on pourra faire des prévisions de dépenses.» Et d’ajouter : «cette situation de mépris qu’affiche la direction générale vis-à-vis des travailleurs ne peut plus durer.»
Au niveau de la direction générale, les quelques personnes qui ont bien voulu nous répondre dont la plupart sont des chauffeurs diront : «cette mesure financière n’a aucune base légale. Toutes nos questions sont restées sans réponses de la part des responsables concernés. Par ailleurs, notre directrice générale ne manque aucune occasion pour confirmer la bonne santé financière de l’entreprise. Alors…»
De source proche de la direction générale, on apprend que ce mouvement de protestation n’a fait l’objet d’aucune revendication syndicale ni aucun préavis.
Ce qui sous-entend que le partenaire social n’a pas été impliqué dans ce débrayage.
Ce mouvement de contestation sporadique a touché plusieurs wilayas du pays, les postiers sont dans l’expectative devant les variations de leurs salaires. Il semble que ce mouvement de protestation va se durcir et s’inscrire dans la durée.
Fortas N.
source  :
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=60062&idc=4&date_insert=20080128
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Jeudi 17 janvier 2008

Les enseignants tunisiens du secondaire ont entamé aujourd'hui une grève de deux jours pour dénoncer la précarité de l'emploi et exiger la réintégration de trois de leurs collègues arbitrairement licenciés, selon eux, a-t-on appris de sources syndicales.

A l'appel de leur syndicat, les enseignants entendent exiger la réintégration de trois de leurs confères "licenciés arbitrairement" et l'annulation de "mutations disciplinaires" qui ont concerné une centaine d'autres, selon un communiqué du syndicat.

Les grévistes demandent une révision des modes de recrutement pour mettre fin à la "précarité de l'emploi et aux atteintes aux libertés syndicales", selon leur syndicat.

Au premier jour, la grève a été suivie à plus de 68% en moyenne des effectifs estimés à 70.000 enseignants, a indiqué Frej Chebbah, dirigeant du syndicat.

Source : AFP

 
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