Mercredi 2 juillet 2008
La Rencontre nationale des comités pour un Nouveau parti anticapitaliste, réunie les 28-29 juin s’insurge contre le prochain sommet de chefs d’Etat initié par Nicolas Sarkozy, lançant « L’Union pour la Méditerranée » les 13 et 14 juillet prochain à Paris.
Ce que les gouvernants de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen veulent ici avaliser, c’est un véritable pacte criminel contre les peuples. Pour les puissances du nord de la Méditerranée, il s’agit d’accéder librement au marchés du sud au prix d’un nouveau démantèlement de ces économies fragiles d’une part; et il s’agit d’autre part de mener une politique d’exception contre l’immigration - guerre maritime contre les « boat-people », sous-traitance de la gestion des flux migratoires aux pays de premières frontières extérieures pour empêcher l’arrivée sur le territoire européen des populations africaines. La libre circulation, ce serait bon pour les capitaux et les patrons, pas pour les êtres humains, notamment les plus pauvres…
Pour les dictateurs du sud de la Méditerranée, il s’agit de garantir l’impunité de leur régimes gangrenés par la corruption et écrasement de toute opposition politique ou sociale. Ainsi, la répression du soulèvement du bassin minier de Gafsa en Tunisie et de la ville de Sidi Ifni au Maroc viennent de faire plusieurs morts  sans provoquer aucune réaction des gouvernements de l’Union Européenne. Enfin pour Israël, il s’agit d’obtenir la normalisation de ses relations avec les pays arabes tout en continuant à coloniser et étrangler les territoires palestiniens.
Face à la parade du 14 juillet des oppresseurs unis contre les peuples de Méditerranéen, nous appelons à rejoindre toutes les initiatives unitaires organisées en France en solidarité avec ces peuples, à populariser les luttes sociales actuelles contre les dictatures du pourtour méditerranéen, pour la liberté de circulation, pour des conditions de vie dignes, pour la démocratie et les droits sociaux.

Déclaration de la coordination nationale des comités pour un Nouveau Parti Anticapitaliste .29 juin 2008
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Mercredi 23 janvier 2008
D’années en années se développe une politique de plus en plus réactionnaire revenant sur plus d’un siècle de conquêtes sociales. Nous subissons une remise en cause de tous les droits fondamentaux : droit au travail, droit au logement, droit à la culture et à l’éducation, droit à la santé, droit à la retraite, droit de libre circulation des hommes et des idées, et bien sûr casse des solidarités collectives avec le démantèlement des services publics….
Avec l’élection de Nicolas Sarkozy elle a atteint un niveau intolérable.

Contre cette politique se sont développées et se  développent de nombreuses luttes sociales et des mouvements d’ampleur nationale qui ont imposé, parfois, comme pour le CPE, - grâce à la détermination  et  la radicalité de la jeunesse - des reculs aux gouvernements en place. Mais elles restent infructueuses, en particulier quand un syndicalisme "d’accompagnement" prend le pas sur un syndicalisme de lutte de classe qui assume la portée politique du combat social. A celles et ceux qui luttent, dans leurs entreprises, dans leurs services, dans leurs ateliers, dans leurs quartiers,… il manque un débouché politique lui-même appuyé sur un projet de société alternatif.

Cette alternative ne peut venir  du Parti socialiste dont les dirigeants sont plus préoccupés de postes que de programme, d’adaptation au libéralisme que de résistance aux politiques de droite. Elle ne peut non plus venir du Parti communiste qui continue à payer ses erreurs passées qui l’ont conduit à la marginalisation et à la subordination au parti socialiste, mettant en danger sa propre existence.

La seule proposition crédible susceptible d’ouvrir des perspectives est celle d’un changement de société, c’est celle d’une société qui en finisse avec l’exploitation de l’homme par l’homme, avec le pillage de la planète et la destruction de la nature, le machisme, le racisme, la domination impérialiste et les occupations militaires. Il faut en finir avec le système capitaliste.

C’est pourquoi, nous, militants anticapitalistes, issus d’histoire et d’itinéraires différents appelons à la création d’un nouveau parti anticapitaliste, qui soit l'héritier du meilleur des combats passés, sans reproduire les erreurs qui nous ont menés dans l'impasse. Un parti qui affirme clairement son refus de la gestion du capitalisme comme la soumission aux institutions de la classe dominante, et qui affirme son indépendance stratégique vis-à-vis du Parti Socialiste et de ses alliés. Un parti qui place le débat démocratique au centre de toute prise de décisions, de toute mise en oeuvre.

Réconcilions le mouvement social et la lutte pour une autre société, une société où les choix seront faits démocratiquement et non pas dictés par les marchés financiers, où les populations disposeront de la propriété sociale des grands moyens de production et d’échange.

Cet appel s’adresse à tous ceux qui luttent, à tous ceux qui sont prêts à  résister sans rien lâcher, ni n'abandonner personne, à tous ceux qui rêvent d’un monde meilleur.

Cet appel s’adresse à tous ceux qui luttent contre Sarkozy et le Medef, pour le droit à l'emploi, le droit au logement, le droit à la santé, à l'éducation, à une retraite digne…

Cet appel s'adresse à tous ceux qui luttent contre la destruction de notre environnement, l'exploitation des hommes et la marchandisation de la nature, tous ceux qui veulent construire une société respectueuse de l'environnement et de la justice sociale.

Cet appel s’adresse à tous ceux qui se solidarisent avec les peuples en luttes pour le droit à disposer d’eux-mêmes et de leur terre, à tous ceux qui luttent pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Cet appel s’adresse à tous ceux dont les mobilisations régulières font trembler le gouvernement et les puissants.

Cet appel s’adresse à tous: les travailleurs, français et immigrés, aux chômeurs, aux retraités, à la jeunesse…

Ensemble participons à la création de ce nouveau parti

Oui, il y a urgence. Le moment est venu où il nous faut inventer l’avenir.

Premiers signataires:

Abeille Corentin (militant LCR)
Battini Jean-Marie (militant LCR)
Bottero Cédric (militant LCR)
Casabona Rosy (militante syndicale)
Castan Alain (militant « Résister »)
Castellani-Labranche Nadine (militante syndicale)
Charcosset Aude (militante LCR)
Chevassu Armelle (militante collectif antilibéral)
Costes Michel (militant syndical)
Guimard Florimond (militant associatif)
Johsua Samuel (militant LCR)
Labranche Jean-Claude (militant syndical)
Larrivée Frédéric (Militant syndical)
Lopez Yannick (militant des Verts)
Malvezin Bruno (militant des « Alternatifs »)
Marchetti Jean-Louis (militant LCR)
Mignon Jean-Paul (militant « Ballon Rouge »)
Moumane - Roux Camille (militante LCR)
Ori André (militant syndical)
Perez Matthias (militant LCR)
Poulet Jérôme (militant syndical)
Rauzy Antoine (militant associatif)
Rubio-Mignon Marie-Christine (militante « Ballon Rouge »)
Saby Serge (militant syndical)
Shermann Anna (militante collectif antilibéral)
Stevenson Chloé (militante LCR)

Je signe l'appel pour la constitution d’un nouveau parti anticapitaliste
Nom ……………………………………………
Prénom…………………………………………
Appartenance militante: (si vous souhaitez le préciser)………………………………
Adresse…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Téléphone……………………… email……………………………………………………………

Contact: Camille Moumane-Roux: - <camillehanoux@yahoo.fr>
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Mardi 20 novembre 2007
Quelques reflexions sur ce thème

Parti ou rassemblement,  chez les militants qui s’opposent à la politique du gouvernement deux conceptions semblent s’opposer celle de la création d’un rassemblement pouvant aller, pour certains du PS (ou du moins de sa gauche) à la LCR et à LO, et celles de la création d’un parti anticapitaliste.
Il s’agit en fait de deux urgences complémentaires.
D’une part il y a URGENCE que se constitue un FRONT DE RESISTANCE, le plus large possible à l’une des plus graves offensives d’agression contre les libertés, les conquêtes sociales, le droit à la santé,  etc. que nous ayons jamais subies depuis de nombreuses années, portant riches en reculs divers et multiples.
Ce front, qui peut être à géométrie variable dans sa conception la plus large peut effectivement aller, sur le plan politique du PCF (quand il se démarque du parti socialiste), les Verts (même remarque), aux collectifs antilibéraux et aux groupes locaux indépendants, à la LCR et à LO et à d’autres organisations moins implantées nationalement et, surtout à de nombreux individus, membres ou non d’organisation, révoltés par la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Il peut comprendre, également les syndicats et de nombreuses associations de défense des droits sociaux, antiracistes, de défense des droits de l’homme, écologistes, féministes, de solidarité internationale etc.…
Il ne peut en aucun cas comprendre, sauf ponctuellement, le Parti socialiste qui, sur tous les plans ne se démarque, fondamentalement, des orientations de la droite que  par des querelles politiciennes.
Il peut se mettre en place relativement spontanément car il existe déjà de manière informelle.
En son sein les affrontements idéologiques et les luttes politiques sont essentiels et ne sauraient nuire à l’unité. Il serait bon que se mettent en place partout dans les villes et les quartiers des comités de base (comités « d’unité populaire » , « d’union dans les luttes », « comités d’actions », peu importe leur nom).

D’autre part il y a URGENCE que s’engage un processus de création d’UN PARTI REVOLUTIONNAIRE posant clairement la question du pouvoir d’état et de son appropriation par les travailleurs.
Ce parti devrait regrouper un maximum de militants anticapitalistes et antiimpérialistes, qui ne s’opposent pas seulement au « libéralisme » et aux effets  actuels du système capitaliste sans le remettre en cause, quelle que soit leur histoire politique individuelle..
Par contre s’il y a urgence que s’engage un tel processus il sera nécessairement beaucoup plus long et demande la remise à plat de nombreuses conceptions anciennes. Toute précipitation dans la création effective de ce parti conduirait simplement à faire du neuf avec du vieux et ne changerait rien.
Poser ce problème, c’est là le mérite de l’initiative lancée par la LCR de la création d’un nouveau parti.
Mais cette initiative est guettée par deux dangers :
 -     la précipitation qui aboutirait, quelles que soient les intentions à ne créer qu’une LCR légèrement élargie.
 -     Vouloir en faire un parti de rassemblement au-delà des anticapitalistes et créer la confusion entre le front de résistance et le parti.
Ce parti n’aura certainement pas de références idéologiques précises en dehors de la reconnaissance de la lutte des classes comme le moteur principal de l’Histoire (mais pas seulement) et de l’internationalisme mais il  possède une histoire riche d’enseignements, positifs et négatifs, voire tragiques, qui va au moins de la création de la première internationale à nos jours et qui comprend dans ses « bagages » le marxisme bien sûr qui en reste le socle incontournable, mais aussi les courants anarchistes et libertaires, la social-démocratie, le léninisme, le stalinisme, le troskysme, le maoisme, le castrisme et le guévarisme, « l’altermondialisme », les nouveaux mouvements populaires antiimpérialistes d'Amérique latine etc. , que cela nous convienne ou pas.
Dans ce processus des questions essentielles me semblent devoir être abordées et qui ne peuvent être remises à demain :
-     Une analyse critique et autocritique de ce qui a pu conduire à la situation d’aujourd’hui, au désarmement idéologique, politique et organisationnel de la classe ouvrière.
 -     Quel type de société non capitaliste ? Quel visage lui donner ? Comment convaincre que c’est possible et que les errements sont derrière nous ?
 -     Quel type de parti ? son fonctionnement ? comment sortir du ghetto militant ? comment être un véritable parti d'action, ses rapports avec la grande  masse des sans partis et des non militants, comment inciter les travailleurs à s’organiser, ses rapports avec les syndicats, associations et autres organisations.
 -     Une analyse de classe à l’échelle nationale, en n’omettant pas une analyse fouillée des contradictions au sein de la classe ouvrière et des liens d’une partie de celle-ci avec le capital par l’intermédiaire de l’actionnariat par exemple ou de la hiérarchisation des taches, une analyse des classes à l’échelle internationale où, ne l’oublions, pas la paysannerie constitue encore la classe la plus nombreuse.
 -     La place des luttes idéologiques, aujourd’hui abandonnées, celle des intellectuels et artistes dans le processus révolutionnaire.
 -     Le rapport à l’international, quelles conséquences de l’abandon d’une politique impérialiste, coloniale ou néocoloniale ? quel rapport entre les conquêtes sociales arrachées au cours d’une partie du 20° siècle et le surprofit retiré de la domination impérialiste, processus révolutionnaire et lutte internationale etc….
 -     La place des actions « d’avant garde », radicales, minoritaires, à titre d’exemple
 -     Les formes actuelles de l’exploitation capitaliste et de la domination impérialiste, l’aliénation, l’émancipation.
 -     …….
Une liste incomplète de questions complexes qui ne peuvent se résoudre immédiatement, par une texte de congrès mais qu’il convient de mettre en débat le plus tôt possible. Nous ne partons pas de rien, des études, des écrits existent sur toutes ces questions, textes d'intellectuels, de militants, d'organisations (tel le « manifeste » de la Ligue par exemple), il convient de s’en emparer collectivement, de les revisiter, de les faire connaître, de leur donner vie
Autant il sera assez facile et rapide de s’entendre sur des revendications à court et moyen terme et des grandes lignes d’action autant ce travail sera plus long, plus délicat, plus controversé.
Autant s'y mettre rapidement.
C'est l'ouverture de ce chantier parallèlement à la mise en place d'actions de résistance concrètes, les plus larges possibles, qui permettra enfin d'envisager de repasser de la défensive à la contre-offensive, de la décomposition à la recomposition.

Alain Castan



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Lundi 17 septembre 2007
    Sarkozy, l'homme providentiel et sa bande ont comme fonction d'utiliser le rapport de forces actuel pour accélérer la mise en pratique de décisions souvent préparées et engagées sous l'ère Chirac, en faveur du capital et du patronat.

En conséquence, les travailleurs subissent des assauts sévères.

Le chômage, le spectre de la pauvreté, la précarité généralisent l'angoisse du lendemain. Des inégalités sociales criantes banalisées, un environnement détérioré avec des conséquences sur la santé, une sorte de fatalité face à la seule loi du plus fort, du plus riche, tout cela se renforce et inquiète et parfois paralyse le mouvement des masses.

De plus, maîtrisant les média, le pouvoir utilise des subterfuges, de fausses cibles pour détourner l'attention des vrais problèmes de fond.

Il a besoin en permanence de pseudo combats et de fausses victoires pour cacher la réalité : la détérioration de la situation sociale, des conditions d'existence matérielles et spirituelles, et l'instabilité populaire qui peut dégénérer en révoltes.

Et pour essayer de diviser le peuple, avec la toile de fond de l'insécurité, il pointe comme bouc émissaire de nos maux l'immigration, les étrangers, les sans papiers comme le danger principal. La xénophobie, le racisme nourrissent ce foyer très malsain. Mais pendant l'été au travers des luttes des collectifs de sans papiers et d'associations telles que RESF des grains de sable ont enrayé la machine de répression. C'est la preuve que ce pouvoir est en réalité plus faible que son attitude de matamore le laisse apparaître. Pour asseoir sa domination, Sarkozy s'appuie sur l'appel à l'ordre. Non pas le respect des lois, mais le maintien de l'ordre à tout prix. On peut parler de dérive vers un pouvoir autoritaire et de processus de fascisation car l'appareil de répression impose désormais ses orientations à la justice. Tout contrôle de l'appareil policier et de sa violence est quasi impossible. Il est devenu autonome.

Nous pensons depuis longtemps que deux étapes marquent le processus qui inversera le cours des évènements.

D'abord, pour ne plus reculer, pour passer de la défensive à l'esprit d'user lutter, se RASSEMBLER est indispensable.

Développer un FRONT DE RESISTANCE regroupant l'ensemble des forces politiques, syndicales, associatives, culturelles, les travailleurs refusant la main mise d'un pouvoir réactionnaire et ses conséquences sociales. Dire ASSEZ aux injustices est une étape cruciale.

En élaborant des revendications unificatrices répondant à l'attente de notre peuple, partout dans l'unité, à la base et dans l'action, le développement de comités d'unité populaire contribuera à remporter des victoires et à modifier le rapport des forces.

Parallèlement, s'impose le débat public, politique et idéologique, pour l'émergence de forces politiques du XXIème siècle.

Dans le combat au jour le jour et l'aller retour entre luttes sociales de masse et luttes politiques, le mouvement anticapitaliste crédible et influent va défricher sa voie et proposer des alternatives révolutionnaires sous des formes organisationnelles à inventer. Les forces politiques structurées nationalement ont leur place dans ce processus. Mais elles doivent envisager et organiser leur auto dépassement.

Rappelons que l'ensemble de ces batailles qui nous mobilisent en France sont aussi à l'ordre du jour dans l'ensemble de l'Union Européenne. Notre destin commun s'y joue. De même nous devons encore souligner que notre avenir est lié, au travers de la globalisation économique et de la mondialisation de la communication, avec toutes les forces politiques de la planète qui n'acceptent pas la soumission à l'ordre établi.

Yves Vandrame
par Yves Vandrame publié dans : Vie politique
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Mardi 24 juillet 2007
24/07/2007
Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse M.Sarkozy de se livrer à un "troc nucléaire" injustifiable en proposant au dictateur libyen Kadhafi de la technologie nucléaire en échange des infirmières bulgares.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne commentera pas le fait que le Président français s'attribue le mérite des efforts de l'Union européenne pour faire libérer les infirmières bulgares, par contre il dénonce avec la plus grande vigueur la "monnaie d'échange" utilisée par les Sarkozy - l'épouse du chef d'Etat étant son "pion avancé" en Libye - pour arriver à leurs fins.

Promouvoir le nucléaire, et tenter d'étendre cette technologie sur la planète, est de façon générale une très mauvaise chose pour l'environnement. Mais fournir de la technologie nucléaire à un dictateur est encore plus irresponsable.

- Certes, MM Sarkozy et Kadhafi parlent de "nucléaire civil", mais l'expérience et l'actualité (par exemple en Corée ou en Iran) montrent que nucléaire civil et militaire sont intimement liés.

- Certes, M Kadhafi a officiellement renoncé à un programme nucléaire militaire, mais ce dictateur est un habitué des revirements brutaux et des pratiques dissimulatoires.

Par ailleurs, il est fort curieux que la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, chargée du dossier des infirmières bulgares, ait exprimé le 13 juillet son "agacement" devant le forcing de M Sarkozy, avant de se déclarer 6 jours plus tard "d'accord sur tout" avec M. Sarkozy. Ce dernier attribue une telle importance aux infirmières bulgares que le seul "humanisme" du Président français semble une explication un peu courte.

Alors que M Sarkozy travaille en coulisse à la constitution d'un trust nucléaire regroupant Areva, Alstom et Bouygues, on ne peut que se souvenir qu'un des amis proches du Président français n'est autre que Martin Bouygues. Et ne peut que penser que ce dernier serait certainement heureux... de construire des centrales nucléaires en Libye.

L'industrie nucléaire est globalement en déclin sur la planète (le nombre de réacteurs qui vont fermer dans les 20 ans est nettement supérieur au nombre de projets de nouveaux réacteurs), mais il apparait que c'est principalement dans les régimes fort peu démocratiques que des projets de relance du nucléaire apparaissent (Chine, Russie, Libye, Algérie, Egypte, Biélorussie, etc).

Il est inacceptable que la France fournisse de la technologie nucléaire à ces pays.
par Résister publié dans : Vie politique
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