Mardi 30 mai 2006
mardi 30 mai 2006, 0h05 sur

Par EuroNews
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Le massacre des civils de Haditha en novembre dernier emporte l'armée américaine dans un scandale plus grave que celui d'Abu Graib

D'autant qu'une enquête du Pentagone, presque bouclée, pourrait confirmer que les faits tels qu'ils se sont produits ont été délibérément maquillés par les marines concernés et leur hiérarchie immédiate. Elle établirait que le 19 novembre 2005, 24 civils ont été tués par un petit groupe de marines au cours d'une opération qui aurait duré près de 5 heures. La vérité a fait surface notamment grâce à une vidéo tournée par un jeune survivant du massacre et remis au Time magazine au mois de mars. Elle montre que les victimes, dont des femmes et des enfants appartenant à deux familles ont été assassinés chez elles de sang froid. Cinq hommes ont été abattus près d'un taxi. Selon la première version officielle, une bombe contre une patrouille américaine a causé la mort du marine Miguel Terrazos et d'une quinzaine de civils. Ensuite une deuxième version officielle a affirmé que les civils sont morts lors du feu croisé entre la patrouille et les attaquants... Les victimes sont considérées comme des "dommages collatéraux". Ce ne sera qu'après les révélations de la presse que les plus hauts responsables militaires lanceront une enquête. Tous les indices semblent confirmer la faute de l'armée dans cette affaire, de quoi mettre en colère l'élu démocrate, John Murtha : "Nous ne savons jusqu'ou il faut remonter dans la chaîne de décision, s'il faut aller jusqu'au général Pace. Quand a-t-il été informé? A-t-il ordonné qu'on étouffe l'affaire? Je suis sûr qu'il ne l'a pas fait , mais alors qui a dit : on ne va pas en parler, on ne va pas même pas faire d'enquête?" En Irak, le massacre de Haditha porte un nouveau coup à la présence des troupes américaines. Pour les associations de défense des droits de l'homme il s'agit bel et bien d'un crime de guerre.

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par Source Yahoo publié dans : Irak
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Lundi 20 mars 2006
dimanche 19 mars 2006 (05h41) :
sur le site http://bellaciao.org/fr/
 
A l’occasion de l’anniversaire de l’intervention en Irak, des centaines de milliers de manifestants, protestant contre cette guerre, ont défilé un peu partout en Europe. Trois ans après l’interventionde la coalition dirigée par les Etats-Unis, l’Italie etla Grande-Bretagne, deux pays "alliés" par excellence, ont rassemblé le plus grand nombre de manifestants.

A Rome un cortège s’étirant sur plusieurs kilomètres, était précédé de pancartes affirmant "non à la guerre du pétrole", "Arrêtez la guerre en Irak" ("Stop the war in Irak"), "Pas en notre nom ("Not in our name"). Le cortège a fini son parcours sur la sublime Piazza Navona, qui doit son nom et jeux aquatiques qui s’y déroulaient à l’époque romaine. Des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des Irakiens, ont perdu leur vie dans ce que le monde entier appelle la guerre pour le pétrole. Plusieurs milliers de soldatsde la coalition ne rentreront plus chez eux, tandis que d’autres sont gravement blessés ou handicapés à vie, tout comme les civils irakiens.

La musique a accompagné les manifestants tout au long du parcours et... un important service de sécurité ainsi que des hélicoptères. Il y a trois et quatre ans, avant le début de l’intervention américaine en Irak, l’Italie avait déjà - régulièrement - battu tous les records en réunissant des centaines de milliers de manifestants pour réclamer l’annulation pure et simple de ce "projet insensé".

Rappelons que l’actuel gouvernement italien, qui a envoyé en renforts près de 3.000 militaires en Irak en dépit de l’opposition de la majorité de la population, est l’un des alliés européens les plus fidèles de l’administration Bush.

Dans le centre historique de Rome, sur la Piazza Venezia, les forces de l’ordre avaient été mobilisées en masse en raison de la proximité de la résidence privée du chef du gouvernement Silvio Berlusconi. La manifestation a été organisée par les partis de la gauche italienne, les communistes du PDCI et du PRC et les Verts, avec le soutien de plusieurs mouvements d’étudiants. A quelques semaines des élections, un tel rassemblement avaient poussés les autorités de la ville à la plus grande prudence.

"L’Irak est au bord de la guerre civile. Il faut arrêter cette guerre avant qu’elle ne dégénère en conflit de civilisations. Cette guerre est une honte, la torture est une honte, Abou Ghraïb est une honte", a déclaré aux journalistes Fausto Bertinotti, secrétaire générale du Parti de refondation communiste (PRC). Mais plusieurs partis de l’opposition comme les Démocrates de gauche (DS, ex-communiste), ou La Margherita, ont refusé de se joindre à cette manifestation car elle avait omis de condamner le terrorisme en Irak.

A New York, un millier de manifestants se sont rassemblés samedi à proximité de Times Square, pour réclamer le retrait des troupes déployées en Irak. Le collectif antiguerre (ANSWER) a appelé à plus de 400 manifestations à travers les Etats-Unis.

A Londres, la police a fait état de la présence de 15.000 manifestants antiguerre, tandis que les organisateurs parlaient de 80.000 à 100.000 personnes. En Turquie, plusieurs milliers de personnes ont également défilé pour "protester contre l’occupation de l’Irak".

Des milliers de personnes ont défilé à Stockholm, ou à Athènes. Le cortège de manifestants s’est dirigé vers l’Ambassade des USA, et la police a du assurer la protection du bâtiment.

De nombreuses autres manifestations ont eu lieu un peu partout en Europe, à l’occasion de ce triste anniversaire. A Copenhague, environ 3.000 personnes ont manifesté samedi pour protester contre la présence militaire danoise en Irak et l’occupation du pays par les Etats-Unis, a-t-on appris auprès des organisateurs et de la police.

A Barcelone, environ 2.000 personnes, selon la police, et 4.000, selon les organisateurs, ont manifesté contre la guerre en Irak. A Lisbonne, ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont défilé dans le centre de la capitale portugaise derrière une banderole commune demandant "Occupants hors de l’Irak".

Un peu partout en Europe, les jeunes ont manifesté contre la "guerre américaine" qui risque de se transformer en guerre civile, voire pire, en guerre de civilisations.

Paris a brillé par son absence dans les dépêches consacrées à ces défilés pacifistes, mais la mobilisation contre le CPE n’est sans doute pas étrangère à cette "désaffection". La France étant le plus grand pourfendeur de ce conflit, dès qu’il fut revélé au monde par le trio Bush-Powell-Rumsfeld et surtout depuis le clash que les discussions "animées" entre Powell et De Villepin ont provoqué à l’ONU ce fameux 5 février 2002, est excusée pour cause de... "problèmes domestiques".

Le site de l’ONU propose un émouvant "In memoriam" où défilent des noms des victimes du sanglant attentat du 19 août 2003. Parmi ces noms, trois sont familliers aux Romains, puisque ce sont sont des anciens élèves, lauréats, du Lycée Chateaubriand. Une plaque commémorative est posée juste sous la fenêtre... de la classe dans laquelle étudie mon fils.

http://www.leblogfinance.com/2006/03/rome_des_manife.html


De : NO-WAR
dimanche 19 mars 2006
 

par Résister publié dans : Irak
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Mercredi 9 novembre 2005
L’utilisation du napalm et du phosphore blanc dans la guerre en Irak était déjà connue. Malheureusement. Ces cadavres carbonisés retrouvés  après la bataille de l’aéroport (avril 2003), les habitants de Falluja m’en avait parlé avant même de devenir des réfugiés, ces visages décharnés par le phosphore blanc ils m’en avaient parlé ensuite et les soldats américains engagés sur le champ de bataille (dans une interview à il manifesto, aussi, 25 septembre 2005) me l’avaient confirmé. Mais cette horreur, l’enquête de Rainews24 – « Falluja. La strage dimenticata » (Falluja. Le massacre oublié)- te la jette en pleine figure. Visages méconnaissables et brûlés de femmes et d’enfants inertes dans leurs habits intacts (le phosphore blanc ne consume que les cellules qui contiennent de l’eau), fragment de cette tuerie de masse reconnue même par les auteurs matériels du massacre, les soldats, qui ont témoigné devant les caméras. Pas par les mandants.

L’enquête de Rainews24 doit servir à écarter le voile d’omertà, mais elle doit surtout questionner ceux qui ont soutenu ou soutiennent encore  cette guerre avec la présence de nos troupes en Irak. Bush a non seulement déchaîné une guerre contre Saddam Hussein en l’accusant de posséder des armes de destruction de masse, en sachant bien que ce n’était pas vrai, mais il a permis que son armée utilise contre les irakiens des armes mortelles interdites par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Exactement comme l’avait fait Saddam Hussein en 1988 contre les kurdes. Bush comme Saddam, qui au moment où il a gazé les kurdes était un allié fidèle des américains. Les images de l’enquête de Rainews24 le prouvent et les intéressés le confirment : le Pentagone a admis l’utilisation du Napalm même si c’est sous la forme de Mk77 et le ministre de la défense anglais s’est justifié en soutenant qu’il ignorait que les USA l’avaient utilisé.  Du reste, quand les réfugiés de Falluja sont rentrés chez eux, les américains eux même leur ont dit de ne pas manger de légumes et d’animaux de la région  parce qu’ils étaient dangereux et leur ont recommandé de désinfecter les maisons avant d’y entrer. Celles qui étaient encore habitables, bien sûr.

Et que fait la communauté internationale ? Elle se tait. Mais on ne peut pas se taire face à une telle horreur sans devenir complices. Et nous sommes complices en restant  en Irak avec nos troupes, que nous utilisions le phosphore blanc dans les traçantes pour illuminer le ciel ou pour brûler les pauvres habitants de Falluja. Brûlés au point de  ne pas pouvoir être reconnus ni même comptés : seules 700 des milliers de victimes de Falluja ont été ensevelies avec un nom.

Est-ce ça la démocratie  exportée en Irak et dont le président irakien, kurde, Jalal Talabani, se montre satisfait ? Qui sait si pendant sa visite  en Italie –en cours- il jettera un regard sur notre télé satellitaire en entendant parler de l’Irak ? A coup sûr, il ne se laissera pas émouvoir par des images  qu’il connaît bien alors qu’il a déjà demandé aux troupes italiennes de rester. Obtenant le consentement  de notre gouvernement, mais aussi, de nouveau, un temps d’arrêt des DS. Fassino a de fait déclaré hier  qu’il est nécessaire d’adapter le calendrier du retrait des troupes à l’avancement du « processus démocratique ». Quelle démocratie, celle du phosphore blanc ?

Edition de mardi 8 novembre 2005 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/08-Novembre-2005/art4.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

par GIULIANA SGRENA publié dans : Irak
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