Samedi 3 novembre 2007
Les pressions économiques américaines sur l'Iran augmentent officiellement par l'intermédiaire des sanctions frappant les compagnies ou banques contrôlées par les Pasdaran, mais il y a aussi des mesures officieuses qui font encore plus mal à l'économie malade de l'Iran. L'une de ces mesures est l'opposition des Etats-Unis au projet de Gazoduc IPI reliant l'Iran à l'Inde via le Pakistan, baptisé le Pipeline de la Paix, qui a l'ambition de livrer 5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an à l'Inde pour une période de 25 ans commençant en 2009.

Les Américains n'ont cessé d'autoriser plusieurs fois la construction de ce gazoduc puis de l'interdire au gré des fluctuations de leurs relations houleuses avec les mollahs. L'Inde qui fait les frais de cette politique indécise des Etats-Unis repousse sans cesse plus loin la réponse exigée par Téhéran. Il faut croire que les américains ne se contentent pas des manoeuvres dilatoires des indiens et exigent que l'Inde, sixième consommatrice d'énergie dans le monde, se retire définitivement du projet IPI.

Pour calmer ses amis américains, l'Inde a fait un geste en direction des Etats-Unis en acceptant le 24 octobre d'assister aux réunions pour un projet concurrent, le TAP, le tube de 1680 Km qui doit relier le Turkménistan à l'Afghanistan puis au Pakistan, pour acheminer le gaz Turkmène jusqu'à l'Océan indien par un tube qui devait initialement être posé par la compagnie américaine Unocal, ex-employeur de Hamed Karzaï.

Le projet souffre d'un grand handicap : il ne peut être réalisé tant que l'Afghanistan sera en guerre. Cette guerre d'Afghanistan n'est d'ailleurs pas une guerre anti-burqa, mais une campagne (jusque-là ratée) pour pacifier le sol afghan et permettre la création de ce tube qui ouvre la voie vers les réserves gazières du Turkménistan évaluées à 4425 milliards de mètres cube de gaz.

Le TAP devient TAPI si l'Inde rejoint ce projet. Selon la Banque asiatique de développement (BAD) qui est l'un des nouveaux partenaires du projet, l'adhésion de l'Inde pourraient rendre le gazoduc commercialement viable. C'est en novembre 2007 que Pakistanais et Indiens se retrouveront à Islamabad pour discuter de ce projet d'une capacité de livraison annuelle de 33 milliards de mètres cubes.

À titre d'information, le Turkménistan est un poids plume à côté de l'Iran. Le gisement South Pars qui fait saliver Total a une capacité à lui seul de 2 à 4 fois supérieure à toutes les réserves connues du Turkménistan. Selon U.S. Energy Information Administration, South Pars renferme entre 7785 et 14000 milliards de mètres cube de gaz et 17000 milliards de barils de pétroles. On est loin des rumeurs de la fin des ressources fossiles.

Source : http://www.geostrategie.com/cogit_content/analyses/IranLIndesommeparlesamrica.shtml

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Dimanche 12 février 2006

07/02/2006

Négociations pour le désarmement nucléaire intégral, universel et contrôlé.

Alors que l’AIEA vient de transmettre le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l’ONU, plus de cinquante parlementaires, plus de deux cents associations internationales ou nationales d’une quarantaine de pays, et diverses personnalités parmi lesquelles le maire d’Hiroshima, ont écrit au président des Etats-Unis, au président de l’Iran et au Premier ministre d’Israël pour leur demander de résoudre la crise par la voie diplomatique, à l’exclusion de toute action militaire. Ils appellent les puissances qui détiennent des armes nucléaires à ne faire en aucun cas usage de ces armes, encore moins sous prétexte d’en empêcher la prolifération et contre des pays qui n’en possèdent pas.

Les Etats nucléaires parties au Traité de Non Prolifération -Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, France et Chine- bafouent depuis des décennies l’engagement qu’ils ont pris d’éliminer leurs propres arsenaux (article 6 du TNP). Ils sont donc mal placés pour exiger des autres Etats qu’ils respectent le leur et renoncent à fabriquer des armes nucléaires avec les moyens qu’eux-mêmes leur vendent. La crise iranienne résulte de cette double hypocrisie à laquelle la France contribue activement, d’une part en prétendant que l’arme nucléaire est indispensable à sa sécurité mais pas à celle des autres, d’autre part en exportant les technologies nucléaires qui permettent de la construire.

S’ajoutant à celle d’Irak, une guerre contre l’Iran pourrait faire de nombreuses victimes, embraser tout le Moyen-Orient, aggraver les risques de représailles terroristes et déstabiliser l’économie mondiale.

En France comme en Europe et dans le monde, les citoyens sont invités à se mobiliser pour éviter qu’à nouveau les armes nucléaires ne conduisent à la guerre et pour imposer leur abolition, c’est-à-dire l’application par toutes les parties concernées des exigences du droit international.

Ils peuvent notamment signer l’Appel international pour une solution pacifique à la crise iranienne disponible sur le site d’ACDN : http://www.acdn.net


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Appel international pour une solution pacifique à la crise iranienne


Organisé par Friends of the Earth (Australia and Flanders), Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN), IPPNW-Germany, et Mayors for Peace.

Publié le 7 février à Hiroshima, Sydney, Bruxelles, Paris, Berlin, La Haye et Genève.

CONTACTS :

Hiroshima : Hiroshima Press Club Toru Mukaikubo. +81-82-242-7821

Sydney : John Hallam, Friends of the Earth +61-2-9810-2598, 9319-4296

La Haye : Ak Malten +31-70-360-8905 ak.malten@hccnet.nl

Bruxelles : Pol D'Huyvetter, Friends of the Earth Flanders +32-9-242 87 04, pol@motherearth.org

Genève : Susi Snyder WILPF +41 22 919 7080 susi.snyder@wilpf.ch

Paris : Jean Marie Matagne, +33 6 73 50 76 61 contact@acdn.net 06 73 50 76 61

Berlin : Xanthe Hall +49-30-698 074-12, xanthe@ippnw.de


Premiers signataires en France

Jean-Marie Matagne, Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)

Arielle Denis / Pierre Villard, Mouvement de la Paix

Phillipe Brousse, Jean-Yvon Landrac, Réseau "Sortir du nucléaire" (725 associations)

Dominique Lalanne, Abolition of Nuclear Weapons/Stop Essais France

Jean-Pierre Morichaud, Le Forum Plutonium

Fabrice Flipo, Vice-président, Amis de la Terre-France

Jeanne-Henriette Louis, Quakers-France

Simone Landry & Solange Fernex, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (WILPF-France)

Roger Schenegg, Vivre entre-Deux Mers

André Bouny, D.E.F.I. Viêt-nam, président du Comité international de soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange

Miho Shimma-Cibot, Institut Hiroshima-Nagasaki (IHN)

Anick Sicart & Jacques Trélin, Appel des Cent pour la Paix

Patrick Hubert, Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)

Gérard Lévy, Commission « Paix et Désarmement », Les Verts

Xavier Renou, GREENPEACE-France

Prof. Jacques Joly, président, Association Démocratique des Français à l'Etranger (ADFE/ Français du Monde), section du Japon de l'Ouest

Jean Yves Chetail, Arts, Cultures et Humanités

Patrick Chapus, ASPCVS

Gérard Onesta, député européen, Vice-président du Parlement Européen

Roland Jourdain, navigateur

José Bové, porte-parole de Via Campesina

François Dufour, ancien porte-parole de la Confédaration Paysanne

Guy Nicolai, Directeur technique, VAE BTS-GPN

Pierre Coulomb, ingénieur ECL, administrateur CRIIRAD,

Pr. Yvon Journet, Université de Versailles

René Wadlow, éditeur, Transnational-Perspectives, France

André Larivière, permanent du Réseau « Sortir du nucléaire »

Roland Desbordes, enseignant retraité

Hervé Desplat, ancien militaire et vétéran de la 1e guerre du Golfe

Hervé Loquais, ingénieur Arts et Métiers…

Stéphane Lhomme, Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"
... Et de nombreux autres citoyens.


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